Mérignac (16)
Charente · Nouvelle-Aquitaine
Retrouvez les églises de la sélection locale et accédez à leurs fiches pour consulter les horaires des messes.
Votre recherche de messe
2 églises dans cette sélection
Ouvrez une fiche d’église pour voir les informations et les horaires disponibles.Églises et horaires des messes
2 lieux référencés
Choisissez une église pour ouvrir sa fiche et ses horaires.
Découvrir Mérignac (16)
La commune et son patrimoine religieux
Histoire de Mérignac
Mérignac est une commune de Charente, en Nouvelle-Aquitaine, qui compte 822 habitants. Le nom est attesté sous la forme Mairinaco en 1102. Le second élément est le suffixe gallo-roman *-ACU. Le premier élément semble être le nom de personne gallo-roman Matrinius, comme l'indiquent clairement les formes anciennes des autres (cf.
Charente, Matriniaco 1405), avec une graphie occitane Mayrinhac-Lentour (Lot, Madriniacum 930) et les formes d'oïl comme Margny-lès-Compiègne (Oise, Matriniacus 917) et Margny-sur-Matz (Oise, Matriniaco 917). Évolution phonétique parallèle à celle du latin mater « mère », à la base du surnom Matrinius, attesté en français sous les formes medre au et madre au, etc. Ce n'est qu'au début du qu'on lit pour la première fois dans les textes officiels le toponyme définitif « Mérignac ».
La commune est structurée en quartiers
Puis le territoire tombe sous l'influence de Philippe Le Bel au, période durant laquelle Veyrines devient propriété du pape Clément V et de sa famille qui compte les maisons Durfort, Budos et Montferrand. À nouveau sous domination anglaise le 8, en application du traité de Brétigny, le territoire redevient plus ou moins français dès le peu après la bataille de Castillon (1453), puis définitivement à la mort du duc de Guyenne Charles de Valois en 1472. La vigne, renforcée par les Anglais, constitue la principale activité du village, désormais orthographié Meyrinac. La jurade de Bordeaux achète, en 1526, les terres détenues par Veyrines, contre d'or. Durant la Fronde, Meyrinac subit de graves dommages à la suite des pillages répressifs des troupes du duc d'Épernon en 1649. En 1790, Meyrinac devient la commune de Mérignac en englobant les hameaux alentour d'Arlac, Beutre, Beaudésert, Bourranville, le Burck, Capeyron, Chemin-Long, les Eyquems, pour s'inscrire au sein du nouveau district de Bordeaux. La bourgeoisie bordelaise y installe chartreuses et châteaux. La production de vin de Graves reste importante, avec les châteaux Luchey-Picquecaillou, Bourran, Beauséjour, Fourchateau ou Chêne-Vert, tout en assistant dès le au développement progressif de l'élevage bovin ainsi qu'à l'apparition d'une ère industrielle.
L'installation de l'aérodrome de Marcel-Issartier, dès 1910, et sa base aérienne contiguë dans les années 1920, marque les prémices de l'industrie aéronautique mérignacaise. Quelques décennies plus tard en effet, un autre Marcel y fera installer l'annexe de l'une de ses usines, la Société Talence Avions Marcel Dassault, qui deviendra Mérignac Avions Marcel Dassault puis l'actuelle Dassault Aviation à côté de ce qui est désormais un aéroport international. Charles de Gaulle rejoignit, de cet aéroport, la Grande-Bretagne en 1940. Installé en 1939 comme annexe du Fort du Hâ de Bordeaux, le camp de Mérignac servit d'abord aux réfugiés de la guerre d'Espagne avant de devenir en 1940 l'un des nombreux centres de séjour surveillé (CSS) installés par le régime de Vichy. Après la transmission par la Kommandantur de Bordeaux de l'avis d'internement de tous les nomades des territoires occupés, le camp recevra de nombreuses familles tziganes. Puis la police de sûreté allemande ordonne, le, l'internement des juifs de 16 à 45 ans; 459 d'entre eux seront transférés au camp de Drancy la même année. Après la Seconde Guerre mondiale, le camp sert à l'internement des collaborateurs en attente de jugement, puis, à partir de 1946, à celui des clandestins étrangers, en particulier espagnols. Il est fermé en 1948 en tant que camp d'internement, mais héberge temporairement des personnes sans domicile jusqu'en 1956 avant d'être définitivement détruit.
