Bourg-Charente
Charente · Nouvelle-Aquitaine
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La commune et son patrimoine religieux
Histoire de Bourg-Charente
Bourg-Charente est une commune de Charente, en Nouvelle-Aquitaine, qui compte 884 habitants. Une forme ancienne est Burgo Canrantonio (non datée). Son nom vient du bas latin burgus « lieu fortifié », nom emprunté au germanique burgs. Carantona était la Charente, en latin issu du gaulois et signifiant peut-être « la rivière amie ».
Les abris naturels du Dérivant ont été habités au cours de l'âge de la pierre comme l'attestent les dépôts de pierre taillée et de pierre polie. Quelques vestiges de poteries et de nombreux tessons font penser à l'existence de potiers à Bourg durant la période gallo-romaine, époque durant laquelle le fleuve était la principale voie de transport de marchandises. L'ancien château de Bourg s'élevait sur la rive gauche de la Charente. C'était le siège d'une importante seigneurie qui s'étendait sur toute la paroisse de Bourg et comprenait également plusieurs villages de la paroisse de Gensac. Ses possesseurs s'appelèrent successivement seigneurs, barons, comtes et marquis. Au, le sieur de Bourg participe à la construction de l'église et de l'abbaye de Châtre.
En 1262, Ollivier, seigneur de Bourg, eut de graves démêlés avec le prieur de Bouteville, de qui dépendait l'église de Bourg. Une transaction permit à la famille Ollivier de conserver le château de Bourg. Messire Ollivier, baron de Bourg, rendit hommage au Prince de Galles, Édouard, dit le Prince noir, son nouveau suzerain. Les Anglais s'étant installés au château de Bourg, le maréchal de Sancerre les en délogea en 1378, et détruisit la plus grande partie de la forteresse. Le nouveau château ne fut reconstruit qu'au et fut alors édifié sur la rive droite de la Charente, à l'endroit où il se trouve actuellement. Au début du, la terre de Bourg appartenait à une famille Bragier, dont un membre, Pierre Bragier, fut maire de La Rochelle en 1445.
Après son mariage avec Marguerite de Rohan, le comte Jean d'Angoulême acheta de la famille Bragier la terre de Bourg, qui resta attachée aux domaines des comtes d'Angoulême sous Charles d'Orléans et Louise de Savoie. Après son avènement au trône de France, François donna la terre de Bourg à son ancien gouverneur Artus Gouffier. Le petit-fils de ce dernier, François Gouffier, chevalier de Malte, vendit cette terre en 1607 à Pons de Pons, ancien page du roi François, qui construit l'actuel château sur les soubassements du château fort de la rive droite à partir de 1607. Le fils de Pons, Renaud de Pons, étant mort sans postérité, la seigneurie de Bourg passa à sa fille, Marie-Élizabeth de Pons, qui avait épousé François Almanieu d'Albret, comte de Miossens et baron d'Ambleville. Ce dernier fut un grand batailleur, qui tua en duel, en 1654, le marquis de Sévigné et qui fut tué lui-même en duel, en 1672, par M. Sa veuve vendit, en 1711, la terre de Bourg à deux beaux-frères, MM.
En 1685, après la révocation de l'édit de Nantes, on compte près de 250 abjurations signées par l'abbé Sabouin, curé de Bourg. Celles-ci sont émaillées d'incidents comme celui de Marie Feuillard. Vers le milieu du, la terre de Bourg appartenait à Jacques-Pierre Salomon, conseiller du roi, président-trésorier de France, au bureau des finances de la généralité de Limoges. La famille Salomon vendit le château de Bourg en 1767 au marquis de Girac, qui prit le titre de marquis de Bourg. Le les représentants de Bourg-Charente à l'assemblée préliminaire des états généraux qui se tient à la salle capitulaire des Récollets de Cognac sont Jean Archambaud et Jean Saunier. Le dernier seigneur de Bourg fut François Michel Claude Benoît Le Camus de Néville, conseiller du roi en tous ses conseils, maître des requêtes ordinaires de son hôtel, et directeur général de la librairie.
Il émigra et le château fut vendu comme bien national. Le château de Bourg appartenait au début du à M. Depuis 1921, il appartient à la famille Marnier-Lapostolle.
Patrimoine religieux à Bourg-Charente
L'église paroissiale Saint-Jean-Baptiste: romane du, dépendant à l'origine de l'ancien diocèse de Saintes, elle est donnée entre 1083 et 1110, à l'abbaye de Savigny qui y installe un prieuré. Elle est rebâtie dans le troisième quart du avec portail à quatre voussures, façade à trois étages et abside circulaire. Sa nef est décorée d'une fresque du représentant l'adoration des rois mages. Le clocher a été reconstruit.
Elle est classée monument historique depuis 1913. Le logis prieural date du et le presbytère possède un fronton triangulaire et un portail. Le château de Bourg-Charente, restauré au et qui a acquis la cheminée du château de Bouteville. Ce château élevé au sur les bases du château médiéval (dont il reste des bases de murailles, les fossés taillés dans le rocher et l'emplacement de deux ponts levis) a été très remanié au notamment par l'adjonction d'un pavillon où ont été incorporés des éléments d'architecture récupérés au château de Bouteville (cheminée, œil de bœuf).
Sur une aile en retour d'équerre a été remontée toute une partie du crénèlement de l'aile est de Bouteville avec y compris les gargouilles ornées de mascarons. Il appartenait à Mme Gabriel Martell et a servi à différentes œuvres sociales. Il a depuis été transformé en maison de retraite. Le château de Tilloux, qui a appartenu à un maire de la commune, M.
Harris Favraud, est une construction "moderne" édifiée en 1872. Cette construction a remplacé un ancien château, siège d'une seigneurie dont les possesseurs, à la fin du étaient Jean Vinsonneau, écuyer, sieur de Lapréruse, et Jeanne Geoffrion, son épouse. Leur fille, Jacquette Vinsonneau, leur succéda et porta la terre de Tilloux à son époux, Charles de Crugy de Marcillac, capitaine des gardes du duc d'Épernon, qui fut nommé, en 1624, capitaine du château de Châteauneuf.
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