Bécherel
Ille-et-Vilaine · Bretagne
Retrouvez les églises de la sélection locale et accédez à leurs fiches pour consulter les horaires des messes.
Votre recherche de messe
5 églises dans cette sélection
Ouvrez une fiche d’église pour voir les informations et les horaires disponibles.Églises et horaires des messes
5 lieux référencés
Choisissez une église pour ouvrir sa fiche et ses horaires.
- Église Eglise Notre Dame De L AssomptionPorte Saint-Michel - 35190 Becherel
- Église Eglise Saint PierreCentre Bourg (D68) - 35190 Miniac sous becherel
- Église Eglise Saint PaternPlace de l'Eglise (D62) - 35190 Saint pern
- Église Eglise Saint TugdualRue de l'Auriol / Rue de Tourdelin - 35190 Saint thual
- Église Saints-Jacques-et-PhilippePassage de la Motte - 22830 Plouasne
Découvrir Bécherel
La commune et son patrimoine religieux
Histoire de Bécherel
Bécherel est une commune de Ille-et-Vilaine, en Bretagne, qui compte 690 habitants. Attestations anciennes: Becherel en 1150; Becherel en 1281; Becherello en 1371. Le nom de la localité est attesté sous sa forme actuelle dès 1150. Il existe de nombreux hameaux un peu partout au nord de la France, du type Bécherelle, Bécheret (Ain, Saint-Trivier; Eure-et-Loir, Bécherel en 1670; Marne, Conflans, de Bécherele vers 1146, etc.), Béchereau, Becquerel(le) (forme normanno-picarde).
Ce type toponymique, étant donné sa répartition, n'est pas un dérivé du vieux norrois bekkr « ruisseau » et cela, contrairement à ce qu'affirme un historien. Il a été bien étudié par les toponymistes depuis Auguste Vincent et son emploi en toponymie n'est pas attesté avant le. Il s'agit soit d'un dérivé, double suffixation -er-el, de bec au sens français du terme avec une valeur topographique, qui a pu aussi servir à désigner des moulins ou encore du nom de personne fréquent Bécherel, dérivé de Bec(q) également patronyme, et qui signifie « celui qui a la parole facile, allant jusqu'à la médisance » (cf.
la phrase de Villon « il n'est de bon bec que de Paris ») et dont l'emploi comme nom de lieu de manière absolue correspond à une pratique généralisée en toponymie.
La région de Bécherel formait au haut Moyen Âge le pagus Orcheus, un pays historique qui était un pagus, c'est-à-dire une subdivision administrative de la Domnonée. En 1124, Alain de Dinan reçoit en partage la terre de Bécherel et y fait élever, dominant la vallée, un château en pierre autour duquel se développe la cité. En 1168, Henri II Plantagenêt, roi d'Angleterre, s'empare de la ville et la fait fortifier. Le village de Bécherel abritait autrefois un prieuré bénédictin, dépendant de l'abbaye de Marmoutiers et fondé par Rolland de Dinan en 1164. Sa situation stratégique, en haut d'un promontoire rocheux qui permet de surveiller jusque vers Dinan au nord, en fait l'objet des convoitises pendant les guerres du Moyen Âge. Elle est assiégée quatre fois entre le et le s, notamment pendant la guerre de Succession de Bretagne: les Anglais, alliés de Jean de Monfort, l'occupent. Arnoul d'Audrehem effectue une chevauchée jusqu'à ses abords puis se replie à Combourg. La garnison de Bécherel le suit discrètement, puis envahit subitement et par surprise la ville alors que les troupes françaises se reposent.
