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Chatou

Yvelines · Île-de-France

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La commune et son patrimoine religieux

Histoire de Chatou

Chatou, commune des Yvelines en Île-de-France, compte 29 649 habitants. À l'époque gallo-romaine, le site abrite une villa romaine, peut-être d'un dénommé Cattus, située à la limite de la forêt. Un acte de Bertefrid, évêque d'Amiens, concernant la fondation du monastère de Corbie, est fait au « palais » de Chatou en 663 ; il est signé entre autres par saint Renobert, évêque de Bayeux. En 704, Childebert III donne aux moines de l'abbaye d'Aupec la terre d'Aupec et ses dépendances ; il est probable que Chatou en fasse partie.

À partir du IXe siècle, les abbayes et les seigneuries de Chatou et de Croissy apparaissent sur la lisière des bois du Vésinet et sur les bords de la Seine. En mars 845, une centaine de drakkars vikings conduits par Ragnar Lodbrok remontent la Seine pour piller Paris ; arrêtés à Charlevanne, ils affrontent la population locale, et le village est pillé et détruit. Après leur départ, Chato et Crociaco deviennent la propriété des abbayes de Saint-Denis et de Malnoue d'Émerainville, concurremment avec quelques seigneurs séculiers.

Dans des titres de 1050 et 1114, Chatou est qualifié de ville. Les anciennes archives indiquent que l'église de Chatou date du XIIe siècle, qu'elle est une cure pourvue d'un vicaire, et que la ville est fortifiée. Durant la guerre de Cent Ans, lors de la chevauchée d'Édouard III en 1346, le Prince noir brûle Croissy et Chatou. En 1470, il ne reste plus que trente habitants à Chatou. En 1577, Thomas Le Pileur achète les biens que l'abbaye de Malnoue d'Émerainville possède encore à Chatou.

Toponymie de Chatou

Le nom de la localité est attesté sous les formes Catonacp sur une pièce de monnaie mérovingienne, Captunacum ou Cattusvilla en 691, Castelliolum, Chato au XIIIe siècle, puis Chatou en 1234. L'étymologie demeure imprécise : ce nom pourrait dériver d'un nom de personne gallo-romain, Cattus. Le Vésinet était un hameau de Chatou avant 1726.

Patrimoine religieux à Chatou

L'église Notre-Dame est une église romane en pierre calcaire du XIIIe siècle, bâtie sur l'emplacement de la première église de Chatou construite en bois au XIe siècle. De cet édifice initial ne subsistent que le clocher et le chevet. L'église fut agrandie et restaurée au cours des siècles : la nef fut reconstruite en 1622, puis, après les bombardements de 1871, par l'architecte Paul Abadie. La façade a été ajoutée en 1880, œuvre d'Eugène Bardon. L'édifice possède différents éléments à l'intérieur.

L'histoire religieuse de la commune est également marquée par le palais carolingien où fut signé en 663 l'acte de Bertefrid, évêque d'Amiens, concernant la fondation du monastère de Corbie, signé entre autres par saint Renobert, évêque de Bayeux. Au XIXe siècle, lors du siège de Paris en 1870, l'église abandonnée sert de dépôt d'armes ; le maire provisoire François Laubeuf, pris en otage par les Prussiens, doit la vie sauve à l'abbé Borreau, curé de Carrières-Saint-Denis, qui s'interpose après avoir prodigué des soins aux blessés.

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