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Amagney

Doubs · Bourgogne-Franche-Comté

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La commune et son patrimoine religieux

Histoire d'Amagney

Amagney est une commune du Doubs, en région Bourgogne-Franche-Comté, peuplée de 941 habitants. Des tuileaux d'époque romaine retrouvés sur son territoire indiquent que la région était habitée au début de notre ère, la vallée du Doubs ayant été un lieu de passage important. Les premières mentions d'Amagney datent du XIIIe siècle. Le Chapitre métropolitain de Besançon y avait ses droits, notamment la dîme du vin en 1229. La famille de Montfaucon était également présente à Amagney : Amédée de la Tour, chevalier de Besançon, déclarait tenir en fief tout ce qu'il avait à Amagney d'Amé de Montbéliard, seigneur de Montfaucon. En 1300, Jean de Montbéliard, seigneur de Montfaucon, donne à l'hôpital du Saint Esprit de Besançon quatre bichets de froment assignés sur le moulin d'Amagney. En 1522, le lieu-dit Malmaison est officiellement rattaché au village. Amagney fut d'abord une terre vignoble, avant de produire des mirabelles, fêtées chaque année le dernier dimanche du mois d'août.

Toponymie d'Amagney

Le nom de la localité est attesté sous les formes Amagnys en 1233, Amaygnées en 1253, Asmaynes en 1261, Amaignés ou Amaiacus en 1385, Ameigney en 1425. Selon Albert Dauzat, qui ne connaît pas de forme ancienne, Amagney pourrait procéder d'un hypothétique *Amaniacum, constitué peut-être du nom de personne germanique Amano, Amunnus, latinisé en *Amanius, suivi du suffixe -acum, d'origine gauloise, marquant le lieu et la propriété.

Patrimoine religieux à Amagney

L'église d'Amagney est attestée en 1275. En 1318, son patronage appartient au trésorier du Chapitre métropolitain de Besançon ; en dépendent Les Longeaux, La Malmaison et Rufille. Visitée par l'archevêque de Besançon en mai 1665, elle reçut en 1696 des ornements dus au ciseau du sculpteur Georges de La Seigne. Rebâtie en 1773 par l'entrepreneur Bidal, sa décoration fut confiée au sculpteur Hugues Flamand de Besançon, qui passa marché en 1779 avec les habitants pour y installer deux retables. Deux tableaux furent commandés au peintre bisontin Jean-Pierre Fraichot, et une cloche au fondeur Claude-Joseph Lièvremont en 1775. Devenue trop petite, l'église fut presque entièrement reconstruite un siècle plus tard, à l'exception du clocher datant de 1821 ; l'architecte Maximilien Painchaux dressa les plans d'une église-halle à coupole, peinte par Charpy en 1875. L'ornementation, conçue par l'architecte Lavie, est en pierre : chaire, autels, retables, fonts baptismaux et chemin de croix. L'archevêque de Besançon consacra la nouvelle église le 28 décembre 1876. L'édifice est placé sous le patronage de saint Ferréol et saint Ferjeux et conserve un tableau ancien montrant Besançon, ses fortifications et les deux saints.

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