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Saint-Honoré-les-Bains

Nièvre · Bourgogne-Franche-Comté

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La commune et son patrimoine religieux

Histoire de Saint-Honoré-les-Bains

Saint-Honoré-les-Bains est une commune de Nièvre, en Bourgogne-Franche-Comté, qui compte 691 habitants. Le nom de la localité, issu d'un ancien prieuré dépendant de la Charité fondé en 1106, est attesté sous les formes Sanctus Honoratus (1287); Sainct-Honnore (1529); Honoré-la-Montagne (1794).
Saint-Honoré est un hagiotoponyme qui fait, peut-être, référence à Honoré de Buzançais. « Les Bains de Saint-Honoré » est un établissement thermal de la commune qui rappelle son nom primitif Aquæ Nisinei (Table de Peutinger), indiquant la présence d'eaux thermale.

Le site actuel de la commune est occupé à l'époque celte par Arbandal, ville du peuple éduen et porte le nom d' Arbandata. Ce sont les troupes menées par Jules César pour conquérir la Gaule qui découvrent des sources chaudes dans la localité. La ville change de nom et devient Aquae Nisinaeï. L'établissement que fondent les Romains comporte neuf puits, dans lesquels ils enfermèrent la source curative et construisirent un établissement public avec le marbre provenant de la carrière de Champ-Robert. Pour permettre l'accès aux thermes les Romains ouvrent trois grandes voies et les vétérans de Caïus Antistius Reginus, qui commandait en Nivernie, purent y trouver la guérison d'une lèpre les affligeant. Les thermes furent probablement visités par Probus et Constantin-le-Grand, au cours de leur séjour à Augustodunum. La ville s'agrandit et compta jusqu'à. Les thermes sont en activité pendant 400 à 500 ans, jusqu'à leur destruction.

Les invasions de peuples germaniques mettent fin à cette prospérité, et les thermes sont inutilisés. Au début du, la région appartenait à deux familles. Les [https://fr.geneawiki.com/index.php/Famille_de_Ch%C3%A2tillon seigneurs de] Châtillon-en-Bazois possédaient toute la partie en plaine, et la Montagne était aux mains des barons de Glane et Larochemillay. Ces terres revinrent par le mariage d'Eudes de Châtillon avec Alix, dame de Glane, dans le giron de la maison des Châtillon, hommes liges du comte de Nevers. En 1106, Hugues de Châtillon, seigneur de la Montagne, avant de se croiser, crée le prieuré appelé Saint-Honoré. Les moines en possession des anciens thermes récupèrent des matériaux et transforment les lieux en étang, dans lequel les gens du voisinage atteints de maladie venaient se baigner. Les choses resteront en l'état pendant plusieurs siècles. Sous l'Ancien Régime, trois arrière-fiefs et un fief existaient au finage de Saint-Honoré-les-Bains

Eustache de Chargères, seigneur de La Cœuldre, de Rodon, épousa Gabrielle de Sauvages dont leur fille Marie-Madeleine porta le fief et Eschenault à son cousin Charles, marquis de Chargères, chevalier de Saint-Louis, seigneur d'Arcenay et de Prémiens en Auxois, lieutenant de cavalerie en 1766. En 1776, il est en conflit avec le seigneur de la Montagne pour le droit d'usage dans les bois de Vauvray. À la Révolution, Charles de Chargères qui en était le seigneur, fut gardé à vue par les patriotes malgré sa maladie, et il leur répétait souvent: Il eut un fils: Eustache, marquis de Chargères, chevalier de Saint-Louis, seigneur d'Arcenay, qui suivit Louis XVIII dans l'émigration, et deux filles qui furent enfermées avec leur mère dans les prisons de Moulins-Engilbert. La plus jeune Marie Gabrielle Pierrette, épousa en 1805, Louis Bouez d'Amazy et mourut en 1853. Leur fils Ernest vendit au marquis d'Espeuilles. Le dernier seigneur de La Queudre, Eustache de Chargères, chevalier et ancien officier d'infanterie y mourut au début. La seigneurie de la Montagne possédait son château au sommet de la Vieille Montagne à d'altitude. Ce château féodal devait faire suite à une motte castrale et à un oppidum romain.

