Antony
Hauts-de-Seine · Île-de-France
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- Église Saint-Saturnin2 place de l'église - 92160 Antony
- Église Saint-Maxime11 rue du Jour - 92160 Antony
- Église Saint-François-d’Assise16 avenue Raymond Aron (N20) - 92160 Antony
- Église Saint-Germain-l’Auxerrois1 place de l'église - 92290 Châtenay-malabry
- Église Notre-Dame-de-la-Merci6 Place Pierre et Marie Curie - 94260 Fresnes
- Église Saint-Paulangle avenue de France/rue des Canadiens - 91300 Massy
- Église Sainte-Thérèse-d’Avila281 avenue de la Division Leclerc - 92290 Châtenay-malabry
- Église Saint Paul De La Vallee Aux Renards1F rue Jean Moulin - 94260 Fresnes
- Église Notre-Dame-de-l’Assomptionrue de l'Eglise - 91370 Verrieres le buisson
Découvrir Antony
La commune et son patrimoine religieux
Histoire d'Antony
Antony est une commune des Hauts-de-Seine, en Île-de-France, qui compte 63 232 habitants. Son nom apparaît pour la première fois dans une confirmation du roi Louis le Pieux, en 829, faite aux moines de Saint-Germain-des-Prés, sous la forme Antoniacum. Il est ensuite attesté sous les formes Anthoniaco, Anthognyaco, Antongni, Antoni puis Antony, à l'exception d'une courte période durant la Révolution française où la commune prit le nom d'Antony-Révolution. Il s'agit d'une formation gallo-romane combinant l'anthroponyme latin Antonius, ancêtre du prénom Antoine, et le suffixe gaulois -acum. Le toponyme partage son origine avec d'autres lieux comme Antogny, Antoigné ou Antoigny, qui remontent tous au type gallo-roman Antoniacu.
L'histoire d'Antony débute au Ve siècle sous l'ère gallo-romaine et se confond avec celle du domaine royal constitué par les Capétiens dans la future Île-de-France. La commune fut la principale dépendance de l'abbaye parisienne de Saint-Germain-des-Prés. En 872, le roi Charles le Chauve confirme la propriété d'Antoniacum à l'abbaye, et le cartulaire conservé aux Archives nationales, ainsi que les plans et terriers depuis le Moyen Âge, en font l'une des sources d'information les plus riches sur le territoire. Aux temps préhistoriques, les hommes se sont installés sur les rebords du plateau dominant la vallée, et des restes d'implantations sont encore visibles dans le bois de Verrières. Le choix du site a été dicté par l'eau et les voies de circulation: un coteau facile à protéger car en hauteur, des sols plus riches que ceux du plateau, une zone non inondable au-dessus des marais, et le niveau des sources qui affleurent sur les marnes vertes. Les nombreuses fontaines de la rue de l'Église et de l'avenue du Bois-de-Verrières, ainsi que les noms de lieux, attestent l'existence de cette nappe phréatique et l'importance de l'eau dans l'organisation initiale du village.
Du IXe au XIIIe siècle, la seigneurie d'Antony est l'une des principales dépendances de Saint-Germain-des-Prés. La ville se trouve sur la voie romaine et médiévale, à un gué appelé le « Pont-aux-Ânes », et son site de coteau en fait un lieu de passage depuis Montlhéry, place forte qui surveille l'accès sud de Paris. Antony dispose également d'une petite place forte, la Tour d'argent, qui occupe la partie haute du village et joue un rôle de gué et de défense. En 1042, le roi de France accorde à l'abbé de Saint-Germain « un autel dédié en l'honneur de saint Saturnin et situé dans le territoire de Paris, en la juridiction appelée Paris ». En 1177, reconnaissant l'importance du village, la chapelle d'Antony devient église paroissiale. Les habitants sont alors tous serfs de l'abbaye. Tandis que les villes commencent à obtenir des chartes de commune, les campagnes amorcent un mouvement d'émancipation qui aboutit à l'affranchissement des serfs. La date décisive est 1248: Thomas de Mauléon, abbé de Saint-Germain-des-Prés, affranchit ses serfs d'Antony et de Verrières, ce qui précipite le développement de la ville. En 1545, à la prière du cardinal de Tournon, abbé commendataire de Saint-Germain, le roi donne des lettres patentes pour l'établissement de foires à Antony, le jeudi suivant la Pentecôte et le jour de Sainte Catherine, ainsi qu'un marché hebdomadaire. La fondation de la fabrique de cires intervient en 1702. À la fin du XVIIe et au XVIIIe siècle, Antony devient un lieu de villégiature proche de Paris: La Fontaine et Charles Perrault y prennent leurs quartiers d'été, et de nombreuses maisons de maître y sont construites par des notables parisiens. Parmi ces propriétés ont subsisté l'ancien château, la propriété de l'acteur François-René Molé, la folie de la famille de Castries dans l'actuel parc Heller, dont une dépendance demeure, la maison de la Belle Levantine devenue Maison Saint-Jean, la propriété des Dames de Saint-Raphaël, et la propriété de Ballainvilliers, achetée en 1860 par le chirurgien Alfred Velpeau. La commune reste essentiellement agricole jusqu'au début du XXe siècle, comme l'écrivait Le Petit Journal en 1922 en saluant l'une des communes de banlieue parisienne « où l'agriculture est restée la plus florissante ».
Patrimoine religieux à Antony
L'église paroissiale Saint-Saturnin, devenue paroisse en 1177, est l'élément religieux le plus ancien de la commune. Le chœur date de la fin du Moyen Âge, le clocher d'une époque postérieure, la nef d'une autre encore, et la chapelle sud est moderne. À l'intérieur, on peut admirer un lave-mains d'époque carolingienne et de beaux vitraux de la fin du XVe et du début du XVIe siècle. Le beffroi soutient quatre cloches, dont la plus ancienne, Charlotte-Geneviève, date de 1730. L'église a fait l'objet d'importants travaux de rénovation au cours des dernières années, et son presbytère, sur la place de l'Église, a été restauré en 1989; elle est classée au titre des monuments historiques. L'ancienne manufacture royale des cires, construite en 1714 pour produire bougies et chandelles destinées à la cour de Versailles et aux autres châteaux royaux, profitait de la qualité des eaux des rivières voisines pour produire des bougies d'une blancheur inhabituelle; l'entreprise quitta Antony pour Bourg-la-Reine et existe toujours sous le nom de Cire Trudon; le bâtiment est aujourd'hui occupé par les sœurs de Saint-Joseph de Cluny, installées en 1890. La chapelle Sainte-Marie-Mère-de-l'Église, dans l'institution Sainte-Marie d'Antony, a été construite en 1968 sur les plans des architectes Georges Dengler et Zunz; elle abrite une grande paroi ajourée en brique due au maître-verrier Henri Martin-Granel, et une fresque de céramique de Jacqueline Bechet-Ferber. L'église Sainte-Jeanne-de-Chantal occupe quant à elle un bâtiment provenant de l'Exposition coloniale de 1931. La Maison Saint-Jean, ancienne propriété Chénier dite « la Belle Levantine », fut achetée par Jean-Charles Persil, ministre de Louis-Philippe, qui y mourut en 1870.
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