Bourg-Blanc
Finistère · Bretagne
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La commune et son patrimoine religieux
Histoire de Bourg-Blanc
Bourg-Blanc est une commune du Finistère, en Bretagne, peuplée de 3 542 habitants. Le territoire fut habité dès la Préhistoire, comme en témoignent la chambre funéraire de Coatanéa, vieille de 3 000 ans environ, ainsi que des pointes de flèches de « type ogival long » et un « poignard triangulaire armoricain à quatre rivets ». Des vestiges de l'occupation romaine ont également été trouvés, notamment le « trésor de Kergonc » (826 pièces enfouies vers 276) découvert en 1980, et le « trésor de Kerdidrun » comptant 1 200 pièces, trouvé en 1989. Au VIe siècle, saint Urfold vint vivre en ermite dans la forêt de Dunan sur le territoire actuel de la commune, et saint Ivy en fit autant un peu plus tard. En 1328, Grallo Faber fonda un hôpital et une chapelle sous le patronage de saint Ivy. En 1497, la seigneurie de Coëtivy se composait de sept manoirs. Simple lieu-dit de la paroisse de Plouvien à l'origine, Bourg-Blanc devint une trève en 1607, transformée en commune en 1793.
Toponymie de Bourg-Blanc
Attesté sous les formes Borg-Blanc en 1318, puis Burgus Albus en 1336 et en 1363, le nom est la traduction littérale du breton Bourc'h-wenn. Le mot « bourg » vient du « burg » germanique, évoquant l'emplacement d'un lieu fortifié ; le sens de Gwenn (blanc) soulève de nombreuses questions, car en gaélique il signifie aussi pur, immaculé, sacré ou voué aux divinités. La commune fut dénommée Bourgblanc en 1793, Le Bourg-Blanc en 1801, avant de s'appeler simplement Bourg-Blanc.
Patrimoine religieux à Bourg-Blanc
La chapelle de Saint-Urfold, du XVe siècle, renferme un tombeau de l'ermite et fut un lieu de pèlerinage très fréquenté encore à la fin du XIXe siècle. Un vaste chevet est ajouré par des fenêtres flamboyantes jumelées, et l'on remarque au-dessus de la porte du pignon ouest les armoiries des familles de Coëtivy et Du Chastel. À l'intérieur, on reconnaît saint Urfold, Notre-Dame-des-Sept-Douleurs, saint Jean l'Évangéliste, saint Yves et sainte Marguerite avec son dragon. Le tombeau, sarcophage uni percé d'une arcade en voûte, donne lieu à un pardon le lundi de Pentecôte, durant lequel les pèlerins passent et repassent à genoux sous l'arcade pour implorer la protection du saint et guérir leurs rhumatismes. L'église paroissiale Notre-Dame date de 1770 ; elle a été construite sur un tertre au bord de la rivière à l'emplacement d'une chapelle ancienne consacrée à Notre-Dame-des-Sept-Douleurs. Le clocher, agrandi entre 1859 et 1862, a été classé monument historique par arrêté du 7 mars 1916. L'église a été restaurée en 1996 et abrite une pietà ainsi qu'un retable de l'Assomption représentant Bourg-Blanc au XIXe siècle. L'ancien ossuaire, désormais dénommé chapelle des Trépassés, date du XVIe siècle ; dédié à saint Éloi et à saint Herbot, il fut restauré en 1842 puis en 1990 et sert désormais de musée local. Plusieurs croix et calvaires sont recensés sur la commune, dont la croix d'Ar Groaz Hir à Kerviliou, l'une des plus anciennes de la région, et celle de Lagaduzic qui date du Haut Moyen Âge.
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