Bords
Charente-Maritime · Nouvelle-Aquitaine
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La commune et son patrimoine religieux
Histoire de Bords
Bords, commune de Charente-Maritime en Nouvelle-Aquitaine Selon René Primevère Lesson, le territoire était un point de communication entre la route gauloise, puis gallo-romaine, reliant Saint-Coutant-le-Grand à Pont-l'Abbé-d'Arnoult. À l'Antiquité, une chaussée gallo-romaine venait du Nord en direction probablement des ports du Promontorium Santonum, des rives de la Seudre et de Tamnum (Talmont) sur l'estuaire de la Gironde. Au sud du moulin de la Népontière, des substructions antiques correspondantes aux vestiges d'un vicus ont été signalées dans la première moitié du XIXe siècle par Nicolas Moreau. La mise au jour en 1839 de deux bassins, vestiges de thermes appartenant à une villa romaine, complète cette découverte.
Des sépultures de l'époque mérovingienne (VIe siècle / VIIIe siècle) ont été découvertes à proximité de l'église Saint-Vivien. C'est probablement à cette période que la paroisse de Bords fut créée. À partir de la deuxième moitié du IXe siècle, le territoire est le théâtre de raids Vikings qui remontent la Charente et la Boutonne, pillent Saintes en 863 et incendient l'abbaye bénédictine de Saint-Jean-d'Angély en 865. Les Vikings débarquent à Port-La Pierre en 876 avant d'être défaits lors d'une dernière bataille. En 1686, Charles de Courbon, comte de Blénac, achète la seigneurie de Bords et d'Archingeay ainsi que la baronnie de Champdolent pour 50 000 livres.
Toponymie de Bords
Plusieurs hypothèses expliquent l'origine du nom : du mot pré-latin Borna (« trou, source »), d'origine gauloise ; du celte Bord signifiant maison, habitation, qui a donné en français borderie ; de l'indo-européen Bhereg signifiant colline, tumulus ; de l'ancien français Bourde, signifiant frontière, que l'on retrouve dans l'anglais Border, le traité de Paris (1259) faisant de la Charente une frontière entre Capétiens et Plantagenêts ; du gaulois Bour ou du celte Bor signifiant eau. La toponymie apparaît sous diverses formes : Bords, Bord, Bors, Borre, Bore, Saint-Vivien de Bors, Saint Vivien des Bords. En 1817, dans le Dictionnaire des postes aux lettres du royaume de France, la commune est mentionnée sous le nom de Saint-Vivien-de-Bors.
Patrimoine religieux à Bords
L'église Saint-Vivien de Bords est de style roman saintongeais, avec une abside à contreforts-colonnes. À l'intérieur, on observe des chapiteaux à masques humains. Elle est classée aux Monuments Historiques par arrêté du 5 décembre 1984. Marie Gabrielle de Culant (1716-1773) et René IV Alexandre de Culant (1717-1788) y furent baptisés. Une maladrerie aurait été fondée en 1141 par Aliénor d'Aquitaine sur l'emplacement actuel du village de L'Hôpiteau ; rien n'en subsiste. Cet hospice tenu initialement par les Templiers recevait les pèlerins des pays de l'Ouest en route pour Saint-Jacques-de-Compostelle, qui passaient la Charente à cet endroit. Les pèlerins pouvaient y recevoir une aide financière via l'acceptation de lettres de change, les Templiers faisant déjà office de banque.
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