Came
Pyrénées-Atlantiques · Nouvelle-Aquitaine
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La commune et son patrimoine religieux
Histoire de Came
Came est une commune des Pyrénées-Atlantiques, en Nouvelle-Aquitaine, qui compte 1 013 habitants. Selon Paul Raymond, Came fut fondée au milieu du XIIe siècle. La commune formait avec Sames et Saint-Pé-de-Léren une baronnie dépendant du château de Dax, et relevait du puissant duc de Gramont, son voisin. Ce seigneur y entretenait un pavillon de chasse aujourd'hui disparu, dont il subsiste des traces. C'est dans ce château que venait se réfugier l'été la reine d'Espagne Marie-Anne de Neubourg, exilée à Bayonne ; les seigneurs locaux y venaient lui présenter leurs hommages.
En 1790, Came fut le chef-lieu d'un canton comprenant les communes d'Arancou, Came, Bergouey, Sames et Viellenave. Jean-Baptiste Orpustan relève deux mentions de Came en 1304 puis 1349 parmi des listes de paroisses payant franchise au pouvoir royal navarrais. Eugène Goyheneche note que, pour la fin du Moyen Âge et « du fait du pouvoir des Gramont », la situation d'un certain nombre de paroisses voisines de Bidache – dont Came – est « ambigüe ». Sous l'Ancien Régime, Came est une paroisse gasconne, tant pour la coutume qui y régit le droit civil que pour la fiscalité, mais faisant partie du duché de Gramont, où elle succède à Guiche comme siège de la cour de la petite sénéchaussée de Came.
Le quartier de la Ferrerie (ou la Herrerie, ou la Ferrière), sur la rive gauche de la Bidouze, constitue un cas particulier : bien qu'il appartienne à la paroisse française de Came, il est situé en Navarre. Au XVIIIe siècle, en un bâtiment dit « la Grand'Maison », siège une juridiction décrite comme l'auditoire de la cour sénéchale par Jacques Robert.
Toponymie de Came
Le toponyme Came apparaît sous les formes Acamer ou Acamar (1072-1105), Camer (1193, cartulaire de Bayonne), Sanctus-Martinus de Camer (XIIe siècle, cartulaire de Sorde), Cammes (1463, aveux de Languedoc), Cama (notaires de Pau) et Camme (1650, carte du Gouvernement Général de Guienne et Guascogne et Pays circonvoisins). Le nom basque de Came est Akamarre, normalisé par l'Académie de la langue basque le 19 décembre 2003. Le gentilé correspondant est akamartar, normalisé lui aussi le 19 décembre 2003. Son nom gascon actuel est Came.
Patrimoine religieux à Came
L'attestation Sanctus-Martinus de Camer, relevée au XIIe siècle dans le cartulaire de Sorde, place très tôt la paroisse sous le vocable de saint Martin. L'église Saint-Martin conserve les sépultures des familles Dulom et Morel, magistrats du duc de Gramont, ainsi que de la très ancienne famille de Villamayan, descendante des seigneurs caviers d'Orist et dont le dernier représentant fut employé de la ferme générale. L'édifice recèle un ensemble de cinq verrières et diverses pièces de mobilier inventoriées par le ministère de la Culture.
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