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Gerbéviller

Meurthe-et-Moselle · Grand Est

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La commune et son patrimoine religieux

Histoire de Gerbéviller

Commune de Meurthe-et-Moselle, en région Grand Est, Gerbéviller compte 1 321 habitants. Différentes découvertes archéologiques démontrent que le territoire est habité au moins depuis l'époque gallo-romaine. En 1848, sur les bords de la Mortagne, fut mis au jour le « trésor de Gerbéviller », ensemble d'objets en bronze datant de l'âge du bronze, dont une partie est aujourd'hui au musée d'Épinal. Selon Dom Calmet, la seigneurie aurait d'abord appartenu aux comtes de Querford, qui auraient construit le premier château en 1128. Une charte de 1186 de Pierre de Brixey, évêque de Toul, mentionne une transaction au palais de Gerbéviller. En 1265, le duc Ferry III confirme aux bourgeois le droit ou loi de Beaumont, faisant de Gerbéviller une « ville franche ». En 1621, le duc Henri II érige la terre en marquisat à la demande du comte de Tornielle. En 1750, Camille de Lambertye fait construire par Germain Boffrand un nouveau château, détruit en 1914. Le 24 août 1914, lors de la bataille de Gerbéviller, la ville est livrée au pillage et à l'incendie par les troupes du 69e régiment d'infanterie allemand ; seul le quartier de l'hospice, dirigé par Sœur Julie, échappe à la destruction. La ville sera surnommée « Gerbéviller-la-Martyre » et décorée de la croix de guerre 1914-1918 avec Légion d'honneur le 23 juillet 1930.

Toponymie de Gerbéviller

Les attestations les plus anciennes sont données par le « DicoTopo » : Otto de Gislebertvillers en 1092, G de Gislibertivillare en 1129. Henri Lepage relève ensuite Gilberviller (1135), Gilebertviller (1274), Girberviller (1397), puis Gerbéviller en 1793. Pour Ernest Nègre, le toponyme se serait formé sur la base d'un nom de personne germanique, et Martina Pitz confirme avec le nom Gislebert. Gerbéviller se prononce Gerbiélè ou Gerbiélé en lorrain-roman. Une tradition attribue le nom à saint Mansuy, apôtre des Leuques et évêque de Toul, qui aurait accompli ici le miracle du décuplement des gerbes ; les travaux toponymiques du XXe siècle ont démenti cette tradition.

Patrimoine religieux à Gerbéviller

Le patrimoine religieux de la commune comprend la tour de l'ancienne église Saint-Pierre, mutilée lors de la Première Guerre mondiale, et l'église Saint-Pierre-et-Saint-Sylvestre de style néo-gothique, construite en 1858 et reconstruite en 1920, dotée d'un orgue Cavaillé-Coll de 1865. L'ancien couvent des Carmes, fondé en 1618 par Charles-Emmanuel de Tornielle, abrite la chapelle dite « Palatine » dépendant du château, classée depuis 1986 ; son orgue Cavaillé-Coll de 1865, vendu en 1909, se trouve désormais à l'église Saint-Maurice de Bécon à Courbevoie. La chapelle palatine fut reconstruite par le marquis Marie-Charles-Auguste-Ernest de Lambertye, camérier d'honneur des papes Pie IX et Léon XIII, dans l'intention d'offrir une solution d'exil au pape Pie IX ; les travaux commencèrent en 1860 et l'édifice fut consacré en 1865. Le patrimoine inclut également la chapelle-oratoire Notre-Dame-de-Grandrupt, lieu de pèlerinage, la chapelle de la maison de retraite Sœur-Julie et la chapelle de cimetière. Dès 1189, il existait à Gerbéviller un prieuré de l'ordre de Saint-Benoît dépendant de l'abbaye de Saint-Urbain, dont relevaient les cures de Bezange-la-Grande, Lanfroicourt, Mulcey et Guermange.

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