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Beauregard-Baret

Drôme · Auvergne-Rhône-Alpes

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La commune et son patrimoine religieux

Histoire de Beauregard-Baret

Commune de la Drôme en Auvergne-Rhône-Alpes, Beauregard-Baret compte 899 habitants. Les premières traces humaines remontent à 8000 avant notre ère, avec des témoignages préhistoriques à la Pierre Rousse, suivis d'un four à bronze à la Bressonnière vers 2000 avant notre ère. À l'époque gallo-romaine, la commune se trouvait sur le tracé de l'aqueduc allant de Valcroissant à Die. Le château est cité en 1235. Au point de vue féodal, Beauregard est une terre du fief des dauphins, divisée au XIIIe siècle entre les Ternieu, les Guélix et les Hostun, puis acquise au XVe siècle par les Forez-Copre, passée fin XVIe siècle aux Du Puy, et vers 1736 aux Leriget de la Faye, derniers seigneurs. Une tradition populaire du XVIIIe siècle associe au village la figure de Louis Mandrin (1725-1755) : la légende raconte que sa bande se serait arrêtée à la forge de Beauregard pour y faire ferrer ses chevaux à l'envers. En 1790, la commune est comprise dans le canton d'Hostun, puis rattachée en l'an VIII à celui de Bourg-de-Péage. La commune de Crispalot lui est rattachée dès 1820. En 1950, le village de Jaillans devient une commune distincte.

Toponymie de Beauregard-Baret

Le nom est attesté au XIe siècle sous les formes de Bello Reguardo, Belregard et Bel Regart dans le cartulaire de Romans. On relève mandamentum de Belregat en 1088, Belreguart en 1207, Bellum Reguardum en 1210, castrum de Bello Respectu en 1277 dans l'inventaire des dauphins, puis dominus de Belliregardi en 1450. La dénomination Beauregard-Baret remonte à 1920. Beauregard désigne une forteresse ou un village « beau à voir » ou disposant d'une « belle vue ». La deuxième partie du nom viendrait d'un coteau boisé au nord-ouest du village, du gaulois barro « barre montagneuse, sommet linéaire ».

Patrimoine religieux à Beauregard-Baret

Avant 1790, Beauregard formait avec Crispalot trois paroisses du diocèse de Valence : Beauregard, Jaillans et Meymans. La paroisse de Beauregard avait son église sous le vocable de Saint-Nicolas ; ses dîmes appartenaient au curé, et la cure était de la collation de l'évêque diocésain. L'église de l'ancienne commune de Crispalot se trouvait sur la rive droite du ruisseau de la Béaure, tandis que la commanderie des moines, retrouvée sur Chatuzange-le-Goubet, est rapidement tombée en ruine, les habitants prenant les pierres pour construire leurs maisons. L'église Sainte-Anne de Meymans est une église romane fortifiée au XIVe siècle, surmontée d'un chemin de ronde qui fait le tour du toit de la nef. L'église Saint-Nicolas de Beauregard date du XIXe siècle. Une mention de l'église de la paroisse apparaît en 1295 sous la forme ecclesia Sancti Nicholay de Bello Respectu, puis au XVe siècle sous celle de cura Sancti Nicollay Belli Respectus.

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