Une stèle de marbre datée de novembre 1985 marque l'emplacement de l'entrée, à l'angle de la rue des Châtaigniers et de l'avenue Jean Perrin. Trois estampes monochromes réalisées par Sonia Steinsapir témoignent encore de la vie du camp. Après la Seconde Guerre mondiale, Mérignac connaît comme le reste de la France un pressant besoin de logements et de nouveaux édifices de services. Dès les années cinquante, le maire Robert Brettes entame un programme d'urbanisation intensive. Champs, chartreuses et parcs disparaissent sous les engins de chantier au profit de bâtiments géométriques. Les bois Pont-de-Madame et Pin Galant, entre autres, s'évanouissent ainsi au profit d'habitations. Les ruisseaux sont canalisés dans des buses et les étangs asséchés. Le vaste château du Parc est rasé au début des années soixante, ainsi que le manoir lui faisant face, remplacés par des barres et des tours d'habitation de part et d'autre de l'avenue de l'Yser.
À cette période surgissent le bureau de poste actuel, collèges et lycée, le stade, des logements sociaux comme celui des « Fauvettes », une zone commerciale nommée aujourd'hui Mérignac Soleil, et quelques bureaux dont le bâtiment très singulier des anciens laboratoires pharmaceutiques Sarget, au bord de l'avenue Kennedy, dessiné en 1966 par Marcel Breuer. Il héberge actuellement le laboratoire Méda Pharma. Guillaume Gillet apporte sa contribution en dessinant la tour de la résidence Parc du Château. L'aéroport s'agrandit en conséquence, est équipé d'un radôme impressionnant et l'on assiste à la naissance d'une zone hôtelière. La population passe ainsi de (1946) à (1975), avec le développement d'une industrie très dynamique autour, entre autres, de l'aéronautique et de l'armement. Mérignac bénéficie d'une seconde vague d'urbanisation intense à partir. Si la campagne est amorcée dès les années quatre-vingt, avec l'émergence de la salle de spectacle du Pin Galant, avec la quasi-disparition, au quartier d'Arlac, du parc du château Peychotte (dit Maison Carrée d'Arlac) pour l'édification de tours résidentielles, et avec la transformation d'une partie du parc de Bourran en lotissements, le remodelage le plus important démarre avec l'aménagement du tramway. Le centre-ville subit une transformation et un embellissement architectural, avec la destruction d'échoppes et de pavillons.
En 2007, l'ancienne mairie de 1903 (et son école élémentaire) adopte une greffe contemporaine et devient médiathèque; Mérignac bénéficie la même année de l'arrivée du tramway avec le prolongement de la ligne A jusqu'au centre-ville. En 2015, la ligne A est prolongée vers le Pin galant, la Mairie, les cités Yser, Ardillos et des Pins et franchit la rocade jusqu'au Haillan. La vieille église s'entoure dès 2013 de bâtiments de 4 à 5 étages surplombant des commerces. Le quartier Mondésir s'étoffe de nouveaux lotissements au design étudié, à l'image du « Parc Divona » de l'avenue de la Marne (le nom Romain de Divona signifie cours d'eau, certainement la Devèze), très minéralisé créé par l'architecte Rudy Ricciotti. Le paysage est redéfini par endroits sous une composition végétale comme sur l'avenue de l'Yser. La zone commerciale subit également une mutation, des Quatre-Chemins à Chemin-Long, jusqu'à l'aéroport. Ce dernier changera de visage dès 1995, avec la contribution de Philippe Starck qui en dessinera la tour de contrôle. Les derniers champs et coins de nature sont ainsi promis à l'imagination des urbanistes.
En ce sens, la commune de Mérignac se dirige vers le visage d'une ville, pour un futur dépassant. Incluse depuis le 1er janvier 2015 dans l'ensemble Bordeaux Métropole, Mérignac est aujourd'hui la deuxième ville de Gironde et la troisième d'Aquitaine (Bordeaux, Pau et Mérignac).
Patrimoine religieux à Mérignac (16)
En dépit d'une urbanisation vigoureuse, quelques surfaces verdoyantes subsistent dans la commune d'où se distinguent huit parcs aménagés. Sept des huit parcs de la ville ont reçu le label EVE (Espace vert écologique) délivré par Ecocert. Pour obtenir ce label, le service des espaces verts a dû respecter dix critères stricts autour de la biodiversité, parmi lesquels une limitation de la consommation d'eau, l'interdiction des pesticides et la présence d'un tri sélectif dans les parcs Dans son palmarès 2025, le Conseil national de villes et villages fleuris de France a attribué trois fleurs à la commune.
Carte des églises
OpenStreetMapLes fiches et les liens des églises restent accessibles sans charger la carte.
Signaler une erreur
Votre signalement nous est transmis et sera vérifié avant correction. Pour les horaires, la correction se fait sur messes.info.




