Loudes
Haute-Loire · Auvergne-Rhône-Alpes
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La commune et son patrimoine religieux
Histoire de Loudes
Loudes est une commune de Haute-Loire, en Auvergne-Rhône-Alpes, qui compte 946 habitants. Loudes (Lode en 1087) serait issu du patois Louda dérivé du gaulois Lut qui signifie « terrain marécageux ». Cette hypothèse semble plausible car de nombreuses ruisseaux se trouvent aux alentours du bourg. Loudes se compose alors du même radical Lut- que Lutèce, Ludesse, Lodève, etc.
Civeyrac procéderait du nom de personne latin Severus, suivi du suffixe -acum, d'où le sens global de « domaine de Severus », Collange (Collangis en 1187) est peut-être issu du patois Coll'ange « habitation sur la colline », Coubladour (Coblador en 1234) est peut-être issu du patois Coble et du suffixe -ador au sens global de « forteresse des mulets », Lanthenas (Lentenas en 1314) est issu de l'anthroponyme gaulois Lentenus, suivi du suffixe -ate de même origine et signifie « Terres de Lentenus »; Lestrade (Strada en 1453) représente l’occitan estrada « grande route », avec dans ce cas, l’agglutination de l’article défini; Mestrenac (Mastrenac en 1342) viendrait du latin Magister avec le suffixe -acum « domaine du Maître »; Pouzols viendrait du patois Pouz'ols « entrée de la forêt » ou du latin puteolus « petit puits »; Pralhac (Prualiacs ou Pruyliacs en 1280) procède peut-être du nom d’homme latin Probus avec le suffixe -acum « domaine de Probus »; Vaures (Vaures dès 1245) aurait pour origine le bas-latin d'origine gauloise vabrus « ruisseau » et Vendos (Petrus Vendos en 1244) est issu du nom de personne gaulois Vindos « le Blanc ».
Entre le Ie siècle et le: selon les conjectures onomastiques, un nommé Sévère (en latin Severius) aurait construit un domaine agricole près du site actuel du village de Civeyrac. En 1790, au début de la Révolution française, Claude Rousset dit Bernard de Pralhac ameute les habitants du village de Civeyrac pour s'emparer d'un bois de noyers. Bernard propose aussi de ne plus payer de dîme, de censive et de taille. Les officiers municipaux font rentrer les manifestants dans les rangs. Laurent Trucher, est nommé commandant de la garde nationale du canton de Loudes en 1793. Les 40 Loudois qu'il recrute ne sont que peu républicains. De même que le conseil municipal et une grande majorité de la population. Trucher rapporte à ses supérieurs cette tiédeur.
Le recensement de 1851 dénombre donc,, et. Vers 1856, une épidémie de petite vérole décime la population loudoise. Après la guerre franco-allemande de 1870, certains Loudois demandent des pensions de guerre. L'un d'entre eux, Urbain Bonneval, a été blessé à Gravelotte pendant la bataille de Saint-Privat. Le recensement de 1939 dénombre dont un étranger, Ahmed Taouli né en 1894 en Algérie. En février 1944, les résistants auvergnats subtilisent à la station de l'avenue des Belges au Puy-en-Velay. des sont dissimulés au garage Bernard à Loudes. Le 8 juillet 2007, le Crédit agricole Loire-Haute-Loire (en partenariat avec la municipalité et le comité des fêtes de Loudes) organise sa troisième édition « Le terroir sur un plateau » à Loudes.
Cette manifestation réunit des producteurs fermiers et des artisans d'art régionaux. Le 14 septembre 2013: une cérémonie de commémoration pour le de la bataille de Bazeilles est organisée à Loudes.
Patrimoine religieux à Loudes
Le château de Loudes est construit vers l'an 1000. C'est la demeure des barons de Loudes. Jocobin écrit que le château était en éminentes ruines vers 1220. L'habitat des barons se recentre autour de la grosse tour. Les restes de la muraille sont détruits à la demande du conseil municipal de Loudes le 25 septembre 1807.
Il ne reste aujourd'hui que deux grosses tours, trois petites tours et une partie du mur de la cour du château. Le château de Mestrénac est construit selon la tradition par les Templiers vers 1250. Sous l'ancien régime il appartenait à la famille Rouchon. Ceux-ci étaient une famille de rebouteux. Ils avaient acheté le manoir grâce à la générosité d'un seigneur guéri par eux.
Au le château est converti en ferme et pourvu de granges. La porte d'entrée est surmontée d'un cartouche portant un blason qui figure un calice entouré d'une couronne d'épines est construit vers 1300 par une famille de nobles. La châtellenie de Coubladour reste dans la mouvance de l'évêque du Puy-en-Velay. Elle devient sous l'Ancien Régime, une auberge pour les muletiers du Velay, qui avait pour nom l'auberge du Casque. La maison forte est transformée au en exploitation agricole.
La tour est percée à sa base d'une meurtrière commandant l'ensemble de la courtine nord est représentatif du petit patrimoine rural, de ces équipements qui étaient indispensables pour permettre la vie des habitants. Plusieurs lavoirs du début du ont été restaurés dans les années 1990 par la mairie. Les plus beaux sont ceux du bourg et du village de Pouzols (l'un des rares lavoirs circulaires de la région). L'église paroissiale est construite à partir de 1865 avec des pierres du pays. La tour est ornée d'une horloge qui sonne les heures jour et nuit.
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