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La Noë-Blanche

Ille-et-Vilaine · Bretagne

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La commune et son patrimoine religieux

Histoire de La Noë-Blanche

Au XVIIe siècle, une petite chapelle existait dans la paroisse de Messac, près du village de Couasgrommé. En bon état et équipée pour célébrer la messe, elle n'était pas utilisée faute de revenus pour payer un chapelain. En 1675, un prêtre du village, René Guibert, décida de remédier à cette situation afin de faciliter la pratique religieuse des habitants éloignés de l'église paroissiale. Il fonda une messe basse tous les dimanches et une messe annuelle pour la fête de la Visitation de la Vierge, assorties de prières pour lui-même, ses parents et ses amis défunts. Pour financer cette fondation, il attribua une rente annuelle de 27 livres, garantie par deux terres appelées « Nos Blanches » et « les Cassouères ». Le 4 septembre 1675, la chapelle fut officiellement érigée en bénéfice perpétuel, et René Guibert fut autorisé à en assurer lui-même le service.

Sous l'Ancien Régime, La Noë-Blanche était une trève de Messac. Elle fut érigée en paroisse le 19 août 1847, puis devint dès 1852 une commune indépendante par démembrement de Messac, dont elle était éloignée de 7 à 11 kilomètres. Selon le journal La Croix, en 1913, le vicaire-instituteur faisait la classe à 70 enfants.

Toponymie de La Noë-Blanche

Le nom de la localité est attesté sous la forme La Noë-Blanche en 1852. Le toponyme est issu du gallo noe, noue, no, « prairie marécageuse, marais », d'origine gauloise : le gaulois *nauda aurait signifié « terrain encaissé, un lieu humide », éventuellement « prairie inondable ». Selon la tradition rapportée, La Noë-Blanche tire son nom d'une fleur blanche qui surgissait au printemps dans les marécages. En gallo, le nom de la commune est La Nôe-Bllanche. La forme bretonne normalisée donnée par l'Office public de la langue bretonne est Ar Wazh-Wenn (« le ruisseau blanc ou pur »).

Patrimoine religieux à La Noë-Blanche

Le patrimoine religieux de La Noë-Blanche s'enracine dans la chapelle érigée en bénéfice perpétuel le 4 septembre 1675, fondée par le prêtre René Guibert dans l'ancienne paroisse de Messac, avec une messe basse dominicale et une messe annuelle pour la fête de la Visitation de la Vierge. Cette desserte locale fut élevée au rang de paroisse le 19 août 1847, avant que la section ne devienne commune distincte en 1852. La voie romaine reliant Condate Riedonum (Rennes) à Portus Namnetum (Nantes) passait par le bourg actuel, témoignant d'une implantation ancienne le long de cet axe.

Saints liés à La Noë-Blanche

Thomas II Le Roy, évêque fidèle du pape Adrien VI, naît à Tréhel, un hameau de la commune. Il a vécu au cours du XVIe siècle. Rallié à la paroisse de Dol-de-Bretagne, il fut nommé procureur des Lettres apostoliques, abréviateur des archives de la Cour romaine et clerc du collège des cardinaux à Rome.

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