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Basilique · Doubs

Basilique Saint-Ferréol et Saint-Ferjeux

Besancon

24 rue de la Basilique (presbytère) - 25000 Besancon
Basilique Saint-Ferréol et Saint-Ferjeux

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Source : messes.info

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Adresse
24 rue de la Basilique (presbytère) - 25000 Besancon
Paroisse
Paroisse Saint-Ferréol
Construction
1901

Découvrir le lieu

Histoire de la basilique Saint-Ferréol et Saint-Ferjeux

L'histoire de cet édifice plonge ses racines dans les dernières décennies du IIe siècle, lorsque l'évêque saint Irénée de Lyon — lui-même disciple de saint Polycarpe de Smyrne, disciple de l'apôtre Jean — envoie deux prêtres originaires d'Athènes, saint Ferjeux et son frère saint Ferréol, fonder l'Église catholique de Vesontio (Besançon) et évangéliser la Séquanie gallo-romaine. Selon la tradition, les deux évangélisateurs s'installent dans une grotte aux alentours de Besançon, là même où s'élèvera plus tard la basilique. Après avoir tenté de convertir la femme du gouverneur romain Claude, ils sont décapités le 10 juin 212 ; ils deviennent les saints patrons de Besançon, fêtés conjointement le 16 juin.

Une première église existait sur ce lieu, probablement bâtie vers 1657. Durant la Révolution, elle fut transformée en hôpital. En octobre 1870, le cardinal Césaire Mathieu invoque les saints patrons de la ville pour protéger Besançon des troupes prussiennes. La cité ayant été épargnée, il prononce un vœu solennel le 26 janvier 1871 — ériger un nouvel édifice sur le lieu de la tradition. Dès novembre 1870, l'architecte franc-comtois Alfred Ducat dépose un premier projet, à titre gracieux. Édouard Bérard, élève d'Eugène Viollet-le-Duc, est ensuite désigné pour conduire le chantier, mais son projet se révèle trop coûteux ; c'est finalement celui de Ducat qui est retenu, dans l'esprit des grandes basiliques votives de l'époque : Notre-Dame de Fourvière à Lyon, le Sacré-Cœur de Montmartre à Paris, la cathédrale Sainte-Marie-Majeure de Marseille.

Les travaux débutent la même année. Une première messe est célébrée en 1892 dans la partie déjà construite, puis la crypte est inaugurée en 1895. En 1898, Alfred Ducat décède ; son disciple et collaborateur Joseph Simonin achève la construction. En 1905, la ville de Besançon obtient la propriété et la charge de l'édifice. En 1912, l'église est officiellement érigée en basilique — distinction matérialisée par l'ombrellino et le tintinnabulum placés de part et d'autre du transept. Le 21 juin 1925, elle est consacrée, soit cinquante-quatre années après le vœu du cardinal Césaire Mathieu. La basilique est inscrite au titre des monuments historiques depuis le 27 octobre 2006.

Architecture et patrimoine

La basilique est de style romano-byzantin. Sa façade antérieure est encadrée par deux imposantes tours : l'une abrite un baromètre, l'autre une horloge. Sous le chœur, le transept et une partie de la nef s'étend une crypte accessible par deux escaliers latéraux ; cinq chapelles sont réparties autour de l'abside.

Le programme de décoration intérieure, confié à Pierre Pfister et inspiré de ses recherches archéologiques dans les catacombes romaines, se déploie en peintures murales au-dessus des grandes arcades de la nef, réalisées par des artistes bisontins. La coupole est couverte de mosaïques d'Ulysse Camille Drupt (1876–1968). Son tambour repose sur quatre pendentifs figurant les quatre évangélistes, et représente le Christ face à la Jérusalem céleste, entouré des saints du diocèse. Des vitraux fabriqués par l'atelier Gaudin et des sculptures de Just Becquet complètent l'ensemble.

L'orgue en tribune possède une histoire propre. Le buffet remonte à un instrument de huit jeux construit par le facteur Jean-Baptiste Ghys de Dijon, apporté à la basilique par l'abbé Jules Marquiset. Jugé insuffisant pour l'immensité de l'édifice, il reçoit un deuxième clavier de dix jeux, toujours par Ghys. En 1930, Jules Bossier y ajoute un troisième clavier de positif — nomenclature sur laquelle Jehan Alain est consulté. Il inaugure l'orgue agrandi le 10 juin 1932. En 1988, Jean-Marc Cicchero mène une restauration complète ; c'est sur cet instrument que Marie-Claire Alain enregistre en 2000 la deuxième intégrale de l'œuvre d'orgue de son frère.

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