Cerny
Essonne · Île-de-France
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- Église de Saint-Pierre7 place de Selves - 91590 Cerny
- Église de l’Assomption-de-la-Très-Sainte-Vierge18 RUE NOTRE DAME - 91590 La ferte alais
- Église Saint-PierreRue de Vayres - 91590 D'huison-longueville
- Église Saint-Pierre-ès-LiensGrande Rue - 91590 Boissy-le-cutté
- Église Saint-Martin17 rue de l'Église - 91820 Vayres sur essonne
Découvrir Cerny
La commune et son patrimoine religieux
Histoire de Cerny
Cerny est une commune de l'Essonne, en Île-de-France, qui compte 3 345 habitants. Son territoire a livré, au lieu-dit « Parc aux Bœufs », un site néolithique de référence qui a servi à définir un faciès de la culture néolithique du Bassin parisien, datée de la deuxième moitié du millénaire avant J.-C. et appelée culture de Cerny. La commune fut créée en 1793 sous son nom actuel, après avoir porté le nom de Sernin.
L'histoire moderne du village est étroitement liée à la famille de Selve. Jean de Selve (Tulle, 1475 - Paris, 1529), président du Parlement de Paris, fut envoyé par Louise de Savoie à Madrid pour négocier la libération de François Ier, prisonnier de Charles Quint après la bataille de Pavie. Le traité de Madrid fut signé le 14 janvier 1526, et le roi, en remerciement, fit don à Jean de Selve du château de Villiers. Le château resta propriété des « de Selve » jusqu'en 1925. Plusieurs descendants y naquirent ou y moururent, dont Jean de Selve, officier du Régiment de Picardie, inhumé à Cerny en 1751.
Les seigneurs de Villiers tentèrent de prendre le titre de seigneurs de Cerny, mais le parlement de Paris le leur refusa à plusieurs reprises ; une sentence de 1748 mit fin à ces prétentions. Le 5 mars 1789, les habitants se réunirent à l'invitation du bailli d'Étampes pour rédiger leurs cahiers de doléances : François Barbillon et Pierre Métivet furent désignés pour le tiers état, Devaux, curé de Fontaine-la-Rivière, procureur de Durand, curé de Cerny, pour le clergé, et le comte Georges de Selve pour la noblesse.
Toponymie de Cerny
Albert Dauzat et Charles Rostaing rattachent Cerny à Cerny-en-Laonnois, dans l'Aisne (Cesurnicum en 530, Cerni en 1150), dont l'élément Cern- s'expliquerait par le nom de personne latin Cernius ou Serenius. Ernest Nègre y voit également le nom de personne roman Serenus, mais réfute la comparaison avec Cerny-en-Laonnois, qu'il rattache à un autre anthroponyme. La finale -y fait en revanche l'unanimité : il s'agit du suffixe (-i)-acum d'origine gauloise, marquant la propriété.
Patrimoine religieux à Cerny
L'église Saint-Pierre, du XIIIe siècle, a été inscrite aux monuments historiques en 1948. Jusqu'à la Révolution, son clocher abritait trois cloches ; il n'en renferme plus qu'une seule, fondue en 1558, mesurant 3,25 m de circonférence sur 1,10 m de haut, ornée d'une inscription en caractères gothiques, de sept médaillons et d'une bordure. L'inscription rappelle qu'elle fut nommée Marie par Lazare de Selve, seigneur de Villiers, et son épouse Catherine Pignard, mariés en 1534. À côté de l'église, l'ancien séminaire et le château de Cerny abritent aujourd'hui la mairie et les services administratifs municipaux. L'ancienne abbaye de Montmirault, devenue château, accueille de nos jours un lycée.
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