Trouver une messe

Saint-Méen

Finistère · Bretagne

Retrouvez les églises de la sélection locale et accédez à leurs fiches pour consulter les horaires des messes.

Votre recherche de messe

4 églises dans cette sélection

Ouvrez une fiche d’église pour voir les informations et les horaires disponibles.

Églises et horaires des messes

4 lieux référencés

Choisissez une église pour ouvrir sa fiche et ses horaires.

Découvrir Saint-Méen

La commune et son patrimoine religieux

Histoire de Saint-Méen

Saint-Méen est une commune de Finistère, en Bretagne, qui compte 940 habitants. Le nom de la localité s'est par le passé écrit Saint-Neven à l'époque où ce n'était encore qu'une trève de Ploudaniel. La paroisse doit son nom à saint Méen, à qui saint Arnoc aurait dédié l'église initiale.

Saint-Méen était une trève de Ploudaniel et faisait partie de l'archidiaconé de Kemenet-Ily relevant de l'évêché de Léon. En 1644, les fidèles de la trève de Saint-Méen se rassemblèrent dans le cimetière de Ploudaniel afin de demander à l'évêque de Léon le droit d'avoir leurs propres fonts baptismaux, afin de pouvoir baptiser leurs enfants sans avoir besoin de se rendre à l'église-mère de Ploudaniel. Ce droit leur fut apparemment accordé puisque les fonts baptismaux datent de 1644. Le Tiers-état de la trève de Saint-Méen envoya deux députés, Guillaume Corbé et Hervé Grant, pour la réaction du cahier de doléances de la sénéchaussée de Lesneven. En 1791, la commune de Saint-Méen est créée, totalement détachée donc de celle de Ploudaniel, et prend le nom de Méen-la-Forêt. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Saint-Méen en 1853

En 1846, Saint-Méen annexe la section de Gorré-ar-Barrez, qui appartenait jusque-là à la commune de Ploudaniel. Un rapport du Conseil général du Finistère indique en que Saint-Méen fait partie des 27 communes de plus de 500 habitants du Finistère qui n'ont encore aucune école de filles., député du Finistère entre 1897 et 1911. Les 17 et, la décision du gouvernement d'Émile Combes d'appliquer avec rigueur la loi du 1er juillet 1901 sur les associations, et en particulier l'expulsion des congrégations religieuses en vertu de la Loi sur les Congrégations entraîne des troubles importants dans de nombreuses communes, entre autres dans le Léon et plus particulièrement à Ploudaniel et au Folgoët, ainsi qu'à Saint-Méen. Les conseils municipaux de Ploudaniel, Le Folgoët et Saint-Méen votent à l'unanimité une protestation contre la fermeture des écoles congréganistes (la congrégation des Filles du Saint-Esprit, qui tenait l'école, refuse de se dissoudre). Ces mêmes événements sont jugés de façon diamétralement opposée par les partisans de la laïcité; en témoigne par exemple cette charge violente écrite par Jean Cricq

De même, Laurent Tailhade écrit une charge violente contre les manifestants: « Croisade fécale, ainsi que fut déjà nommé le soulèvement des peuplades alcooliques du quadrilatère formé au nord de Brest par Le Folgoët, Lesneven, Plougastel (sic) et Saint-Méen. La rentrée des classes de fut difficile: le journal "La Presse" indique qu'à Saint-Méen 272 enfants ne sont pas scolarisés, le temps de trouver des instituteurs civils pour remplacer les Filles du Saint-Esprit. Camille Bernier veuve fera, en vain, un recours devant le Conseil d'État contre cette expulsion. Le monument aux morts de Saint-Méen porte les noms de 35 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale. Neuf résistants sont arrêtés par des hommes du Kommando de Landerneau: François Kerbrat (de Landivisiau), Jean Lamandé (de Saint-Méen), Jean Berlivet, Jean Gouriou, Joseph Nicolas, Louis Berthou (tous les quatre de Lambézellec), Robert Le Page (de Saint-Marc), Jean Le Bris (de Brest); l'agriculteur chez qui ils étaient cachés, Louis Thépaut, est fusillé et sa maison incendiée et sont fusillés par les Allemands à Saint-Méen dans un immeuble dépendant de la ferme de Kerougon. La croix de Kerougon, édifiée vers 1950 dans un petit enclos, porte une plaque indiquant "Aux neuf fusillés du au maquis de Kerougon, requiescant in pace".

L'ouverture d'une école privée catholique de garçons en 1947 entraîna la fermeture de l'école publique l'année suivante car elle n'avait plus que quatre élèves, les enfants de l'instituteur. Selon Hervé Lossec « en 1948, à Saint-Méen, huit enfants sur dix ne connaissait pas le français en arrivant à l'école; quatre ans plus tard c'est l'inverse: seulement deux sur dix ne connaissent pas le français. » D'après l'écrivain, « c'est cette arrivée brutale du français dans la région qui a provoqué l'émergence progressive des bretonnismes que l'on retrouve toujours dans le parler courant et même de temps en temps dans les quotidiens régionaux ». En 1954, la commune de Saint-Méen a annexé onze hameaux qui appartenaient jusque-là à la commune de Plouider.

Carte des églises

OpenStreetMap

Les fiches et les liens des églises restent accessibles sans charger la carte.

Partager

Signaler une erreur

Votre signalement nous est transmis et sera vérifié avant correction. Pour les horaires, la correction se fait sur messes.info.