Anor
Nord · Hauts-de-France
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La commune et son patrimoine religieux
Histoire d'Anor
Deux siècles avant Jésus-Christ, les Nerviens traversèrent la Meuse pour s'établir dans la partie nord de la Gaule comprise entre la Meuse et l'Escaut. Ils furent décimés lors de la bataille livrée en 54 avant Jésus-Christ sur les bords de la Sambre, non loin de l'emplacement actuel d'Hautmont. Dès lors, la Nervie, comme tout le nord de la Gaule, fit partie de l'Empire romain, comme l'attestent les anciennes carrières d'arkose exploitées par les Romains à Anor.
En 843, le traité de Verdun partage l'empire carolingien entre les trois petits-fils de Charlemagne : à Lothaire I échoit la Francie médiane, qui comprend le Hainaut dont fait partie le village. Le traité de Prüm de 855 rattache le Hainaut à la Lotharingie de Lothaire II. Après la mort de ce dernier, le traité de Meerssen (870) rattache une partie de la Lotharingie à la Francie occidentale, puis le traité de Ribemont de 880 transfère le Hainaut à la Francie orientale, qui deviendra le Saint-Empire romain germanique en 962. Au XIIe siècle, le seigneur d'Avesnes octroie une charte à Anor et y construit une forteresse. Le traité de Nimègue de 1678 rattache la commune à la France.
Toponymie d'Anor
Les formes anciennes du nom sont attestées dès le XIIe siècle : Anore vers 1150 dans la charte communale de Nicolas d'Avesnes, Anora en 1151 dans le cartulaire de l'abbaye de Liessies, Annora en 1177 dans une bulle du pape Alexandre III, puis Anoire (1186), Anhors (1349, dans le Pouillé du diocèse de Cambrai), Anord (1484), et enfin Anor en 1788, inscription portée sur la cloche du lieu. L'étymologie reste incertaine : certains chercheurs y voient une racine celtique signifiant « entouré d'eau » (am ou an, « autour », et oire, « eau »), d'autres une forme latine alnora évoquant une lisière ou frontière, en cohérence avec la position d'Anor à l'extrémité sud du comté du Hainaut, presque entièrement entourée de forêt sur la carte de Cassini. D'autres encore rattachent le nom à l'aulne.
Patrimoine religieux à Anor
Anor compte près d'une soixantaine d'oratoires sur son territoire, ce qui en fait la commune française qui en possède le plus grand nombre. Le patrimoine bâti catholique comprend également l'église Saint-Nicolas, reconstruite en 1932, ainsi que la chapelle Saint-Gorgon. Le Pouillé du diocèse de Cambrai mentionne Anor dès 1349, témoignant du rattachement ancien du village à ce diocèse médiéval.
Saints liés à Anor
Anor a vu naître Fernand-Jean-Joseph Thiry (1884-1930), membre des Missions étrangères de Paris, missionnaire au Japon et évêque du diocèse de Fukuoka, ainsi que Jacques Ménager (1912-1998), archevêque de Reims.
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