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Gouarec

Côtes-d'Armor · Bretagne

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La commune et son patrimoine religieux

Histoire de Gouarec

Gouarec est une commune de Côtes-d'Armor, en Bretagne, qui compte 957 habitants. Le nom de la localité est attesté sous les formes Guouarec en 1184, Goarec en 1254, Gouerec en 1280, Goarec en 1373, Gouarec en 1395, Sainct Gilles de Goarec en 1670. Le nom de la commune provient selon les sources les plus répandues du mot gwareg qui signifie « arc », « arcade » ou encore « courbe » en langue bretonne, désignant ici l'arc décrit par la rivière du Blavet sur la commune Une interprétation différente, moins citée, est proposée par Jean-Marie Ploneis qui perçoit dans Gwareg l'adjectif gallois gwaredog.

Ce terme signifie « rédempteur » ou « protecteur » et pourrait être une allusion au château disparu des Rohan.

La voie romaine de Condate (Rennes) à Vorgium (Carhaix) passait par Mûr-de-Bretagne, Kergoff, la chapelle Saint-Golven en Caurel, Kervégan, la chapelle Notre-Dame-des-Champs, l'église de Saint-Gelven, la lande de Lan-Izelan [Lan-Uvelan] (où la voie a été retrouvée sur plus d'un kilomètre) et la colline de la Voie Blanche, puis par Stang-er-Mel (en Gouarec) et Kerlan (en Canihuel), où se dresse encore, au centre du village, une borne milliaire anépigraphe, surmontée d'une petite croix. Une villa romaine datée du de notre ère, située à proximité du presbytère de Gouarec, fut fouillée en 2008; elle comprenait huit pièces disposées de manière symétriques autour de deux couloirs orthogonaux. La ville était reliée par une voie romaine avec Saint-Brieuc. Près de la chapelle Saint Gilles, on a découvert des substructions et un canal (sans doute un aqueduc) construit avec soin, d'époque romaine. Des pièces romaines furent aussi trouvées lors de la construction du Canal de Nantes à Brest., Bulletin archéologique de l'Association bretonne, 1891). Une citadelle ruinée (située en Plélauff) datant peut-être du, plus probablement du ou du, domine Gouarec (elle est située sur une hauteur dominant la rive droite du Blavet en aval du bourg); elle a été fouillée au par Hervé de Keranflec'h, comte de Keranflec'h-Kernezne, qui y trouva des restes de murs ayant d'épaisseur. Des fouilles illégales ont malheureusement endommagé le site.

Gouarec est mentionnée dès le: en 1187 Alain, vicomte de Rohan, donne aux cisterciens de l'abbaye de Bon-Repos un territoire au bord du Blavet pour y établir des pêcheries, des écluses et des moulins. Le bourg est édifié autour du château médiéval des Rohan. Un couvent de Templiers aurait existé près de la chapelle Saint-Gilles. Selon un aveu de 1471 la châtellenie de Gouarec, un des trois membres de la vicomté de Rohan, « s'étendait sur treize paroisses ou trèves: Plouray, Mellionec, Plouguernével, Saint-Gilles, Gouarec, Plélauf, Lescouët, Penret ou Perret, Sainte-Brigitte, Silfiac, Cléguérec (partie nord), Saint-Aignan, Saint-Caradec, Trégomel. La résidence seigneuriale, dans cette châtellenie, était le château de Penret, aussi appelé le château des Salles, en Sainte-Brigitte ». de la paroisse de Plouguernével et de ses trèves (Bonen, Locmaria, Saint-Gilles [Gouarec]) datant de 1787. Gouarec, sous le nom de Saint-Gilles, était une trève de Plouguernével. Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Gouarec en 1778

Avant la Révolution française Gouarec, dénommé Saint-Gilles-Goarec, n'est qu'un hameau dépendant de Plouguernével situé au confluent du Blavet et du Doré; mais ce hameau a toutefois une certaine importance en raison de sa situation et des foires qui s'y tiennent grâce à sa halle; à proximité se trouvent trois édifices imposants: la chapelle Saint-Gilles, la chapelle Notre-Dame de la Fosse et le pavillon des Rohan, pavillon de chasse, mais aussi siège de justice dépendant de la juridiction de Corlay, les seigneurs de Rohan y ayant droit de haute, moyenne et basse justice et conservant certains droits féodaux, par exemple sur la lande de Gouarec, jusqu'à la Révolution française. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Gouarec en 1843 En 1849, 14 foires étaient organisées chaque année à Gouarec, bien que le préfet des Côtes-du-Nord ait écrit en 1837: « Ces foires sont en trop grand nombre. Il en résulte un déplacement trop souvent répété des habitants des communes voisines qui pour la plupart n'ont rien à y faire et qui ne s'y rendent que pour boire dans les cabarets. Il serait bien qu'elles fussent réduites: on y ferait les mêmes affaires et il y aurait un bénéfice réel pour l'agriculture ». Joachim Gaultier du Mottay écrit en 1862 que Gouarec dispose d'une école de garçons ayant 41 élèves et d'une école de filles en ayant 43, celle-ci disposant d'un pensionnat. Il précise aussi que son « territoire [est] très accidenté, à l'exception de la partie ouest, qui est assez unie » et que le sol schisto-argileux est d'assez bonne qualité » et qu' « environ 1/6e de la contenance est en prés donnant d'excellents produits; 1/6e reste en landes peu susceptibles d'être mises en culture »; il ajoute que le bourg « est sans importance, quoique bien situé » et que « l'établissement des Sœurs hospitalières et institutrices de Saint-Augustin, fondé vers 1825 [en fait le 18 août 1825], (.) est très florissant ». Ces religieuses font construire les années suivantes une maison d'habitation et une chapelle en bordure du chemin qui monte à Saint-Gilles.

Le monument aux morts de Gouarec fait état de morts pour la France, dont (Alexis Harnay) est disparu en mer; 3 (Claude Bernard, Mathurin Jouan et Jean Rouxel) sont morts en Belgique; la plupart des autres sont morts sur le sol français. L'électrification du bourg de Gouarec est achevée le 15 novembre 1931.

Patrimoine religieux à Gouarec

Les Halles construites au étaient tout d'abord la propriété du Duc de Rohan. En 1851, la commune s'en rendit propriétaire et le de chaque mois se déroulera sous ses arcades une foire. La commune perçut de ce fait un droit d'étalage de la part des commerçants participant à ce marché. Le marché ouvert a été transformé en salle des fêtes. Des travaux terminés fin 2013 ont permis de dégager les arches de la halle et de lui redonner son aspect d'antan.

Ancien rendez-vous de chasse, il servait également à rendre la justice. Construit en schiste et granite, la façade est inscrite aux Monuments historiques. Restauré récemment, le pavillon de Rohan est orné sur sa façade du blason de la Maison de Rohan avec les macles « symbole d'une pierre métallifère » exploitée dans la région et transformée notamment aux « Forges des Salles », un site unique créé pour la transformation du métal. Le pavillon de Rohan a connu de nombreux locataires. L'un des plus originaux était un photographe hollandais qui y avait installé son laboratoire photographique.

L'instabilité de la fourniture de courant électrique néfaste au bon fonctionnement de la machine de développement l'a découragé. Le pavillon de Rohan abrite l'association franco-anglaise [http://www.aikb.fr/ AIKB] (Association Intégration Kreiz Breizh) dont le but est d'aider l'intégration des habitants anglophones dans la région. En plus, l'Association gère le Point Info Tourisme de la ville. Dans les étages, des salles accueillent des expositions temporaires de peintures, sculptures et photographies.

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