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Le Pin (44)

Loire-Atlantique · Pays de la Loire

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La commune et son patrimoine religieux

Histoire du Pin

Le Pin est une commune de Loire-Atlantique, en Pays de la Loire, qui compte 790 habitants. Le Pin est mentionné pour la première fois sur un chirographe de 1149, conservé aux archives départementales de Maine-et-Loire. Ce document réglait un différend entre deux abbayes d'Angers, Saint-Nicolas et Toussaint, laissant à cette dernière tous les droits sur la paroisse et le prieuré du Pin. Dans ce document, rédigé en latin, l'église Saint-Lambert du Pin est mentionnée comme ecclesia Sancti Lamberti de Pinu.

Le nom de la localité est ensuite attesté sous les formes Le Pin en 1287, parochia du Pin en 1559, eclesia du Pin en 1582, église du Pin en 1583 et en 1622. Cet arbre, devenu peut-être imposant et gardant ses aiguilles en hiver, aurait été un repère important dans le paysage, étant donné qu'il n'existe aucune espèce de pin ou de sapin indigène à la région. Le Pin possède un nom en gallo, la langue d'oïl locale, écrit Le Pein selon l'écriture ELG et L'Piñ selon l'écriture MOGA.

En gallo, le nom de la commune se prononce.
Le nom de la commune a été traduit Ar Bineg en breton, puis Rocha Mentrudi en 1653. La variante Rochetru, employée familièrement par les habitants, est attestée pour la première fois en 1711. Le second élément -mentru semble représenter un nom de personne qui pourrait être un homme appelé Ermentrivus, et que l'on retrouve par exemple dans l'ancien toponyme Émendreville (Rouen, Ermentrut villa vers 1024).

La grande majorité des lieux-dits des environs de Candé portent le nom d'anciens propriétaires ou résidents.

Le territoire communal est habité depuis le Néolithique au moins, comme en témoignent les haches en pierre polie découvertes près du cours du Mandit, autour de Rochementru. L'une d'elles a été datée de 7000 à avant l'ère chrétienne. Un alignement de menhirs de quartz subsiste à Bennefraye, non loin de là, sur le territoire de Freigné. Jusqu'au Moyen Âge, la région reste très peu peuplée et les traces d'occupation humaine sont rares. Aucun vestige de l'époque romaine n'a été découvert au Pin. La population de cette partie des Marches de Bretagne, peu nombreuse, semble avoir poursuivi pendant l'Antiquité une économie de chasse et de cueillette et avoir prolongé un habitat typique de l'Âge du fer. Une voie romaine reliant Candé à Blain et passant par Rochementru a peut-être existé, mais il s'agit plus vraisemblablement d'un chemin d'origine médiévale. Pendant l'Antiquité, la région du Pin se trouve aux confins des territoires des peuples gaulois Namnètes et Andécaves, dont les capitales respectives sont Nantes et Angers.

La frontière entre les deux territoires est floue, il s'agit plutôt d'une zone tampon. Le comté de Nantes est envahi par les Bretons du roi Nominoë. Une légende raconte que celui-ci, vainqueur de Charles le Chauve, serait passé par le lieu-dit le Champ-Breton. Vers l'An Mil, alors que les Capétiens s'installent au pouvoir et que la France adopte la féodalité, la région est progressivement colonisée et aménagée. Le Pin se trouve alors dans une zone reculée et mal défendue, éloignée des places fortes de Châteaubriant ou d'Ancenis. La faible population est majoritairement restée païenne, et ce sont d'abord les religieux qui implantent leur présence. Sous l'autorité de grandes abbayes, ils fondent de petits établissements pour mener à bien l'évangélisation du territoire. Robert d'Arbrissel aurait prêché dans les forêts situées entre l'Anjou et la Bretagne en 1095.

