Beaufort
Savoie · Auvergne-Rhône-Alpes
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La commune et son patrimoine religieux
Histoire de Beaufort
Beaufort, commune de Savoie en région Auvergne-Rhône-Alpes, s'inscrit dans une vallée évangélisée au Ve siècle par deux moines venus de Lérins en Provence : Jacques d'Assyrie, considéré comme l'évangélisateur et premier évêque de Tarentaise, et Maxime, fondateur d'une église située au confluent du Doron et de l'Argentine, qui devient plus tard patron de la paroisse de Beaufort.
Selon une tradition rapportée par le chanoine Joseph Garin (1876-1947), les Burgondes auraient offert les vallées de Tarentaise, dont celle de Beaufort, à l'évêque Jacques. Au Xe siècle apparaissent les premiers seigneurs de Beaufort, avec la mention d'un Bernard de Beaufort vers 923, qui érige un château pour combattre les Sarrasins et les aurait chassés vers 942 par l'intercession de la Vierge. Selon la même légende, il serait l'oncle de saint Bernard de Menthon.
Aux XIIe et XIIIe siècles, les chartes confirment la possession par l'archevêché de Tarentaise des quatre paroisses de la vallée : Saint-Maxime, Haut-Luce, Queige et Le Villard. Un règlement de 1221 entre le seigneur de Beaufort et l'archevêque Herluin de Chignin fixe l'autorité ecclésiastique sur l'ensemble de la vallée. En 1575, les habitants d'Arêches obtiennent que leur chapelle accueille des messes les dimanches et jours de fêtes, ainsi que la création d'un cimetière. En 1803, la paroisse d'Arêches est détachée de Beaufort, et en 1829 une église est construite sur l'emplacement de l'ancienne chapelle.
Toponymie de Beaufort
Beaufort est un toponyme composé de beau et fort, soit « endroit fortifié, forteresse ». La commune portait au XIIe siècle le nom de Luce, Lucia, du nom d'une villa romaine, puis prit au XIIIe siècle le nom de la paroisse, Saint-Maxime. On relève les mentions Villa Sti Maximi vallis Lucie et Apud Sanctum Maximum en 1308, Castellania Bellifortis en 1334, Saint Maxime de Beaufort en 1738. Un hameau de la commune porte le toponyme Saint-Maxime, cité dès 1225 par la mention Villa Sancti Maximi.
Patrimoine religieux à Beaufort
L'église Saint-Maxime de Beaufort est placée sous le patronage du saint évangélisateur du Beaufortain. De style baroque, elle est aménagée puis agrandie entre 1608 et 1670, et transformée à nouveau en 1958. L'église Saint-Jean-Baptiste d'Arêches est également un édifice de style baroque, construit en 1829 sur l'emplacement de l'ancienne chapelle.
La chapelle de Roselend, du XXe siècle, fut élevée à la suite de la construction du barrage qui a englouti l'ancien hameau de Roselend et sa chapelle, dont la première mention remonterait au XIIIe siècle.
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