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Bains

Haute-Loire · Auvergne-Rhône-Alpes

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La commune et son patrimoine religieux

Histoire de Bains

Bains, commune de la Haute-Loire en Auvergne-Rhône-Alpes, est traversée par la voie Bolène, voie romaine venant de Lyon pour rejoindre Rodez en passant par Saint-Paulien et Javols. Elle arrive du nord par Saint-Paulien et contourne Montbonnet, poursuivant ensuite en ligne droite au pied du mont Devès en direction du Bouchet-Saint-Nicolas. Une borne milliaire trouvée avant 1824 au château de Montbonne confirme ce tracé. Sur la hauteur de Montbonnet s'élevait une tour d'âge indéterminé, peut-être à l'origine en bois, rasée en 1632. En 1227, Pons de Bains, chevalier issu de la famille De Saunier et seigneur du lieu, reconnaît la suzeraineté de l'évêque du Puy. En 1580, le château est rasé en représailles d'un crime commis par Louis, Antoine et Pons de La Tour de Bains ; reconstruit plus simplement, il passe à la famille Monteyremard en 1648, puis en 1692 à Antoine de Bellidentis de Landes, dans laquelle il reste jusqu'à la Révolution. Bains se trouve sur la via Podiensis du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, en étape après Saint-Christophe-sur-Dolaizon, la commune suivante étant Saint-Privat-d'Allier.

Toponymie de Bains

Les anciennes mentions du lieu jalonnent les siècles : In pago Vallaico, in villa quæ dicitur Bintis en 985, Ecclesia de Bains en 1105, Oppidum Ebais au XIIe siècle, Bais en 1217, Castrum d'Esbais en 1267, Ebayns en 1329, Apud Esbayns en 1333, Bayns en 1335, Prioratus S. Fidis de Bains, ord. Conchiensis en 1394, Prioratus de Balneis en 1471, puis Baings en 1571.

Patrimoine religieux à Bains

L'église paroissiale Sainte-Foy, bâtie au XIIe siècle, présente un portail surmonté d'un arc à voussure polylobée, un enfeu latéral côté sud et des traces d'un titre seigneurial. À l'intérieur se trouvent une cuve baptismale et une pietà. Primitivement dédiée à saint Martial, l'église passa vers 1105 sous le vocable de Sainte-Foy, dépendant ainsi de Conques jusqu'en 1613. Sur la hauteur de Montbonnet subsiste la chapelle Saint-Roch, datant à l'origine du Xe siècle et remaniée à plusieurs périodes. L'oratoire primitif fut construit par la famille de Montlaur, dont les armoiries figurent sur la clé de voûte ; saint Bonnet en fut le premier patron, et l'on y honora aussi sainte Bonnette d'Alvier, dont les statues figurent dans la chapelle. L'édifice fut ensuite dédié à saint Roch, lors de l'extension du culte de ce saint, devenu patron des pèlerins. Le chœur, voûté d'ogive, possède un chevet plat avec en clé les armes des Montlaur. Un cimetière, un puits et un logement d'accueil, aujourd'hui disparus, jouxtaient cette chapelle érigée en bordure de la voie suivie par les Jacquets. Le lieu-dit Chantoin abrite la commanderie de Chantoin, ancienne possession de l'ordre du Temple, passée à l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem au XIVe siècle ; on y trouvait trois fermes dépendant de la commanderie de Devesset, au sein du grand prieuré d'Auvergne. La croix de Bains, derrière l'église Sainte-Foy, et la croix de Ramourouscoule sont inscrites monument historique en 1930.

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