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Arbonne-la-Forêt

Seine-et-Marne · Île-de-France

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La commune et son patrimoine religieux

Histoire d'Arbonne-la-Forêt

Arbonne-la-Forêt, commune de Seine-et-Marne en Île-de-France (992 habitants), s'inscrit dans un territoire fréquenté dès le Mésolithique, comme en témoigne l'abri orné du bois de la Feuillardière et la grotte des orchidées au Rocher du Corne-Biche. À l'époque gauloise, la forêt de Fontainebleau sépare les tribus Senones des Carnutes, et des pièces gauloises retrouvées près de l'église du village attestent une présence à l'époque gallo-romaine. Du Moyen Âge à la Révolution, le village appartient à la puissante famille des Guignard de Montguygnard, seigneurs de Samois et d'Arbonne, avant que les terres ne passent en 1676 au seigneur Nicolas d'Argouges, conseiller du roi. Le toponyme évolue à travers les siècles depuis Herbona en 1210 jusqu'à Arbonne-la-Forêt depuis 1974.

Patrimoine religieux à Arbonne-la-Forêt

L'église Saint-Éloi a été édifiée à la fin du XIIe siècle, remaniée aux XVe-XVIe siècles. Au XIIIe siècle, les Templiers fondent à Arbonne au lieu-dit Baudelu une commanderie qui devient par la suite le prieuré des hospitaliers de Saint-Louis ; les hospitaliers possédaient, depuis le XIIe siècle, une chapelle dédiée à saint Blaise. L'église Saint-Éloi est brûlée pendant la guerre de Cent Ans, et la nef est reconstruite. En 1385, à la suite de l'incendie qui détruisit la maison du commandeur pendant les guerres du XIVe siècle, le chapitre du grand prieuré de France supprime la commanderie de Baudelu, dont la chapelle échoit aux seigneurs de Fleury. En 1789, un orage met le feu à la toiture de la nef de l'église Saint-Éloi qui ne sera plus reconstruite : le clocher et un pan de mur de douze mètres de long de la nef éventrée témoignent encore de cet ouvrage sacré. En 1862, maître Poyez, avoué à Melun, fait édifier à la suite d'un vœu pour la guérison de sa fille une tour chapelle ex-voto baptisée « Notre-Dame-de-Grâce » sur le rocher dominant la plaine de Chanfroy.

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