Basilique Saint-Ferréol et Saint-Ferjeux
Basilique Saint-Ferréol et Saint-Ferjeux
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Présentation de la basilique
La basilique Saint-Ferjeux, située dans le quartier éponyme de Besançon, est un édifice de style éclectique romano-byzantin dont la construction s’est achevée en 1901. Placée sous le patronage conjoint de saint Ferjeux et de saint Ferréol — les deux saints patrons de Besançon, frères et martyrs du IIIe siècle venus évangéliser la Séquanie —, elle exalte à la fois leur lignée spirituelle et la mémoire des grandes figures chrétiennes de la Franche-Comté.
Le vocable rappelle une lignée apostolique remarquée : l’apôtre saint Jean, son disciple saint Polycarpe, le disciple de celui-ci saint Irénée — qui devint évêque de Lyon —, et les saints Ferréol et Ferjeux, envoyés par Irénée évangéliser la Séquanie au IIIe siècle. Cette transmission de disciple en disciple, attestée par les textes anciens, confère à Saint-Ferjeux une profondeur historique qui dépasse le simple cadre régional et l’inscrit dans l’arbre généalogique de la chrétienté primitive. Les deux saints auraient été martyrisés à Besançon vers 212, et leurs reliques sont depuis conservées dans la cité capitale de la Franche-Comté.
Le programme iconographique de la basilique intègre également les grandes figures franc-comtoises, rappelant que la terre de Franche-Comté fut au Moyen Âge et à l’époque moderne un foyer spirituel de premier plan : sainte Colette de Corbie, réformatrice de l’ordre des Clarisses au XVe siècle ; sainte Jeanne-Antide Thouret, fondatrice des Sœurs de la Charité au début du XIXe siècle. Ces figures rayonnent dans les vitraux, les peintures murales et le programme sculpté.
Le parti architectural éclectique combine les volumes d’une basilique romano-byzantine avec des éléments empruntés à différentes traditions médiévales. La coupole centrale, les absidioles, l’emploi de la brique et du parement de pierre, les arcs en plein cintre et les mosaïques intérieures évoquent l’architecture ravennate et byzantine revisitée à la fin du XIXe siècle — courant esthétique qui trouve à la même époque des expressions à Paris (Sacré-Cœur de Montmartre), à Marseille (Notre-Dame de la Garde), à Albert (Notre-Dame de Brebières) et dans plusieurs autres grandes villes françaises. L’édifice bisontin appartient donc à ce vaste mouvement de reprise monumentale des formes orientales et paléochrétiennes qui caractérise les dernières décennies de la Troisième République.
L’intérieur conserve un ensemble cohérent de décors posés entre 1900 et 1930 : mosaïques pariétales, peintures murales, mobilier liturgique en marbre et pierre. Les reliques des saints patrons de Besançon y sont exposées dans un reliquaire orfèvré qui forme le point focal du chœur. Cette présence relique confère à Saint-Ferjeux une importance dévotionnelle continue depuis le Moyen Âge, la basilique ayant succédé à plusieurs édifices antérieurs qui marquaient le lieu de leur martyre présumé.
La basilique fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 27 octobre 2006. Rattachée à l’archidiocèse de Besançon, elle accueille les messes dominicales, les grandes célébrations liturgiques et le pèlerinage annuel consacré aux saints patrons comtois, qui rassemble chaque 16 juin — fête de Ferréol et Ferjeux — les paroisses de l’archidiocèse.