Le Pin serait apparu à cette époque: des moines défricheurs bénédictins provenant de l'abbaye Saint-Nicolas d'Angers se seraient installés au Pin et y auraient fondé une paroisse et un prieuré, La Chapelle-Glain ou encore Bonnœuvre sont nées elles-aussi avec la fondation d'un prieuré par des moines à cette époque. La titulature de la paroisse du Pin et de son église, « Saint Lambert », permet de penser que la fondation a eu lieu. Le culte de ce Saint est en effet devenu populaire en Anjou sous Geoffroy Martel, comte de 1040 à 1060. D'autres paroisses à la même titulature, comme Saint-Lambert-du-Lattay et Saint-Lambert-la-Potherie, remontent également. Les moines de Saint-Nicolas ont aussi fondé au Pin deux métairies qui ont donné naissance au lieu-dit les Abbayes, situé au sud du bourg. Le prieuré et la paroisse passent assez rapidement sous la domination de l'abbaye Toussaint d'Angers, tenue par des clercs réguliers de l'Ordre de Saint-Augustin. En 1149, un chirographe est signé entre Saint-Nicolas et Toussaint pour laisser la totalité des établissements religieux du Pin à ces derniers. Les moines de Saint-Nicolas ont quitté les lieux à une date inconnue, et aurait laissé au prieur le titre de baron.

a dépendu de la cure du Pin de 1497 à 1767. La paroisse voisine de Saint-Sulpice est apparue d'une manière similaire au Pin et à Rochementru, autour du monastère bénédictin de Sainte-Marie-des-Landes, fondé par l'abbaye de Marmoutier et existant depuis 1151 au moins. Les prieurs du Pin et de Rochementru sont nommés par une abbaye angevine, mais contrairement aux moines de Saint-Sulpice, ce sont des clercs et ils sont reconnus par l'évêque de Nantes dont ils dépendent. En dehors des fondations religieuses, Le Pin comprend aussi au Moyen Âge une seigneurie, la Babinais. Celle-ci est mentionnée une première fois en 1275, année où elle appartient à un certain Jean Babin, sieur de Landamere à Essé en Bretagne. En 1305, la terre passe à Jean de Coësmes, qui avait épousé Thomasse Babin. Le seigneur de la Babinais est vassal de celui de la Motte-Glain et il a le droit de rendre la justice. La Babinais possédait aussi une chapelle.

À la fin du Moyen Âge, les Marches de Bretagne souffrent des conflits récurrents (guerre de Cent Ans avec l'Angleterre, guerre de succession de Bretagne, guerre folle entre la France et la Bretagne…) et de la peste, qui sévit en 1348, en 1363, puis de 1462 à 1484. En 1473, la région est si appauvrie que le fouage, impôt sur les foyers, est supprimé pour certaines paroisses dont Le Pin fait partie. Les contours de la commune actuelle sont indiqués en jaune, les tirets noirs symbolisent la limite entre la Bretagne et l'Anjou, et les étendues vertes correspondent aux landes. L'Union de la Bretagne à la France, définitivement scellée en 1532, place Le Pin sous la souveraineté du roi de France, mais la Bretagne conserve ses privilèges et son administration. Jusqu'à la Révolution, Le Pin et Rochementru dépendent du diocèse de Nantes sur le plan religieux, et de l'Intendance de Bretagne et du Parlement de Bretagne, siégeant tous deux à Rennes, sur les plans fiscal et judiciaire. Le Pin et Rochementru, ainsi que la paroisse voisine de Vritz, forment une encoche bretonne presque entièrement entourée par l'Anjou. Elles sont incluses dans la seigneurie bretonne de la Roche-en-Nort. Celle-ci, formée autour de Nort-sur-Erdre, s'est constituée au en détachement de la seigneurie de La Roche-Bernard.

