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Bergerac

Dordogne · Nouvelle-Aquitaine

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La commune et son patrimoine religieux

Histoire de Bergerac

Bergerac, sous-préfecture de la Dordogne en Nouvelle-Aquitaine, compte 26 323 habitants. La ville est située le long de la Dordogne et son développement est historiquement lié au transport fluvial : à la descente, la production viticole partait vers Bordeaux à bord des gabares, à la remonte revenaient denrées et matériaux de construction. Au premier semestre 1859, 60 450 tonneaux de vin partent ainsi de Bergerac pour la capitale aquitaine, et 35 688 au second.

Le 24 août 1345, au début de la guerre de Cent Ans, la ville est prise d'assaut par Henri de Grosmont, comte de Derby. En mai 1472, Louis XI confirme par lettres patentes les privilèges de la ville. De 1322 à 1904, la municipalité siège dans l'ostal Malbec, place de la Halle.

Le protestantisme s'implante à Bergerac dès les années 1540. Le 9 juillet 1544, la statue de Notre-Dame est jetée dans la Dordogne par des protestants avant le passage d'Henri II ; en 1553, des cultes protestants publics sont attestés dans la ville. Pendant les guerres de Religion, en 1563, Armand de Piles prend la ville occupée par une garnison catholique laissée par Montluc : la garnison et le curé sont exécutés le 12 mars. Le 17 septembre 1577, la paix de Bergerac est signée entre les représentants du roi et des protestants, confirmée par l'édit de Poitiers. Le 16 juillet 1621, Louis XIII entre à Bergerac et fait démolir les fortifications de cette place de sûreté huguenote, l'une des plus importantes places fortes du Sud-Ouest protestant.

Sous Louis XIV, après la révocation de l'édit de Nantes (18 octobre 1685), les persécutions s'intensifient : le temple est démoli le 15 novembre 1683, et les premières compagnies de dragons arrivent le 11 août 1685, suivies de dragonnades et de conversions forcées les 23, 24 et 25 août. En 1790, Bergerac devient chef-lieu de district, puis d'arrondissement à partir de 1801.

Toponymie de Bergerac

La localité a été mentionnée sous les formes Brageyrack (1100), Braiaracum (1116), Brajeracum (1122), Bragaac (1198), Brageyriacum (1207), Berguerac (1379) ou encore Bregerat en 1608. Il peut s'agir du dérivé d'un nom de personnage gallo-roman Bracarius accompagné du suffixe -acum indiquant le « domaine de Bracarius », le bracarius étant un nom de métier gaulois désignant un fabricant de braies. Selon Léo Fayolle, Bergerac pourrait être issu du latin berbicaria (bergerie), hypothèse jugée peu plausible en raison de la première syllabe « Bra- ». Une autre possibilité serait un nom de personnage germanique « Berger » signifiant montagnard.

Patrimoine religieux à Bergerac

L'église Notre-Dame a été construite en style néogothique par Paul Abadie entre 1852 et 1868 ; elle est classée au titre des monuments historiques en 2002. L'église Saint-Jacques est inscrite au titre des monuments historiques en 1984. La ville compte également l'église de la Madeleine, l'église Saint-Jean des Cordeliers et l'église Notre-Dame-de-la-Nativité de la Conne. Le couvent des Cordeliers est devenu un prieuré en 2003 avec la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X. L'ancien Séminaire, ou la Petite Mission, des XVIIe-XVIIIe siècles, est inscrit pour ses façades et toitures au titre des monuments historiques en 1984. Le cloître des Récollets abrite la Maison des Vins de Bergerac.

S'y ajoutent plusieurs lieux de culte : la chapelle de l'institution Sainte-Marthe, la chapelle Notre-Dame-de-la-Paix de Clairat (ou de l'Alba), la chapelle Notre-Dame des Missionnaires du Carmel, et la chapelle du Sauveur de la congrégation des Sœurs de Sainte-Marthe de Périgueux. Le grand temple de Bergerac, place Cayla, est installé dans l'ancienne église des Récollets. Sainte-Foy-des-Vignes, ancienne paroisse du diocèse de Périgueux et commune éphémère rattachée à Bergerac dans les premières années de la Révolution française, conserve son église Sainte-Foy, située sur Ginestet à quinze mètres de la limite communale.

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