Brou-sur-Chantereine
Seine-et-Marne · Île-de-France
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La commune et son patrimoine religieux
Histoire de Brou-sur-Chantereine
Le village de Brou est mentionné au XIIIe siècle, en 1205, pour sa seigneurie de Brou. Il était autrefois constitué de trois hameaux : le hameau de Brou, le plus ancien, situé au nord de la commune, où se trouve le château du seigneur de Brou ; le hameau de La Villeneuve-aux-Ânes, au sud de la route menant de Chelles à Lagny, qui possédait une ministrerie fondée au XIIIe siècle et abrite toujours un monastère de sœurs bénédictines ; et le hameau de Forest, au nord du château de Brou, où se dressait une chapelle conservée jusqu'au XVIIIe siècle, à proximité du château de Madame de Pomponne aujourd'hui disparu.
Les terres de Brou furent administrées par plusieurs seigneurs successifs jusqu'à la Révolution. La famille Spifame ouvre cette succession avec Jean Spifame, seigneur de Pomponne, Brou, Villeneuve et la Forest. Son fils Barthélémi, l'un des plus importants banquiers de France pendant la guerre de Cent Ans, prit le parti des Anglais et finança une partie de la rançon de Jean de Hastings, gendre du roi Édouard III : en représailles, Charles VII saisit la seigneurie et l'offrit à Augustin Ysbarre. Après plusieurs transmissions, les seigneuries furent vendues à Denis Feydeau le 13 mars 1608 pour 36 000 livres, et la famille prit dès lors le nom de « Feydeau de Brou ». Antoine-Paul-Joseph Feydeau de Brou obtint l'érection en marquisat de l'ensemble des seigneuries réunies, qui revint ensuite à Anatole Leclerc, comte de Juigné, par mariage.
Toponymie de Brou-sur-Chantereine
Le nom apparaît sous la forme Brou en 1200 et 1793, puis Brou-sur-Chantereine en 1911. Ce nom en usage dans les titres de l'an 1200 viendrait du latin Brolium signifiant « petit bois » ; *bracu (plus exactement *brakus, brakōs) a d'abord désigné un « fond de vallée humide » puis un « marais ». La Chantereine est un cours d'eau, affluent de la Marne, dont le nom semble provenir du chant des rainettes qui y coassaient.
Patrimoine religieux à Brou-sur-Chantereine
L'église de Brou est mentionnée dès 1225 dans l'acte de fondation de la ministrerie des Trinitaires, également appelé couvent des Mathurins. Située à côté du château de Brou, à égale distance des hameaux de Forest et de la Villeneuve-aux-Ânes, elle figure sur l'atlas Trudaine de 1714. Avec la disparition du hameau de Forest et le déclin du hameau de Brou, sa fréquentation chuta, les habitants de la Villeneuve-aux-Ânes préférant assister aux messes dans la chapelle du couvent des Mathurins. C'est pourquoi le seigneur Henri Feydeau décida de faire construire une nouvelle église en 1738. La commune conserve aujourd'hui l'église Saint-Baudile.
En 1933, la localité devient le siège de la congrégation des sœurs de Jésus crucifié, fondée en 1930 par Suzanne Wrotnowska, en religion Mère Marie des Douleurs. La congrégation s'installe dans une demeure construite en 1866 pour la sœur de Victor Adolphe Thiébaut, propriétaire du château de Brou. Elle est d'un genre unique, car elle accueille des femmes de santé déficiente souhaitant se consacrer à Dieu et entrer dans les ordres.
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