Érigée en baronnie en 1641 puis en comté en 1713, la Roche-en-Nort a une taille considérable bien qu'elle ne comprenne que des « fiefs volants », disséminés dans cette partie de la Bretagne. En plus du Pin, de Rochementru et de Vritz, elle comprend notamment Saint-Julien-de-Vouvantes, Nozay, Quilly, Louisfert, Anetz ou encore Saint-Aubin-des-Châteaux. Au Pin, le château de la Babinais relève de la Roche-en-Nort, mais aussi de la Motte-Glain. Le prieur-baron de Rochementru relève également de la Roche-en-Nort. Le château de la Babinais est reconstruit en 1602, mais des changements incessants de propriétaires précipitent sa dégradation. En effet, au cours du, il est acheté par diverses familles bourgeoises de Nantes, les Lelou, Dubois-Hux et Santo-Domingo, qui souhaitent ainsi s'intégrer à l'aristocratie, mais se rendent peu au Pin, paroisse éloignée de chez eux, et négligent rapidement leurs terres. Le lieu est encore mentionné comme « château de la Babinais » en 1785, mais des chanoines rapportent un état de ruine avancé en 1695. Les terres de la Babinais sont définitivement rachetées par le marquis de Rochequairie, seigneur de la Motte-Glain, en 1775.

L'étang du Pin est également possession du seigneur de la Motte-Glain, et sert depuis une date inconnue à actionner un moulin à eau banal, mentionné pour la première fois en 1686. D'autres moulins existent aussi au Pin, notamment le moulin à vent de Cherfissais, mentionné en 1634 et actif jusqu'en 1960. Rochementru possède également un moulin banal, appartenant au prieur-baron de la paroisse, et qui a fonctionné jusqu'en 1962, à l'électricité. Le village de Rochementru comprend aussi le moulin de Cotterel, ou Moulin Brûlé, mentionné au mais alors en mauvais état. Lors des guerres de religion, la paroisse du Pin et sa trève de Saint-Sulpice restent attachées au camp catholique, mais des heurts entre partisans d' et Ligueurs ont lieu dans les environs, au château de Saint-Mars-la-Jaille et au château de La Saulaie. Le Pin dépend du château de la Motte-Glain, tenu par les hommes du Duc de Mercœur, le dernier chef Ligueur à accepter l'autorité d'. Pour l'entretien des troupes, les habitants du Pin doivent fournir 49 livres et 12 sous en 1595. La faux-saunerie ne semble pas avoir été très active au Pin puisque seuls deux contrebandiers y ont été arrêtés au, contre 59 à Vritz.

La population des paroisses du Pin et de Rochementru ensemble peut être estimée entre à la fin. Chaque année, il y a en moyenne deux mariages à Rochementru et six au Pin. La population des deux paroisses atteint un pic de dans la seconde partie. L'essentiel de la population d'Ancien régime vit de l'agriculture. La commune comprend ainsi une majorité de laboureurs, mais aussi des métiers annexes comme quelques forgerons et tanneurs, et de rares artisans, essentiellement des sabotiers, menuisiers et cordonniers. Le bourg du Pin comprend quelques aubergistes. La paroisse a compté aussi jusqu'à sept tisserands au, ceux-ci travaillant la laine, le lin et le chanvre produits par les fermes, faisant ensuite vérifier leurs toiles à Candé comme leur règlement le leur imposait. La plupart des Pinoises sont décrites comme fileuses dans les registres paroissiaux.

Le Pin compte aussi au et au quelques notaires, qui sont en fait des propriétaires vivant des prêts qu'ils font aux autres habitants et qui occupent également des fonctions d'écrivains publics, la majorité de la population d'alors étant illettrée. Les terres sont travaillées selon le système archaïque de l'assolement biennal, qui fait alterner année de culture et année de jachère. À la fin du, Le Pin est décrite par le Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne comme une paroisse de dont la cure est un prieuré de l'abbaye Toussaint d'Angers, dont les terres comprennent un grand étang, quelques bois et grandes étendues de landes, qui pourraient être cultivées et ainsi offrir une vie plus confortable aux habitants. Ceux-ci sont décrits comme peu actifs et vivant dans la pauvreté. Le Dictionnaire mentionne à Rochementru, paroisse dont la cure est également un prieuré de l'abbaye Toussaint. Son territoire est étroit et mal cultivé, avec beaucoup de landes. En 1755, le prieur de Rochementru se plaint auprès de l'archidiacre de La Mée de l'état déplorable de sa paroisse, où les brebis broutent dans le cimetière, et où l'église tombe en ruines. Alors que de nombreuses paroisses de la région ont été fondées par des abbayes qui y ont placé des prieurs, la plupart se sont sécularisées au et le Pin et Rochementru font partie des dernières à avoir un prieuré-cure.

