Campan
Hautes-Pyrénées · Occitanie
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La commune et son patrimoine religieux
Histoire de Campan
Campan, commune des Hautes-Pyrénées en Occitanie, occupe la vallée du Haut Adour, théâtre d'une longue histoire documentée depuis l'Antiquité. En 28, la tribu des Campon est battue par le général romain Valérius Messala près de Payolle, ouvrant cinq siècles de Pax Romana sur la vallée. La Bigorre commence à être évangélisée vers l'an 350, et la première église de la vallée de Campan est construite à Beaudéan.
Les Wisigoths s'installent en Bigorre dès 412. En 733, des restes de l'armée arabe repoussée à Poitiers par Charles Martel arrivent à Campan ; les survivants sont installés sur la rive droite de l'Adour, à l'origine du quartier des Cagots. En 1360, la Bigorre devient anglaise à la suite du traité de Brétigny, jusqu'en 1368. En 1429, Campan est reconnu comme « lieu » et envoie deux représentants aux états de Bigorre. En 1568, la tentative de conquête de la Bigorre par le protestant Montgomery n'atteint pas Campan, mais les murs du Castet sont relevés. Les épidémies de peste de 1588-1589 puis de 1653 frappent durement la vallée. En 1607, Campan est rattaché à la Couronne comme bien patrimonial. En 1694, un incendie ravage soixante-dix maisons, la halle et l'église du bourg.
Toponymie de Campan
Le nom est attesté sous la forme Campaa en 1285, puis sous la forme latine Campano en 1300, 1342 et 1379, forme masculine du latin campania, « plaine, terrain découvert ». L'étymologie n'est pas définie : certains y voient un dérivé du peuple des Compani, d'autres l'installation d'un camp romain, d'autres encore une déformation du latin campana, « petite cloche », hypothèse soutenue par les trois cloches du blason communal. Les habitants sont appelés les Campanois.
Patrimoine religieux à Campan
L'église Saint-Jean-Baptiste de Campan a été construite au XVIe siècle et consacrée en 1548. Détruite par l'incendie de 1694, elle fut reconstruite par les Cagots, charpentiers de métier. Inscrite aux monuments historiques depuis 1972, elle contient un retable de style baroque installé en 1700, œuvre de l'école des frères Ferrère d'Asté, ainsi qu'une ébauche de cloître au sud. Dans la nef, une chapelle séparée correspond à l'espace autrefois imposé aux Cagots, avec un bénitier qui leur était réservé.
L'église Notre-Dame-de-l'Assomption de Sainte-Marie-de-Campan, inscrite aux monuments historiques depuis 1989, présente un clocher carré adossé à une nef unique et une décoration intérieure qui fait la part belle au bois. Son porche extérieur, sur le côté sud, est composé de sept arcades de plein cintre en marbre. S'y ajoutent l'église Saint-Vincent-de-Paul de la Séoube et l'église Saint-Michel de Gripp.
Plusieurs chapelles complètent ce patrimoine : la chapelle Saint-Joseph de Nabaillet, la chapelle Saint-Roch de Campan, la chapelle Saint-Roch de Sainte-Marie de Campan et la chapelle Saint-Joseph de l'Espiadet. La tradition rapporte qu'autour de 1580, les Cagots avaient édifié une chapelle Saint-Sébastien au lieu-dit le Pré de Ferrand. Lors de l'épidémie de peste de 1588-1589, les dévotions des habitants auprès de Notre-Dame de Médous, à la suite des ordres de Liloye — jeune femme à qui la Vierge serait apparue — auraient permis d'arrêter le fléau.
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