Gignac (46)
Lot · Occitanie
Retrouvez les églises de la sélection locale et accédez à leurs fiches pour consulter les horaires des messes.
Votre recherche de messe
1 église dans cette sélection
Ouvrez une fiche d’église pour voir les informations et les horaires disponibles.Églises et horaires des messes
1 lieu référencé
Choisissez une église pour ouvrir sa fiche et ses horaires.
Découvrir Gignac (46)
La commune et son patrimoine religieux
Histoire de Gignac
Gignac est une commune de Lot, en Occitanie, qui compte 675 habitants.
On sait qu'à l'époque gallo-romaine il y avait à Gignac un domaine géré par un Gallo-romain. En témoigne le nom même de Gignac: le suffixe -ac (du suffixe gallo-romain -acum) signifiait « le domaine de ».
Dans ce fundus gallo-romain d'environ mille deux cents hectares, étaient exploités des gisements de minerai de fer (des restes de fours ont été découverts à Saint-Bonnet).
D'autre part, il a été retrouvé au une statuette de femme en bronze ainsi que des pièces de l'époque romaine. La voie gallo-romaine Méditerranée - Rodez - Périgueux - Saintes - La Rochelle traversait de part en part le territoire actuel de Gignac. Gignac fut complètement dévasté et vidé de ses habitants pendant la guerre de Cent Ans. En 1369, depuis Carlux dont ils se sont rendus maîtres, les Anglais lancent des attaques meurtrières sur Gignac, poste avancé de la vicomté de Turenne. En 1399, les hommes de toute la vicomté, lassés des méfaits des Anglais, se regroupent à Gignac et Saint-Bonnet.
Ils engagent une lutte sans merci contre l'envahisseur. Il reste de cet épisode un toponyme: « La Bombarderie ». Gignac devient pendant cette période un village fortifié dominé par un donjon plusieurs fois rehaussé comme le montrent les divers appareillages de ce qui est devenu le nouveau clocher de l'église (1987). Le village subit de nouveaux troubles pendant les guerres de Religion (1586). Les deux paroisses de Gignac et Saint-Bonnet dépendaient de la vicomté de Turenne, qui fut vendue au roi de France Louis XV le 8 mai 1738. En 1748, le roi revend les terres de l'ancienne vicomté aux enchères, paroisse par paroisse. Le 29 février 1748, le duc de Noailles achète la seigneurie des paroisses de Gignac et Saint-Bonnet moyennant. En 1790, les paroisses de Gignac et Saint-Bonnet sont transformées en communes.
Début, la commune de Saint-Bonnet est supprimée et rattachée à celle de Gignac. Certaines de ces mesures ont perduré jusqu’à la fin du, en particulier la quartonnée et le quarton. Trois arbres ont contribué à faire vivre les gens de la commune autrefois Les conditions de vie étaient très difficiles à Gignac à la fin du et au début. Beaucoup de familles étaient très pauvres et le père « se louait » comme « journalier », c’est-à-dire qu’il partait, lors des grands travaux agricoles, pour travailler à la journée pour sarcler, moissonner, faucher ou vendanger, par exemple. Les enfants, dès l’âge de 7-8 ans, étaient loués comme bergers. Les conditions de vie étaient alors à Gignac misérables, ou bien proches de la misère.
Dans les années 1850-1870, la commune de Gignac a connu une crise agricole d’une extrême gravité.
L’apparition du phylloxéra qui a détruit les vignes, la forte natalité qui a conduit les enfants puînés à s’exiler pour chercher du travail, la petitesse des exploitations agricoles, le manque de moyens financiers ont entraîné des bouleversements considérables. La commune était peuplée par des familles souvent nombreuses, vivant sur de petits domaines dont elles n’étaient pas toujours propriétaires et où se posait le problème de la succession. La durée et la dureté du service militaire de l’époque sont aussi considérées comme des facteurs d’incitation à l’émigration: « Pourquoi ne pas tenter sa chance ailleurs plutôt que de perdre son temps? » En 1867, la durée était de sept ans pour ceux qui tiraient au sort les mauvais numéros. Les jeunes hommes qui ont tiré le bon numéro vont au service militaire à la place de ceux, plus aisés, qui ont tiré le mauvais numéro. Voilà pourquoi on voit pendant cette période, aux archives municipales, autant de jeunes gens tués ou morts de maladie au Proche-Orient ou en Afrique. En 1872, le service devient obligatoire pour tous pendant 5 ans (remplacement supprimé). En 1889, la durée passe à 3 ans, en 1895 à 2, mais revient à 3 en 1913.
À la fin du et au début du, nombreux sont ceux qui gagnent Paris ou les grandes villes pour chercher un travail. Mais l’Amérique représente une vraie aubaine pour tous ceux qui veulent se dérober au service militaire. Le visiteur qui parcourt le bourg de Gignac ou qui visite l’église est aujourd’hui surpris de trouver un coin d’Amérique dans ce village du Lot. Une imposante villa San Francisco, appelée la maison des Américains, attire immanquablement le regard. Et sur les vitraux de l’église, on peut lire les noms de donateurs nés à Gignac, mais domiciliés à San Francisco. Antoine Vayssié, né en 1868, a été berger dès l’âge de 8 ans, comme beaucoup d’enfants à ce moment-là. En 1887, à l'âge de 19 ans, Antoine Vayssié et son frère Jean-Bazile, 17 ans, rejoignent New York, puis la Californie. En 1894 leurs frères Julien et Alexandre les rejoignent.
Les séjours des Américains à Gignac ne passent pas inaperçus. Quand les frères Vayssié reviennent pour la première fois, ils donnent aux habitants de la commune l’impression d’hommes jeunes qui ont réussi leur vie. On parle alors des « Américains », et on les envie. Ils donnent l’image d’hommes qui ont gagné beaucoup d’argent.