Le repli en Loire-Atlantique est indiqué par les flèches bleues. Les cahiers de doléances écrits en 1789 pour les paroisses du Pin et de Rochementru expriment les mêmes revendications de la part de la population locale: par exemple que les impôts soient les mêmes pour tous, que les unités de mesure soient réformées, que les terres puissent être échangées entre paysans sans payer de taxe au seigneur. En revanche les locaux restent attachés aux particularités bretonnes, et notamment aux exemptions d'impôts. Les habitants de Rochementru avancent d'ailleurs que ces exemptions compensent la pauvreté de leurs terres, qui sont bien moins bonnes qu'ailleurs en France. Pendant la Révolution, les paroisses du Pin et de Rochementru deviennent des communes. Elles sont placées dans le canton de Vritz. Cette commune est alors la plus peuplée, avec, devant Saint-Sulpice, 814, Saint-Mars-la-Jaille, 798, Le Pin, 757. Cependant, Le Pin tente vainement de récupérer le statut de chef-lieu de canton, en avançant que sa situation géographique est plus centrale.

L'année suivante, ce sont les propriétés ecclésiastiques de Rochementru qui sont vendues, l'église, le cimetière et l'ancien prieuré devenant des propriétés privées. En 1793, la région est secouée par le retour des Chouans de leur Virée de Galerne. Ceux-ci reviennent de Granville où ils espéraient obtenir le secours des Anglais, mais ils ont été défaits par les troupes républicaines. Lors de leur repli en Loire-Atlantique, ils se livrent à des pillages et commettent des dommages importants dans les forêts. Le Pin n'est pas particulièrement un repère chouan, contrairement à Vritz. Les Chouans de 1793 sont souvent des anciens faux-sauniers, et leur forte présence à Vritz explique le caractère chouan de la commune, tandis que leur nombre est toujours resté modeste au Pin. ont été dénombrés à Vritz, et 28 au Pin. L'église du Pin est incendiée en 1794 par des Royalistes de la commune, qui pensent que le lieu est un refuge pour les Républicains, le curé ayant prêté serment à la République.

Après la Révolution, Le Pin est fortement appauvri. L'église incendiée ne peut plus être utilisée, et le culte doit être célébré dans la grange du curé. Le marquis de Rochequairie finance cependant un projet de nouvelle église, et des plans sont dessinés en 1810. Le nouvel édifice est inauguré en 1827. Il suit partiellement l'architecture de l'ancienne église, et reste de dimensions modestes. Le roi Charles X participe au financement de la cloche à hauteur de. Le cimetière, qui se trouvait à l'origine autour de l'église, a été déplacé après l'incendie à l'emplacement de la salle des fêtes actuelle. Il trouve son emplacement définitif en 1856.

La paroisse de Rochementru, trop petite pour être viable, n'est pas recréée en 1801, lors de la mise en place du régime concordataire, et son territoire est rattaché à la paroisse du Pin. Il faut cependant attendre 1855 pour que soit construit le premier chemin praticable en toute saison entre les bourgs du Pin et de Rochementru. Avant cette date, Rochementru vit en quasi autarcie une partie de l'année. Le défrichement des vastes étendues de landes est entrepris pendant la première moitié. La municipalité organise une première vente aux enchères en 1810, mais celle-ci tourne au fiasco et les travaux de mise en culture se poursuivent encore trente ans plus tard. Ces landes, s'étendant autour de la route de Rennes, entre la Mariolle, le Bois du Pin, la Rougeraie, la Minutais et le bourg, forment des étendues ouvertes, couvertes d'ajonc, de genêt et de fougère, où paissent les moutons et quelques vaches. Selon la coutume, ces terres sont ouvertes à tous les habitants, qui y laissent leurs bêtes et y récoltent du petit bois. Les défrichements s'accélèrent en 1843 avec le partage des dernières landes communes.

