Bazoges-en-Pareds
Vendée · Pays de la Loire
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La commune et son patrimoine religieux
Histoire de Bazoges-en-Pareds
Bazoges-en-Pareds, commune de Vendée en Pays de la Loire (1 140 habitants), est occupée dès le Néolithique, comme en témoignent les mégalithes recensés sur son territoire (Pierre-Levée des Landes, Pierre-Folle des Cous, Ciste des Cous). Une première fortification médiévale apparaît près du hameau du Plessis-Bouchard aux alentours du Xe siècle, motte castrale liée à la lutte contre les raids normands remontant le Grand Lay. En 1056, un premier seigneur de Bazoges est mentionné, Thibaut Luneau. Vers 1380, Jehan Girard, alors seigneur, fait construire le Donjon ; la famille des Girard gouverne la seigneurie pendant deux siècles et compte parmi les proches conseillers des rois de France, avec Régnault Girard, ambassadeur de Charles VII en Écosse, en Bretagne et en Aragon. Après 1563, la seigneurie passe aux Poussard, marquis de Fors et du Vigean, puis aux Baudéan de Parabère (1670-1769) et enfin aux Carré de Candé. Les protestants furent nombreux dans la paroisse, jusqu'à 20 % de la population selon les rapports des curés locaux ; entre 1563 et 1652, les Poussard pratiquent la religion réformée et le culte se tient dans une grange sous la direction du pasteur de Mouilleron. En 1594, le château est assiégé par une troupe de la Ligue catholique commandée par Don Alonzo, mise en déroute par les renforts du seigneur des Roches-Baritaud et de la cavalerie royale de Fontenay. Bazoges se soulève en mars 1793 lors de l'insurrection vendéenne et reste « commune occupée par les rebelles » jusqu'au début de 1795. Le 30 janvier 1794, la Colonne Infernale du général Duval et de l'adjudant-général Prévignaud parcourt la commune : 27 paysans sont tués dans la cour du château de Pulteau, qui est pillé et incendié, et l'église et le bourg sont livrés aux flammes.
Toponymie de Bazoges-en-Pareds
En poitevin, la commune est appelée Badàujhe-en-Parai. Plusieurs étymologies ont été proposées pour Bazoges. La plus courante, mentionnée par les frères Parfaict dès 1730, fait dériver le nom du latin basilica, désignant à l'origine les auditoires où les Préteurs romains rendaient la justice ; aucun vestige d'une telle installation n'a cependant été retrouvé. L'abbé Aillery, sous la monarchie de Juillet, propose une autre origine à partir de la forme patoise Badauges et du suffixe auge, issu du latin ager (« le champ »), faisant de Bazoges le « pays de Badius », mot latin désignant une couleur proche du rouge, à l'image de la terre locale. Pareds est attesté sous les formes Alperium vel Alparedum (vers 1060), De Auparesio (1137), De Paredo (1468) ; le mot est issu du pré-latin *Alp-iccum, formé sur le radical pré-latin alp- désignant à l'origine la couleur blanche, puis le monde d'en haut. Pareds est aussi le nom d'une ancienne cité gallo-romaine, Altoparedum (aujourd'hui sur la commune de la Jaudonnière), siège d'un archidiaconé entre le IIIe siècle et le Concordat de 1801.
Patrimoine religieux à Bazoges-en-Pareds
L'église de Bazoges-en-Pareds, sous le patronage de Notre-Dame, est mentionnée en 1056 puis donnée en 1090 à l'abbaye de Maillezais. Un prieuré est mentionné entre 1200 et 1789 ; le prieur comme le prêtre-curé sont nommés par l'abbé de Maillezais. En 1305, le prieuré reçoit la visite de Bertrand de Goth, archevêque de Bordeaux et élu pape quelques mois plus tard sous le nom de Clément V. L'édifice, compris dans l'enceinte du château et en partie fortifié, conserve une archère-canonnière dans les murs de la chapelle seigneuriale et une dizaine de trous de fusillades, principalement sur la face nord ouverte sur le bourg. L'église Notre-Dame de l'Assomption, inscrite aux monuments historiques en 2003, est composée de deux nefs romanes (l'une du XIe, l'autre du XVe siècle), d'un clocher en coupole sur trompe, d'une chapelle seigneuriale gothique dotée de culs-de-lampe armoriés, d'un chœur du XVe siècle conservant le dossier du banc seigneurial blasonné, de fonts baptismaux datés de 1763, de vitraux et d'un maître-autel de 1962. L'édifice a été restauré à plusieurs reprises au XIXe et au XXe siècle (1823, 1860, 1958-1962). S'y ajoute la chapelle catholique romaine Notre-Dame de la Giraudlière, construite en 1885. Le patrimoine vernaculaire religieux compte également le calvaire de Sainte-Marie, l'arceau de la Belle-Croix et une dizaine de crucifix monumentaux disséminés sur la commune.
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