Besançon
Histoire de Besançon
Besançon, préfecture du Doubs (Bourgogne-Franche-Comté, 119 198 habitants), porte un toponyme attesté pour la première fois sous la forme Vesontio par Jules César dans ses Commentaires sur la guerre des Gaules. On a retrouvé sur un portique une inscription latine dédiée au dieu Mars Vesontii, divinité topique associée au site, comme cela était fréquent chez les Gaulois. Le nom de la ville signifiait donc « le domaine du dieu Vesontios ». Au IVe siècle, un B remplace le V et le nom devient Besontio, puis Besançon en 1243.
L’oppidum gaulois est, au Ier siècle av. J.-C., la possession des Séquanes, qui contrôlaient un vaste territoire entre Rhône, Saône, Jura et Vosges. Un gué protohistorique (à l’emplacement de l’actuel pont Battant) constituait l’unique accès à la cité. Vesontio est occupée en 59 ou auparavant par Arioviste et ses Suèves, puis par les Éduens, avant que Jules César ne l’investisse en 58 av. J.-C. À la suite de la conquête romaine, Vesontio devient la capitale de la civitas des Séquanes et l’une des plus grandes villes de la Gaule belgique, puis de la province de Germanie supérieure. La Porte Noire, érigée sous Marc Aurèle vers 175, en demeure le vestige le plus emblématique. Sous la Tétrarchie, Vesontio devient capitale de la Provincia Maxima Sequanorum.
Histoire religieuse à Besançon
Après avoir acquis un siège épiscopal dès le IIIe siècle, les églises et abbayes de Besançon se multiplient pendant la période du haut Moyen Âge. D’importantes reconstructions ont lieu au XIe siècle durant l’épiscopat d’Hugues Ier, et de nombreuses églises sont embellies ou rebâties après la conquête française de 1674. En 1842, l’église du Saint-Esprit est officiellement cédée à la communauté protestante; la communauté juive inaugure sa synagogue en 1869.
Patrimoine religieux à Besançon
L’édifice catholique le plus important est la cathédrale Saint-Jean, d’architecture gothique, datant des XIe-XIIIe et XVIIIe siècles. Elle comporte deux absides et abrite un chef-d’œuvre de Fra Bartolomeo, le tableau de la Vierge aux Saints peint en 1512. La cathédrale domine l’ancien quartier capitulaire qui inclut l’archevêché (ancien hôtel Boistouset) et l’ancien palais archiépiscopal occupé actuellement par le Rectorat d’académie. Le Grand Séminaire fut construit de 1670 à 1695 par l’archevêque Antoine-Pierre de Grammont.
À l’autre extrémité de la Grande Rue se trouve l’église Sainte-Madeleine, élevée de 1746 à 1766 sur des plans de Nicolas Nicole. Définitivement terminée en 1828-1830 par la construction de ses deux tours, dont l’une sert de perchoir à l’automate carillonneur Jacquemart, elle présente une toiture de tuiles polychromes vernissées. L’église Saint-Pierre, édifiée par le Bisontin Claude Joseph Alexandre Bertrand de 1782 à 1786, possède un haut clocher servant de beffroi. L’église Saint-Maurice, fondée au VIe siècle, fut reconstruite de 1711 à 1714 avec une façade de style jésuite. L’église Notre-Dame, ancienne abbaye bénédictine Saint-Vincent fondée au XIe siècle, devint paroissiale sous l’Empire; sa façade fut conçue en 1720 par Jean-Pierre Galezot. L’église Saint-François-Xavier, ancienne chapelle du collège des Jésuites, a été édifiée entre 1680 et 1688. L’abbatiale Saint-Paul, ancienne abbaye fondée vers 628 par saint Donat archevêque de Besançon, fut rebâtie aux XIVe et XVe siècles. La basilique Saint-Ferjeux, de style romano-byzantin, est construite sur la grotte des saints patrons de Besançon.