Ainhoa
Pyrénées-Atlantiques · Nouvelle-Aquitaine
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La commune et son patrimoine religieux
Histoire d'Ainhoa
Ainhoa est une commune de Pyrénées-Atlantiques, en Nouvelle-Aquitaine, qui compte 667 habitants. Le toponyme Ainhoa apparaît sous les formes Aynho (1243, titres de l'abbaye Sainte-Claire de Bayonne), Brigitte Jobbé-Duval avance que le toponyme pourrait provenir du basque aino qui signifie « chèvre ».
Le lieu-dit Capéra possédait une chapelle au (1863, dictionnaire topographique Béarn-Pays basque). Dantxaria est un hameau d’Ainhoa, cité sous la graphie Dancharia dans le dictionnaire de 1863. Le pont Landibar, traversant le Haïçaguerry, est mentionné en 1863 dans le dictionnaire topographique Béarn-Pays basque.
Son nom basque actuel est Ainhoa.
L'ancienne redoute Urrizti témoigne du passé ancien du territoire. La loi du, qui détermina un nouveau paysage administratif de la France en créant des départements et des districts, décida de la naissance du département des Basses-Pyrénées en réunissant le Béarn, les terres gasconnes de Bayonne et de Bidache, et les trois provinces basques françaises. Pour ces dernières, trois districts furent créés: Mauléon, Saint-Palais et Ustaritz, qui remplaça le bailliage du Labourd. Le siège d'Ustaritz fut transféré presque immédiatement à Bayonne. Son Directoire incita un grand nombre de municipalités à adopter de nouveaux noms conformes à l'esprit de la Révolution. Ainsi Ainhoa s'appela Mendiarte, Ustaritz devint Marat-sur-Nive, Itxassou Union, Arbonne Constante, Saint-Étienne-de-Baïgorry Thermopyles, Saint-Palais Mont-Bidouze, Louhossoa Montagne-sur-Nive, Saint-Jean-Pied-de-Port Nive-Franche, Saint-Jean-de-Luz Chauvin-Dragon, du nom d'un jeune soldat mort au combat et Souraïde Mendialde.
En 1794, au plus fort de la Terreur, et à la suite de la désertion de quarante sept jeunes gens d'Itxassou, le Comité de salut public (arrêté du 13 ventôse an II - ) fit arrêter et déporter une partie des habitants (hommes, femmes et enfants) d'Ainhoa, Ascain, Espelette, Itxassou, Sare et Souraïde, décrétées, comme les autres communes proches de la frontière espagnole, communes infâmes. Cette mesure fut étendue à Biriatou, Cambo, Larressore, Louhossoa, Mendionde et Macaye. Les habitants furent. En réalité, ils furent regroupés dans les églises, puis déportés dans des conditions très précaires à Bayonne, Capbreton, Saint-Vincent-de-Tyrosse et à Ondres. Les départements où furent internés les habitants des communes citées furent le Lot, le Lot-et-Garonne, le Gers, les Landes, les Basses-Pyrénées (partie béarnaise) et les Hautes-Pyrénées. Le retour des exilés et le recouvrement de leurs biens furent décidés par une série d'arrêtés pris le et le, poussés dans ce sens par le directoire d'Ustaritz:. La récupération des biens ne se fit pas sans difficulté, ceux-ci avaient été mis sous séquestre mais n'avaient pas été enregistrés et avaient été livrés au pillage:.
Patrimoine religieux à Ainhoa
La commune a reçu le label des Plus Beaux Villages de France, décerné par une association indépendante visant à promouvoir les atouts touristiques de petites communes françaises riches d'un patrimoine de qualité. Le village est organisé en bastide, recélant des maisons labourdines du et un fronton place libre qui s'appuie sur le cimetière entourant l'église. Un lavoir (fontaine Alhaxurruta), toujours présent entre le bourg et le quartier de Dancharia, fut remarqué par Napoléon III et Eugénie lors d'une excursion le.
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