Ils proposèrent d’emmener des cousins, des voisins dans la difficulté. Ce fut le début d’une filière d’émigration qui allait se poursuivre au cours des décennies suivantes, jusqu'en 1929. Plusieurs dizaines d'habitants de Gignac ou des communes environnantes ont rejoint la colonie gignacoise aux États-Unis. Dans le domaine agricole, les transformations ont été nombreuses et importantes pendant le.
1922: création de l’Union coopérative de Gignac
1925: création du Premier Syndicat Agricole de Battage de Gignac
1928: création du Syndicat agricole de battage des Genestes
1932-1933: création du Syndicat agricole de Battage de Gignac
1937: création de la Mutuelle-Bétail de la région de Gignac
1942: création d’un Syndicat corporatif
20 juillet 1950: ouverture d’une caisse locale d'Assurances mutuelles agricoles contre l'incendie de Gignac
1950: Caisse locale d'Assurance Mutuelle Agricole contre les Accidents de Gignac (statuts et liste des administrateurs conservés aux Archives municipales)
L’examen des cartes d’alimentation en usage début 1945 donne de Gignac l’image d’une commune encore essentiellement agricole. En effet, le dépouillement des 828 fiches dont la rubrique Profession a été remplie fait apparaître un monde presque exclusivement agricole. Plus de la moitié des habitants travaillaient dans des fermes (485 personnes sur 551 personnes ayant déclaré une activité professionnelle, soit 88 %). L'étude comparative des recensements agricoles 1979-1988-2000 et les données antérieures permettent de formuler un certain nombre de remarques significatives. En 1892, 70 % des exploitations ont moins d'un hectare, 22 % ont de 1 à 5 hectares.
Gignac s'inscrit depuis 1918 dans le mouvement général de forte diminution du nombre d'exploitations, à la suite du flux continu de migration de l’espace rural vers l’espace urbain.
Le mouvement continu de migration interne, des campagnes vers les villes, s’accentue pendant les années 1950 et 1960. Au début des années 1970 il reste moins de 100 exploitations agricoles.
De 1979 à 2000, le nombre d'exploitations passe de 93 à 53, et seuls dix chefs d'exploitation (ou co-exploitants) ont moins de 40 ans en 2000. Parallèlement, et pendant la même période 1979-2000, la superficie moyenne d'une exploitation est passée de 14 ha à 27 ha. Ce double mouvement inverse s'est fortement accentué au cours de la dernière décennie. Pendant cette même période, Gignac connaît également une nette augmentation de la surface exploitée. On constate de grands changements dans les cultures mises en œuvre: les cultures fourragères sont en très forte hausse (+28 % en 20 ans) alors que les cultures traditionnelles (céréales, vignes) sont en très forte baisse. Le couvert végétal de Gignac est donc en train de se transformer, et cela d'autant plus que les bois et forêts (1882 ha en 1979) ne représentent plus que 941 ha, c'est-à-dire le quart de la superficie totale de la commune. Dans les années 1950-1960, Gignac connaît une explosion au niveau de cette culture d’État. Au plus fort de ce boum agricole, 105 familles plantent du tabac.
Chacune d’entre elles a le droit de planter un certain nombre de pieds comptés par des contrôleurs de l’administration. C’est une période faste pour les agriculteurs qui bénéficient ainsi d’une rentrée d’argent appréciable.
En 2005 il ne reste que deux planteurs de tabac. En 2010, il n'y a plus de plantations de tabac sur la commune.
Patrimoine religieux à Gignac (46)
La titulature de cette église suggère l'existence d'une paroisse dès le haut Moyen Âge. Du, Gignac devient le siège d'un important archiprêtré à la tête de 55 paroisses. L'édifice, en grande partie roman, subit de multiples remaniements après la Guerre de Cent Ans et après les guerres de Religion. Il comporte une nef dont les collatéraux se poursuivent à l'est par une chapelle polygonale. Le chœur ouvert par trois baies en triplet forme le rez-de-chaussée de l'imposante tour de défense et de prestige jointe au à l'église romane.
À l'ouest la façade est surmontée d'un clocher-mur (1714-1715). Au sud le portail inclut les éléments d'un portail du milieu. Chapiteaux, tailloirs et impostes portent un décor varié: entrelacs, palmettes, boutons floraux, personnages avec bonnet côtelé ou encore motifs végétaux simplifiés. Cette diversité témoigne de trois campagnes romanes différentes. Le chœur s'orne d'un tabernacle du et des éléments d'un retable de la même époque.
L'antependium du, en bois, représente la Cène et provient d'Obazine. L'histoire de cet édifice désigné dans les textes comme étant « la chapelle de l'hôpital de Martel » est mal connue. La chapelle est située sur un terrain dénommé aujourd'hui encore « Champ de l'Hôpital ». À l'époque médiévale il y avait à Gignac un lieu d'hébergement pour les pèlerins qui se rendaient à Rome en passant par Rocamadour. Gignac est situé sur le « chemin roumieux », appelé aussi « le vieux chemin » ou encore le « chemin romain ».
La chapelle a été largement remaniée lors de deux missions. Lors de la Mission de 1840, le porche d'entrée a été refait et une cloche a été commandée à la fonderie de Turenne. Cette cloche a été baptisée et installée dans un nouveau clocheton en 1842. En 1895 il a été ajouté la statue d'Anne. La plaque commémorative porte la mention « Mission de 1895 40 jours d'indulgences ».
Carte des églises
OpenStreetMapLes fiches et les liens des églises restent accessibles sans charger la carte.
Signaler une erreur
Votre signalement nous est transmis et sera vérifié avant correction. Pour les horaires, la correction se fait sur messes.info.