Les quatre derniers fiefs ainsi défrichés sont la Rougerais, la Riffetais, Rouaudjeu, et Fastins près du bourg, où le cimetière est ensuite aménagé. En 1832, le Pin est couvert à un tiers de bois, le reste étant des terres labourables et des landes en défrichement. La population produit du froment, du seigle, du blé noir, des châtaignes et des pommes de terre. Une foire se tient le 17 septembre, jour de la Saint-Lambert. En 1832 également, Rochementru est signalé comme mal cultivé et largement couvert par les landes, la population y fait du cidre. Le Dictionnaire des lieux habités de Loire-Inférieure, publié en 1857, montre qu'à cette époque le bourg du Pin ne comprend qu'une petite partie de la population, alors qu'il y en a 109 à Rochementru, et que de nombreux hameaux comprennent plusieurs dizaines de personnes, comme la Margatière, la Mariolle, 79, la Mortrais, 63, la Rougerais, 41, la Périnais, 39, et le Bois du Domaine, 33. La première école de la commune est ouverte en 1837, et une deuxième école, destinée aux filles, est fondée en 1862. D'autres équipements sont créés au tournant du: un bureau de poste en 1884, le plus proche jusqu'alors étant celui de Saint-Mars-la-Jaille, distant de, une nouvelle église en 1905 et un téléphone public en 1908.

L'électricité est installée au bourg en 1925. La commune échoue cependant à obtenir une gare. En 1888, la compagnie du Tramway d'Erbray ouvre une ligne entre Châteaubriant et La Chapelle-Glain, tandis que la gare de Freigné, sur la ligne de Segré à Nantes-État, ouvre en 1889. En 1908, le conseil municipal du Pin étudie la prolongation de la ligne de tramway de La Chapelle-Glain jusqu'à Candé, permettant ainsi la desserte de la commune, et fournissant un moyen idéal pour transporter les bestiaux élevés au Pin jusqu'aux marchés de Candé et Châteaubriant. Le projet est officialisé en 1912, mais la Première Guerre mondiale entraîne son abandon. En 1891, la commune atteint son maximum de population, avec. Elle est cependant touchée par la désertification des campagnes dès la fin. La région est libérée par l'armée américaine le 4 août 1944, et les Américains établissent un camp provisioire au Bois du Domaine.

La foire de la Saint-Lambert disparaît en 1984, année de l'ouverture du Manhattan, discothèque qui remplace les traditionnels bals populaires. La commune reste très agricole, et si le nombre d'exploitations baisse continuellement, celles-ci ont une surface de plus en plus vaste. Les de 1970 ont une surface maximale de, soit le double de l'entre-deux-guerres et quatre fois plus qu'en 1900. Néanmoins, le territoire est peu adapté aux techniques agricoles modernes. Les champs sont petits et éparpillés, accessibles grâce à des droits de passage et des chemins anciens. Les communes de la région sont peu à peu remembrées à partir de 1950 afin de simplifier la situation et d'agrandir les parcelles. Au Pin, l'influence conservatrice ralentit les projets de remembrement, et les débats sont houleux. Ces projets sont finalement réalisés à la fin des années 1980.

