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Sainte-Colombe-sur-Seine

Côte-d'Or · Bourgogne-Franche-Comté

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La commune et son patrimoine religieux

Histoire de Sainte-Colombe-sur-Seine

Sainte-Colombe-sur-Seine est une commune de Côte-d'Or, en Bourgogne-Franche-Comté, qui compte 921 habitants. Le nom de la localité est attesté sous les formes Sancta Columba (1101); Sancta Columba prope Marigneyum (1286); Sainte Colombe (1293); Saincte Columbe (1343); Sainte Columbe (1365); Saincte Colombe (1371); Sainte Columbe (1404); Sainte Coulombe (1464); Saincte Collombe (1634); Sainte-Colombe-sur-Seine (1783); Colombe-sur-Seine (époque révolutionnaire).

Située non loin du site de la tombe de Vix, Sainte-Colombe se trouve sur un territoire archéologique très riche. Dès le, plusieurs tumulus recouvrant des tombes à char protohistoriques y sont fouillés, à la demande de Napoléon III, sur Les Mousselots. Les vestiges de plusieurs villas gallo-romaines ont été repérées dès 1851 sur le territoire communal particulièrement aux environs de l'actuel cimetière. Un élément de colonne mortuaire représentant Vénus et une femme drapée découvert en 1867 est conservé au musée du pays châtillonnais.

Comme l'attestent deux historiques de Châtillon parus au qui font état à diverses reprises du seigneur de Sainte-Colombe une seigneurie est établie à Sainte-Colombe dont les premiers seigneurs furent ceux de Larrey puis les Rolin qui établissent dès le la maison seigneuriale du Châtelot aux limites de Châtillon. La seigneurie passe ensuite entre diverses mains dont celle des Reigner, seigneurs de Romprey qui la cèdent en 1701 à Simon Viesse dont la descendance prend le nom de Marmont. Le village est alors fortifié depuis vingt ans. Deux tours d'angle au nord de l'ancien bourg et une autre (ou important pigeonnier?) attachée à l'ancien presbytère à l'angle sud-ouest dateraient de cette époque. Dès le début du, une forge existe déjà à Sainte-Colombe où un haut fourneau est édifié en 1776 par Nicolas Vieisse sur le site du hameau de Chavonnier. Sous la Révolution française la commune porte successivement les noms de Belle-Roche en 1789, de Sainte-Colombe en 1793 et Colombe-sur-Seine en 1801.

En 1822 le maréchal Marmont, châtelain de Châtillon-sur-Seine, modernise la fonderie "à l'anglaise" et remplace le bois par la houille dans les fourneaux, avant de la revendre deux ans plus tard. La cour Marmont qui regroupe des logements ouvriers autour de la maison du directeur date de cette époque ainsi que de nombreuses maisons ouvrières avec leur jardin potager, leur coopérative et un dispensaire longtemps confié aux sœurs de la Providence de Langres qui y possèdent leur propre chapelle Saint-Louis, détruite en 1972. Vers 1847, la fonderie dépend de la société Bouguéret, Martenot et Cie, résultant d'un regroupement de maîtres de forges du Châtillonnais et de l'Allier. Grâce à la force hydraulique fournie par une turbine utilisant la chute artificielle d'un bief de retenue creusé sur la Seine dégageant une puissance hydraulique de 300 CV la production annuelle de fer avoisine en 1852. L'usine emploie alors 700 permanents et 500 intérimaires au service des hauts fourneaux. Avec l'épuisement du minerai de fer local, ceux-ci s'éteignent en 1869.

À cette date, l'usine qui dépend depuis sept ans de la compagnie des forges de Châtillon-Commentry et Neuves-Maisons réussit sa reconversion grâce à l'adoption de nouvelles technologies et le bourg atteint son pic de population dans les années 1880. La Guerre de 1914-1918 éprouve fortement la région mais après l'abandon de la forge Marmont une nouvelle usine voit le jour en 1920 près de la nouvelle voie de chemin de fer. Pointerie-grillagerie jusqu'en 1950, elle se spécialise ensuite dans les câbles précontraints pour le bâtiment. Dans les années 1970 l’usine emploie encore 600 personnes jusqu'à la fusion des Forges avec le groupe Usinor en 1979. Repris depuis par le groupe ArcelorMittal en juin 2006 lors de la fusion des deux groupes, le site ne compte plus qu’une cinquantaine de salariés et une quinzaine d’intérimaires. En 2019, le site est repris par le groupe allemand Mutares.

La commune est traversée par deux lignes ferroviaires qui convergent en une seule à environ au nord-ouest de la gare La gare, dont les bâtiments sont désormais privatisés, est située au nord-ouest du village dans la rue éponyme. L'horaire ci-dessus montre qu'en 1914, 4 trains s'y arrêtaient chaque jour dans le sens Troyes-Gray et 4 autres dans l'autre sens. A une époque où le chemin de fer était le moyen de déplacement le plus pratique, cette ligne connaissait un important trafic de passagers et de marchandises. À partir de 1950, avec l'amélioration des routes et le développement du transport automobile, le trafic ferroviaire a périclité et la ligne a été fermée le 2 mars 1969 au trafic voyageurs puis désaffectée. La gare de Sainte-Colombe fonctionne pour les voyageurs en direction de Troyes jusqu'au par la ligne de Saint-Julien (Troyes) à Gray qui a également fonctionné vers Gray jusqu'au.

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