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Ablis

Yvelines · Île-de-France

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La commune et son patrimoine religieux

Histoire d'Ablis

Ablis, commune des Yvelines en Île-de-France, peuplée de 3 715 habitants, doit son importance ancienne à sa position de carrefour, à l'intersection des voies reliant Orléans à Poissy en direction du Valois et de la Picardie, et Carnotum (Chartres) à la Bretagne. Le site montre une occupation celte au deuxième âge du fer, avec notamment la présence d'un sanctuaire gaulois, puis une occupation gallo-romaine attestée par la découverte de poteries rouges et noires, de monnaies et de scories de laitier. On suppose qu'Ablis est le lieu de la bataille d'Avollocium de 574, opposant Chilpéric, roi de Neustrie, à Sigebert, roi d'Austrasie.

Au Moyen Âge, Ablis appartient à la châtellenie de Bréthencourt, propriété de Gui de Rochefort, avant de passer aux familles d'Auneau puis de Gallardon. Le village souffre beaucoup durant la guerre de Cent Ans. En 1328, après la victoire de Cassel, Philippe de Valois passe à Ablis en se rendant à la cathédrale de Chartres pour rendre grâce à Dieu. À la suite des croisades, le pays est infesté par la lèpre et plusieurs léproseries sont construites dans le diocèse de Chartres, dont une à Ablis, située à l'emplacement de la chapelle Sainte-Madeleine aujourd'hui détruite, où une croix marque le lieu. Bien que fortifié, le village est occupé le 16 décembre 1562 par l'armée protestante en marche sur Chartres pendant les guerres de religion ; Condé et Coligny y décident d'infléchir leur stratégie vers Dreux. En février 1658, Pierre Poncet de la Rivière fait ériger Ablis en comté.

Toponymie d'Ablis

Le nom de la localité est attesté sous les formes Avallocium au VIe siècle, Ablees, Abluies, Abluyes, Abbluyez, Ableiae au XIe siècle, Ableix au XIIe siècle, puis Abluis vers 1158. L'explication d'Albert Dauzat, qui proposait une formation toponymique en -(i)acum précédée d'un nom de personne latin non attesté *Apilius, est aujourd'hui abandonnée car il ne connaissait pas de forme ancienne. Il s'agit vraisemblablement d'une formation toponymique gauloise basée sur l'élément avalo signifiant « pomme », d'après l'attestation ancienne Avallocium, suivi du suffixe présumé gaulois -ocium, d'où le sens global de « pommeraie ». Une homonymie est possible avec Aveluy dans la Somme.

Patrimoine religieux à Ablis

L'église Saint-Pierre-Saint-Paul remonte au XIe siècle, avec un clocher du XIIe siècle et une nef agrandie ultérieurement. L'édifice fait l'objet d'une protection par inscription à l'inventaire des Monuments Historiques depuis 1950. Lors d'une restauration, de nouveaux vitraux ont été posés entre 1866 et 1874, dus à Nicolas Lorin, parmi lesquels figure le Vitrail de la vie de la Vierge.

L'ancienne abbaye Saint-Épain-Saint-Blaise comprend un bâtiment du XVIe siècle et un prieuré du XIIe siècle, doté de deux tourelles en poivrières. Ce prieuré bénédictin fut fondé en 1115 par Geoffroy de Praelles et dépendait de l'abbaye Notre-Dame de Josaphat. Un ancien hospice fondé au XIIe siècle subsiste également, avec un bâtiment du XVIIe siècle, ainsi que l'ancienne chapelle Sainte-Madeleine du XIIe siècle, mentionnée plus haut pour son lien avec la léproserie médiévale.

Saints liés à Ablis

Geoffroy d'Ablis, mort entre 1316 et 1319 à Lyon, fut un religieux dominicain et inquisiteur célèbre, grand pourfendeur de cathares.

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