Saint-Ségal
Finistère · Bretagne
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La commune et son patrimoine religieux
Histoire de Saint-Ségal
Saint-Ségal, commune du Finistère en Bretagne peuplée d'environ 1 140 habitants, doit son nom à saint Sengar, un saint irlandais peu connu. Le territoire fut un carrefour de voies romaines, notamment celle reliant Vorgium à la presqu'île de Crozon, dont témoigne la borne milliaire d'Ar-Groas-Ven, ancienne stèle christianisée au Moyen Âge. Des traces d'un camp romain ont été identifiées au nord du bourg sur le plateau du Drénit.
Au Moyen Âge, Saint-Ségal est issue du démembrement de la paroisse de l'Armorique primitive de Pleyben, dont elle dépendait jusqu'au XVIe siècle. La christianisation de la borne milliaire serait liée au passage de pèlerins se rendant à Saint-Jacques-de-Compostelle. L'enceinte médiévale sub-circulaire de Kerascoët remonterait au XIe siècle, et les terres du Goulid auraient été mises en valeur par les moines de l'abbaye de Landévennec, qui conservèrent plusieurs fermes jusqu'au XVIIIe siècle.
Le 16 juin 1795, durant la Révolution française, des chouans dirigés par Georges Cadoudal et venus de Locoal-Mendon pillent la poudrerie de Pont-de-Buis et assassinent sur le chemin du retour le recteur constitutionnel de Saint-Ségal. L'ancienne chapelle de Saint-They fut détruite à la suite de la Révolution.
Toponymie de Saint-Ségal
Saint-Ségal était dénommé Sanctus Severinus ou Seint Sengar vers 1330, Seint Sengar en 1368, puis Sainct Segal en 1535. Le nom proviendrait de saint Sengar, un saint irlandais peu connu, peut-être à rapprocher de saint Senan.
Patrimoine religieux à Saint-Ségal
L'église paroissiale Saint-Séverin, dédiée à saint Séverin, est de style néoroman ; elle a été édifiée en 1896-1897 par l'architecte Armand Gassis en remplacement d'une église datant du XVIe siècle. Le calvaire de la place de l'Église l'accompagne. Saint Séverin aurait été substitué à saint Sengar, le saint irlandais qui était le saint patron originel de la paroisse.
La chapelle Saint-Sébastien, dans son enclos paroissial, date du XVIe siècle, avec une sacristie octogonale de 1742. Construite en kersanton et pierres de Logonna à l'initiative d'Yves Coquet, recteur de Pleyben entre 1694 et 1720, elle abrite deux retables du début du XVIIIe siècle (le retable du maître-autel datant des environs de 1710), une chaire à prêcher, une poutre de gloire portant une crucifixion, des sablières et blochets provenant de l'atelier du maître de Pleyben (dernier quart du XVIe siècle), ainsi que des statues anciennes dont une Vierge à la Démone. Sur le portail extérieur de l'enclos est représenté le martyre de saint Sébastien. Six pardons annuels y étaient célébrés, dont ceux de la Saint-Sébastien et de la Saint-Fabien en janvier, attirant de nombreux pèlerins venant en bateau par l'Aulne.
Le calvaire de la chapelle Saint-Sébastien, en kersanton et pierre de Logonna, date de 1541-1544 et est accompagné de son échalier. Le calvaire du bourg, attribué à l'atelier Prigent et à Roland Doré, remonte aux environs de 1550 et 1630. La commune conserve par ailleurs huit croix et calvaires. La fontaine de Saint-They à Lanvélé est dédiée à saint They, qui aurait été un disciple de saint Guénolé à l'abbaye de Landévennec.
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