Plusieurs de ces derniers sont tués, mais la plupart sont faits prisonniers. Arnoul parvient à fuir, et quelques jours plus tard il est de retour à Combourg. La garnison de Bécherel l'apprend et s'avance vers cette ville, espérant renouveler le haut fait d'armes précédent, mais tombe dans une embuscade tendue par Bertrand du Guesclin, qui voit rapidement ses forces renforcées de celles d'Arnoul. Nombre d'Anglais sont tués, leur capitaine, Hugues de Calverly, est fait prisonnier. Du Guesclin est adoubé sur ce champ de bataille. En 1363, Charles de Blois et du Guesclin l'assiègent, mais Jean de Montfort rassemble des troupes et vient les contre-assiéger. Les deux parties décident de régler leur différend sur les landes d'Évran, mais des évêques interviennent et un partage de la Bretagne est décidé entre les Monfort et les Blois. Olivier V de Clisson met à nouveau le siège devant la ville toujours occupée par les Anglais.
Il est rejoint en août par Du Guesclin. En 1373, le château fort est encore assiégé par les Français, qui l'occupent en 1374. En 1419, Anne de Laval, baronne de Bécherel, fait restaurer les fortifications de la ville, mais au la place tombe en ruine. Entre le et le, grâce à la culture et au tissage du lin et du chanvre, la cité est prospère. Le blocus continental imposé par Napoléon et la concurrence du coton vont cependant mener au déclin de ces cultures. La population de la commune est favorable aux changements apportés par la Révolution française, surtout après la fin de la Terreur. À partir de 1795 la principale fête révolutionnaire est celle célébrant l'anniversaire de l'exécution de Louis XVI, accompagnée d'un serment de haine à la royauté et à l'anarchie. Au, la création d'une tannerie, d'une galocherie et d'une usine de fabrication de machines agricoles relance l'économie locale.
En 1833 une école mutuelle, sous la direction d'un instituteur qui est issu de l'École normale de Rennes, ouvre à Bécherel. Bécherel est desservi de 1902 à 1947 par une ligne de chemin de fer secondaire à voie métrique des Tramways d'Ille-et-Vilaine qui la reliait à Rennes. En 1914, une laiterie ouvre ses portes et fonctionne jusqu'en 1971. En 1978, la commune adhère à l'association des Petites Cités de caractère de Bretagne. Implantée depuis 1986, une association culturelle locale, Savenn Douar, « le terre-plein » en français, lance l'idée de faire une Cité du Livre, dans ce village alors en désertification, s'inspirant de l'exemple de Redu en Belgique. Dans un premier temps, une fête du livre est organisée à Pâques, en 1989, avec des échoppes provisoires. Puis cette fête se pérennise et dans les années qui suivent, plusieurs libraires, bouquinistes, cafés-lecture et artisans des professions du livre s'installent définitivement à Bécherel.
Patrimoine religieux à Bécherel
La commune ne compte aucun bâtiment protégé au titre des monuments historiques. Cependant, on y voit de nombreux bâtiments anciens, et la commune appartient au réseau des Petites Cités de caractère bretonnes. Parmi eux, les restes des anciennes fortifications médiévales: subsistent en effet une partie des remparts urbains et les ruines de l'ancien donjon construit par le seigneur de Dinan. Les anciennes portes, dites porte Berthaut et porte Saint-Michel, ont été détruites. L'église paroissiale Notre-Dame est l'héritière de l'église priorale mentionnée.
Elle comprend un clocher-porche dont les premiers niveaux ont été construits. Le reste de l'église priorale a été entièrement détruit et reconstruit en 1866 sous la direction de Jacques Mellet. La flèche du clocher a été construite par Arthur Regnault en 1898. Dans l'église, on trouve deux cuves baptismales qui remontent. Du prieuré subsiste également la chapelle Saint-Jacques, reconstruite au, aujourd'hui transformée en maison d'habitation.
Les religieuses quittent les lieux en 1973; le bâtiment accueille aujourd'hui une maison de retraite pour personnes âgées. Une partie du parc du Château de Caradeuc se trouve sur le territoire de la commune.
Carte des églises
OpenStreetMapLes fiches et les liens des églises restent accessibles sans charger la carte.
Signaler une erreur
Votre signalement nous est transmis et sera vérifié avant correction. Pour les horaires, la correction se fait sur messes.info.