On retrouve toujours les traces de ce castrum dans la végétation qui a envahi les lieux. Un terrier de 1537 fait à la demande de Guillaume des Jours en indique l'emplacement. On y accédait par le sud sur la route de Sémelay à Villapourçon. Entouré par un rempart séparant la place d'armes et le donjon de la basse-cour, ce château fut vraisemblablement détruit en 1525 par les troupes étrangères sous le commandement de Louis de Bellejoyeuse (des mercenaires au service de François dans les Guerres d'Italie, licenciés après Pavie et vivant désormais de saccages et de rapines en remontant vers le nord, où la régente Louise comptait les utiliser en Artois), qui ruinèrent Decize les 12 et 13 mai 1525, puis tout le pays. Aux alentours de 1556, le château de la Montagne passe à Guillaume de Grandrye, originaire de Moulins-Engilbert, qui obtient du roi Henri II des lettres patentes lui accordant la tenue d'une foire à la date du 15 mai. Sa bâtisse est détruite lorsqu'il rentre de son ambassade à Constantinople. Il choisit pour le reconstruire un terrain au sud du bourg, surplombant, l'étang de Seu. Protestant, il s'exila en Suisse au moment de la Saint Barthélemy et n'entreprit cette construction qu'à son retour vers 1572, ce qui finit par le ruiner, l'obligeant à revendre son château.

C'est le sire Jean de Chandon, conseiller du Roi en ses conseils d'État et privés qui en fit l'acquisition en 1596 et deux ans plus tard, obtient des lettres patentes de Henri IV pour tenir une seconde foire le 15 novembre. Elles se tenaient à cette époque près du château, ce qui leur valu de nom de Foires de la Montagne. Les seigneurs percevaient des droits féodaux sur chaque tête de bétail qui s'y rendait. Les marchands forains établissaient des loges et payaient un gâteau par foire. Sur cette place s'y tenait un marché chaque semaine. En 1647, Christophe de Sève fait aveu pour un fief qu'il tenait de la mouvance du prieuré. Les Picpus de Moulins-Engilbert vendent l'étang Rapine au seigneur de la Montagne en 1660. Le château de la Montagne, en fort mauvais état, connaît un nouveau propriétaire, François Sallonyer de Montbaron.

Mort en 1754, ses biens allèrent à son fils Jean-Marie Sallonyer de Montbaron en 1770. Un bornage réalisé par les moines du prieuré en 1721 montre que cette institution jouissait de beaux droits seigneuriaux. Sa haute justice comprenait une partie du bourg et un hameau voisin et elle confinait avec celle du marquisat de Vandenesse. Dieudonné de Chandon, prieur, cède en 1733 la justice de Montjournal au seigneur de la Montagne, en échange des dîmes du lieu. Le 24 mai 1773, un ouragan s'abattit sur la ville, la foudre frappa la halle qui se trouvait derrière le château y mettant le feu au toit d'essaumes (bardeaux de bois) qui porté par le vent jusqu'au hameau de Clusebardenne qui fut ainsi incendié. Les ruisseaux devenus d'impétueux torrents emportèrent les chaussées des sept étangs de la seigneurie et comblèrent de terre et de pierres celui du prieuré. En 1789, les vertus thérapeutiques de l'eau présente à Saint-Honoré-Les-Bains sont découvertes par le docteur Regnault de Lormes. Une première tentative d'exploitation commerciale de l'eau a lieu en 1812, sur initiative du médecin Bacon Tacon, mais cela aboutit à un échec.