Le Pin gagne entre 1999 et 2014, soit une hausse de 33 %. La commune conserve cependant sa dominante agricole, et la population active de la commune travaille en majorité à l'extérieur (73 % en 2013). En 2016, alors que les communes de l'ancien canton de Saint-Mars-la-Jaille réfléchissent sur un projet de fusion pour former une commune nouvelle, l'équipe municipale du Pin s'est prononcée contre le projet. Le Pin ne fait donc pas faire partie de la nouvelle commune, baptisée Vallons-de-l'Erdre et créée au 1, qui rassemble Bonnœuvre, Maumusson, Saint-Mars-la-Jaille, Saint-Sulpice-des-Landes, Vritz et la commune de Freigné, auparavant située en Maine-et-Loire. Les élus pinois n'ont pas été favorables à la fusion parce qu'ils venaient d'être élus et voulaient mener à bien leurs propres projets, sans s'investir au-delà de la commune. Quelques dates de l'histoire du Pin. ImageSize = width:1000 height:auto barincrement:45 PlotArea = left:15 right:15 bottom:30 top:15

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from:1643 till:1715 text:"Louis XIV" from:1789 till:1799 text:"Révolution~française" from:1852 till:1870 text:"Second~Empire" from:1939 till:1945 text:"Seconde~Guerre mondiale from:1999 till:2000 shift: (35)text:"Communauté~de communes width:25 fontsize:S textcolor:black anchor:from align:left color:noir width:25 fontsize:S textcolor:black align:left color:yellowgreen from:980 till:1021 shift:(5) text:"Vers l'An Mil: fondation du Pin"

from:1149 till:1150 shift:(5) text:"Première mention du Pin" from:1245 till:1246 shift:(5) text:"Première mention de Rochementru" width:25 fontsize:S textcolor:black anchor:from align:left color:yellowgreen from:1275 till:1276 text:"Jean Babin seigneur" from:1497 till:1498 text:"St-Sulpice devient trève du Pin" from:1765 till:1766 shift: (-50) text:"Fermeture~du prieuré~de Rochementru" width:25 fontsize:S textcolor:black anchor:from align:left color:yellowgreen from:1794 till:1795 text:"Incendie~de l'église"

from:1810 till:1850 text:"Défrichement~des landes" from:1831 till:1832 text:"Union du Pin~et de Rochementru" width:25 fontsize:S textcolor:black anchor:from align:left color:yellowgreen from:1905 till:1906 text:"Nouvelle~église" from:1925 till:1926 text:"~Électricité au bourg" from:1988 till:1990 text:"Remembrements" Quelques dates de l'histoire de France et de Bretagne - Histoire politique du Pin - Histoire architecturale du Pin

Patrimoine religieux au Pin (44)

L'église paroissiale est dédiée à Lambert de Maastricht. Sa fondation remonte au, époque à laquelle des moines angevins ont fondé le prieuré du Pin. Cette église est jugée trop petite et sans valeur architecturale. L'architecte est François Bougoüin. Trois objets conservés dans l'église sont protégés au titre des Monuments historiques: une bannière de procession dédiée à Saint Lambert et la Vierge, une chasuble et un tabernacle; ils datent du

Le curé Louis Maillard, responsable de la construction de l'église, a aussi fait construire le calvaire monumental en 1892, situé sur le champ de foire. Il remplace une croix érigée en 1849, où la grande mission de 1853, avec, s'était achevée. Une autre mission est organisée en 1934. Le calvaire repose sur de gros blocs de quartz dont certains proviennent de l'alignement mégalithique de Bennefraye à Freigné. L'ancienne église Sainte-Madeleine de Rochementru, bâtie du, sert d'habitation depuis 1791.

Elle est construite en schiste ardoisier et en blocs ferrugineux et suit un plan roman de type angevin. La nef de plan rectangulaire comprend encore deux fenêtres romanes et elle est soutenue par des contreforts. Sur la façade ouest, huit boulins rappellent que le prieur-baron de Rochementru pouvait posséder un colombier, ce qui relevait d'un droit seigneurial. La porte au nord qui donnait accès à la cour du prieuré et au puits est surmontée d'ossements provenant de l'ancien cimetière. L'intérieur a été profondément remanié lorsque l'église a été transformée en maison privée, mais l'intérieur renferme toujours des traces de fresques, remontant probablement au et exécutées en détrempe.

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