Église Sainte-Madeleine
Église Sainte-Madeleine
Messe(s) du week-end
Dimanche : 10h00 (messe célébrée selon le rite extraordinaire par un prêtre de la Fraternité Sacerdotale Saint Pierre)
Dimanche : 19h00 (messe célébrée selon le rite extraordinaire par un prêtre de la Fraternité Sacerdotale Saint Pierre)
Dimanche : 19h00 (messe célébrée selon le rite extraordinaire par un prêtre de la Fraternité Sacerdotale Saint Pierre)
Messes à proximité
Présentation de l'église
Église-halle de style classique du XVIIIe siècle, Sainte-Madeleine occupe une place centrale dans le quartier Battant de Besançon, sur la rive droite du Doubs face au cœur historique de la capitale comtoise. Reconstruite entre 1746 et 1766 par l’architecte bisontin Nicolas Nicole — l’un des maîtres d’œuvre majeurs de la Franche-Comté au XVIIIe siècle, également actif sur la cathédrale Saint-Jean —, elle succède à une église plus ancienne devenue insuffisante pour la population en expansion du quartier artisanal de Battant.
Le parti architectural retenu par Nicolas Nicole illustre le classicisme français provincial dans sa forme la plus accomplie. Le plan, en église-halle à trois vaisseaux de hauteur presque égale, s’inspire de la tradition allemande et alsacienne adaptée au goût français : cette disposition, rare en Franche-Comté, permet d’obtenir un vaisseau largement éclairé par les baies hautes des collatéraux, qui diffusent une lumière homogène dans tout l’intérieur. L’élévation extérieure, sobre et verticale, combine un ordre corinthien à pilastres, une façade à deux registres couronnée d’un fronton triangulaire et deux tours carrées symétriques flanquant la nef.
Le quartier Battant, dont Sainte-Madeleine constitue le pôle spirituel principal, était historiquement le quartier des vignerons et des artisans bisontins — tonneliers, tisserands, forgerons —, caractérisé par ses rues étroites, ses maisons à tourelles et ses cours intérieures. L’église, élevée au sommet de la rue éponyme, servait de repère visuel et symbolique à cette communauté laborieuse qui se distinguait socialement du centre aristocratique situé sur la rive gauche.
L’intérieur déploie un décor classique sobre, rythmé par les pilastres corinthiens, les corniches moulurées et les stucs blancs. Le maître-autel, œuvre du XVIIIe siècle, est flanqué d’autels latéraux dédiés aux saints patrons des métiers locaux. Les chapelles, qui s’ouvrent sur les bas-côtés, conservent un mobilier composite issu des générations successives de donations paroissiales.
L’élément le plus précieux du mobilier est l’orgue historique, classé aux monuments historiques. Construit au XVIIIe siècle et restauré à plusieurs reprises, l’instrument conserve son buffet sculpté d’origine et une partie de ses jeux classiques. Il fait régulièrement l’objet d’auditions et sert d’instrument d’étude pour les organistes formés au conservatoire bisontin.
L’église abrite également un musée de la vie passée du quartier de Battant, installé dans les dépendances et consacré à l’histoire artisanale, viticole et religieuse de la rive droite bisontine. Cette double vocation — lieu de culte et espace muséal — inscrit Sainte-Madeleine dans les pratiques culturelles contemporaines de valorisation du patrimoine immatériel des quartiers populaires.
Classée aux monuments historiques depuis 1930, Sainte-Madeleine appartient à l’archidiocèse de Besançon. Elle fait partie de l’unité pastorale Saint-Étienne et est confiée à la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre — communauté sacerdotale attachée à la forme extraordinaire du rite romain. Les Bisontins l’appellent de préférence « église de la Madeleine ». Elle accueille les messes dominicales selon le rite traditionnel, les grandes célébrations liturgiques et la fête patronale du 22 juillet.