Au cours de la période révolutionnaire de la Convention nationale (1792-1795), la commune, alors nommée Saint-Honoré porta provisoirement le nom d’Honoré-la-Montagne. En 1820 commence le déblaiement de l'étang sous lequel se trouvaient les ruines des anciens thermes. Ces travaux permirent de mettre au jour de nombreux fragments de marbre, des débris de tuiles à rebords, de briques romaines, de vases antiques dont certains portaient le nom de leur fabricant Biturix fecit. Le projet de remettre les thermes en route n'ayant pas abouti, il fallut attendre 1838 pour que les fouilles reprennent. Elles permirent de mettre au jour d'anciennes piscines en marbre blanc et on retira du fond des puits plus de six cents monnaies d'empereurs romains. Le marquis Antoine Théodore Viel de Lunas d'Espeuilles fait construire des thermes qui ouvrent en 1855 et les sources sont déclarées d'utilité publique en 1860. Au, plus de la moitié de la commune était couverte de bois, son territoire pour l'autre partie produisait céréales, châtaignes et un peu de vignes. La période 1855-1930 voit une clientèle bourgeoise fréquenter l'établissement thermal.

Cela amène la construction d'un casino, d'un théâtre, de courts de tennis, d'un centre équestre, du golf, de la piscine, et d'un kiosque à musique. Des hôtels et des villas sont alors construits. La ville est marquée par le thermalisme, qui permet son développement. La Seconde Guerre mondiale met un terme à cette période faste. Les alliés Américains entrent dans Saint-Honoré le 12. L'activité reprend après la fin des hostilités, mais la clientèle change et vient désormais pour de courts séjours. Ces mutations ont nécessité l'installation d'infrastructures sportives En 1974, la commune distingue son nom en y ajoutant la terminaison les-Bains.

Patrimoine religieux à Saint-Honoré-les-Bains

Une première école date de 1770 où Arpenteur assure l'enseignement jusqu'en 1808. Lui succède Mathé, un vieux soldat pensionné qui fut longtemps prisonnier, jusqu'en 1828. Morlet, chantre lui succède, puis Dubreuil de 1845 à 1878, enfin Millet de 1885 à 1898. Dirigée par les sœurs de la Sainte Famille, elle fut fondée en 1833 par le marquis Antoine Théodore Viel de Lunas d'Espeuilles. Elle fonctionnait avec cinq religieuses.

Les Thermes de Saint-Honoré-les-Bains sont bâtis sur l'emplacement des thermes romains, nommés Aquae Nisinei. Au Moyen Âge, le lieu où se situent les thermes romains est transformé en étang pour mettre fin aux pratiques superstitieuses attachées aux sources. Une première société thermale commande en 1826 à l'architecte Charles Ledru la réhabilitation des thermes à partir des structures restantes. Ce fut finalement François Agnéty qui reçut cette commande et soumit un projet différent. Les premiers terrassements commencèrent le 10, mais le chantier fut abandonné, faute de liquidités.

Le marquis Antoine Théodore Viel de Lunas d'Espeuilles ayant acquis les sources, décida de remettre les thermes en activités. Les thermes sont construits en 1854 d'après les plans d'Andoche Parthiot. Le pavillon d'entrée est construit en 1898 par Honoré Pons. Gros œuvre en pierre de taille, brique et calcaire. Couverture d'ardoise et de zinc.

dôme carré, toit à longs pans. Dans les années 1950, le directeur de l’établissement thermal charge l’artiste Christian Gerber de la création des baignoires et des mosaïques dans les thermes. L'établissement thermal est situé dans un parc datant de la seconde moitié du, mais dont l'aspect actuel date des années 1950: les bancs, vasques et escaliers du parc sont créés dans les années 1950 par Christian Gerber. C'est l'ingénieur des mines Jules François qui se charge de la partie hydraulique. Les Thermes sont inaugurés en juillet 1855 et les sources déclarées d'utilité publique le 28.

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