Meyrueis
Lozère · Occitanie
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La commune et son patrimoine religieux
Histoire de Meyrueis
Meyrueis, commune de 784 habitants en Lozère (Occitanie), s'élève sur une terrasse dominant les confluents de la Jonte avec la Brèze et le Béthuzon. Une campagne de fouilles menée dans les années 1980 au quartier du Claouset a permis d'identifier un ensemble gallo-romain datable du Ie siècle. Au Xe siècle, la puissante famille cévenole d'Anduze règne sur toute la région, et le Rocher porte la forteresse d'origine carolingienne des barons de Meyrueis. En 1229, les bourgeois obtiennent du comtor Raymond II de Roquefeuil une charte de franchises accordant une large autonomie à la cité. Dès le milieu du XVIe siècle, la ville languedocienne est acquise à la Réforme protestante : en 1559, les consuls décrètent l'adoption de la religion calviniste, et la célébration du culte catholique est interrompue de 1560 à 1620. Vers 1655, l'évêque de Nîmes Anthyme-Denis Cohon confie la restauration du culte catholique à une communauté de jésuites. En 1694, Meyrueis devient le siège d'un des archiprêtrés du nouveau diocèse d'Alès. À la Révolution, la paroisse dépend de l'évêque de Mende (concordat de 1803).
Toponymie de Meyrueis
L'étymologie la plus probable provient de la situation de la ville au confluent de plusieurs cours d'eau. En occitan, Meyrueis signifierait « mélange de cours d'eau », de mesclar (mélanger) + rius (cours d'eau). On trouve aussi la variante latine Midiis riviis, « au milieu des ruisseaux ». En occitan, la commune porte le nom de Maruèis.
Patrimoine religieux à Meyrueis
L'église Saint-Pierre fut édifiée en 1663 par l'ordre des jésuites à la demande de Cohon, évêque de Nîmes, sur l'emplacement d'une autre église de style roman détruite pendant les guerres de Religion du XVIe siècle. Elle fut agrandie en 1857 par l'adjonction d'un chevet pentagonal, de deux chapelles latérales supplémentaires (Saint-Roch et Notre-Dame de Bon Secours) et d'une tribune. Les chapelles latérales d'origine sont dédiées à Notre-Dame du Rosaire et à Saint-Joseph. La chapelle Notre-Dame-du-Rocher, construite en 1875 à l'emplacement de l'ancien fort, fait l'objet de deux pèlerinages annuels, le dernier dimanche de mai et le 15 août. Au XIIe siècle, les Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem avaient fondé un hôpital et une église dédiés à saint Jean. Le temple protestant octogonal, édifié entre 1837 et 1842 sur les plans de l'architecte Meynadier, est inscrit au titre des monuments historiques depuis le 24 septembre 2008.
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