Église Sainte-Elisabeth

Liturgie & Célébrations quotidiennes

Église Sainte-Elisabeth

195 rue du Temple - 75003 Paris

Messe(s) du week-end

Dimanche : 11h00
Dimanche : 15h30

Messes à proximité

Église Saint-Nicolas-des-Champs

254 rue Saint-Martin - 75003 Paris

Église Saint-Martin des Champs

36 rue Albert-Thomas - 75010 Paris

Église Saint-Denis du Saint-Sacrement

68 ter rue de Turenne - 75003 Paris

Église Notre-Dame-des-Blancs-Manteaux

12 rue des Blancs-Manteaux - 75004 Paris

Église Saint-Leu - Saint-Gilles

92 rue Saint-Denis - 75001 Paris

Église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle

25 rue de la Lune - 75002 Paris

Présentation de l'église

L’église Sainte-Élisabeth-de-Hongrie est un édifice religieux catholique situé à Paris dans le 3e arrondissement, datant des XVIIe et XIXe siècles. Sa dédicace à sainte Élisabeth de Hongrie — princesse royale née en 1207, mariée au landgrave Louis IV de Thuringe et devenue figure majeure de la charité chrétienne médiévale —, associée à un parcours institutionnel singulier, confère à l’édifice une identité propre dans le paysage religieux parisien.

L’origine de l’édifice remonte à 1628, date à laquelle commença la construction d’une chapelle destinée au monastère des religieuses du Tiers-Ordre de saint François. Ce monastère, établi à Paris dans le quartier du Temple — ancien quartier des Templiers puis des Hospitaliers —, accueillait une communauté féminine franciscaine vouée à la contemplation et à la charité, conformément au charisme fondateur d’Élisabeth de Hongrie qui avait elle-même rejoint le Tiers-Ordre franciscain après son veuvage.

La chapelle monastique, achevée en 1646, servit à cette communauté jusqu’à la Révolution française. Le Tiers-Ordre franciscain — branche laïque ou semi-régulière de la famille franciscaine — rassemblait des religieuses qui suivaient la règle de saint François d’Assise sans prononcer les vœux solennels des franciscaines clarisses. À Paris, plusieurs maisons du Tiers-Ordre existaient avant la Révolution, celle du Temple étant particulièrement liée à l’aristocratie parisienne qui y envoyait ses filles en retraite ou en vie religieuse adaptée.

La suppression révolutionnaire de 1792 entraîna la dispersion de la communauté et la confiscation de la chapelle, comme de l’ensemble des biens ecclésiastiques. L’édifice connut divers usages profanes au cours de la décennie révolutionnaire — entrepôt, salle publique, édifice administratif — avant d’être restitué au culte catholique en 1802 dans le cadre du Concordat.

À partir de 1802, la chapelle conventuelle devint l’église paroissiale du quartier du Temple — secteur urbain densément peuplé qui nécessitait une paroisse desservant les quelque dizaines de milliers d’habitants du 3e arrondissement parisien récemment créé. Cette conversion d’une chapelle monastique en église paroissiale, fréquente à Paris après le Concordat, adapta progressivement l’édifice aux besoins d’une paroisse urbaine active.

Le XIXe siècle apporta des modifications importantes. L’agrandissement de l’édifice — notamment l’extension des bas-côtés et la reconstruction partielle de la façade — fut mené sous la direction d’architectes parisiens qui respectèrent le parti baroque initial tout en l’adaptant aux exigences pastorales contemporaines. Le plan actuel associe une nef centrale baroque du XVIIe siècle et des extensions latérales du XIXe siècle, combinaison qui donne à l’édifice sa physionomie hybride actuelle.

Depuis 1938, Sainte-Élisabeth-de-Hongrie accueille de façon ordinaire les célébrations religieuses de l’ordre souverain de Malte à Paris. Cette attribution honorifique fait de l’édifice le sanctuaire parisien de l’antique ordre chevaleresque fondé au XIe siècle pour le soin des pèlerins et la défense de la Terre sainte, aujourd’hui consacré à l’assistance aux malades et aux pauvres. L’association entre sainte Élisabeth de Hongrie — figure de la charité médiévale — et l’ordre de Malte — voué à la charité contemporaine — conjugue de manière cohérente deux traditions de service chrétien à travers les siècles.

L’intérieur conserve un mobilier liturgique riche, issu des époques franciscaine et paroissiale : maître-autel baroque, stalles sculptées, grand orgue restauré, tableaux d’autel, chapelles dédiées aux saints patrons. Les insignes de l’ordre de Malte — croix à huit pointes, blasons, drapeaux — ornent plusieurs chapelles, témoignage de la présence maltaise depuis 1938.

Rattachée à l’archidiocèse de Paris, Sainte-Élisabeth-de-Hongrie accueille les messes dominicales, les grandes célébrations liturgiques, les cérémonies de l’ordre de Malte et la fête patronale du 17 novembre — jour de sainte Élisabeth de Hongrie.

Informations Clés

Type d'édifice

Église paroissiale

Paroisse

Sainte-Élisabeth de Hongrie

Diocèse

Paris

Construction

1628