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Viuz-la-Chiésaz

Haute-Savoie · Auvergne-Rhône-Alpes

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La commune et son patrimoine religieux

Histoire de Viuz-la-Chiésaz

Viuz-la-Chiésaz est une commune de Haute-Savoie, en Auvergne-Rhône-Alpes, qui compte 1 304 habitants. Le toponyme « Viuz-la-Chiésaz » est composé de deux mots Viuz, qui provient du nom latin vicus désignant une petite agglomération à l'époque romaine, et de la-Chiésaz, qui dérive du latin, et désigne « une maison ou une petite exploitation agricole ». On trouve au cours de l'histoire les mentions et formes suivantes: en 1275, le prieur de Vyu versus Albiez vers 1344.

La voie romaine pénétrait sur le territoire communal par le hameau de Lavy et le quittait, au sud, par les Rippes. On peut apercevoir depuis le Semnoz, dans les temps de sécheresse, une bande roussie ou blanchâtre, selon qu’elle traverse les champs ou les prés tracée presque en droite ligne du nord au midi, longeant à peu de distance l’ancienne route d’Annecy. On ne sait pas si elle rejoignait les Bauges ou Chambéry. Au hameau de la Ravoire existait une villa gallo-romaine. La rectification du tracé de la route en 1865, puis d’autres travaux entrepris par la suite, permirent de retrouver la trace d’une villa romaine ainsi que divers objets. À proximité se trouvait une nécropole attribuée aux Burgondes.

Au Moyen Âge, Viuz relevait du mandement d'Alby. Des archives attestent l’existence en 1337 et 1452 d’un prieuré d’obédience clunisienne dédié à saint Jean Baptiste à La Chiésaz (qui signifie l’église dans le dialecte savoyard). Laissé à l’abandon, il fut détruit à la Révolution. Seul vestige de ce prieuré au hameau de La Chiésaz: un bénitier incorporé dans un mur. La Chiésaz a été rattachée à la paroisse de Viuz au moment du Concordat, sous Napoléon. Maison forte d’Orlyer: jusqu’au XVIIIe siècle, au sud-ouest du village au lieu-dit Grand Maison se dressait la maison forte de la famille D’Orlyé.

Il ne reste que quelques pierres gravées à leurs armes incorporées dans des constructions nouvelles (grand maison, mairie). Les membres de la famille d’Orlyé ont choisi pour leur sépulture l’église de l’abbaye d’Hautecombe. Jacques d’Orlyé, entré chez les dominicains d’Annecy en 1445, sous le nom de père Guillaume, finit sa vie en ermite dans une grotte près d’Allèves. Les biens ont été vendus principalement aux habitants de la commune dans les années 1828 à 1833. La maison forte de Barreau: propriété privée, située au sud du village au hameau de barreau, certaines parties datent du XIIIe siècle. En ce temps-là, le noble Fenouillet épousa Suzanne de Gruffy, elle apporta en dot cette maison.

Morts sans héritier, ils lèguent leurs biens à sa sœur, épouse Portier de Bellair en 1651. Cette bâtisse abrite encore une chapelle. Au début du XXe siècle, une aile est rajoutée à cette bâtisse. Lors de la guerre de 1870, les Viulans rejoignent la Brigade de Savoie.

Patrimoine religieux à Viuz-la-Chiésaz

Église placée sous le patronage de saint Étienne. Le nouvel édifice, de style néoroman, est construit entre 1833 et 1834. Elle apparaît en 1365 dans les archives du diocèse de Genève de style roman. L’église de style néo-roman, dédiée à saint Étienne, a été construite en 1833/1834 par l’architecte Ruphy fils.

Devenue trop petite l’architecte Raillon la redessine en 1903 après avoir déplacé le cimetière. Superficie intérieure actuelle: de longueur sur de largeur et de hauteur de haut. Elle a été restaurée de 1986 à 1988. Son clocher construit en 1864 porte les 2 cloches fabriquées en 1851 par Claude Paccard, elles pèsent respectivement et.

Selon une légende, lors de la Révolution, les habitants auraient caché la cloche de l’église dans un marais pour qu’elle ne soit pas fondue à des fins militaires. Mais ils n’ont jamais réussi à la retirer du marais, et la légende dit qu’un glas retentit parfois près du marais où la cloche serait toujours présente. On dit aussi que des habitants de la commune lors de la fabrication des cloches actuelles ont apporté de l’or pour qu’elles aient un son plus clair. En 1867, le bâtiment est achevé.

Il permet de faire l’école aux enfants des deux sexes, d’avoir des logements pour les instituteurs et un local approprié pour la mairie. En 1976, la commune dispose d’une école élémentaire de trois classes, d’une maternelle et d’une cantine de 60 couverts. En 1984-85, le conseil municipal fait aménager une classe élémentaire à l’étage à la place des appartements de fonction des instituteurs et une nouvelle classe de maternelle qui accueille les 4-5 ans.

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