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Commercy

Meuse · Grand Est

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La commune et son patrimoine religieux

Histoire de Commercy

Commercy, commune de la Meuse en région Grand Est, est occupée dès le paléolithique ancien (côte de Bussy). L'existence de la ville n'est pas attestée avant le IXe siècle. Centre de fisc impérial, Commercy dispose alors d'un palais où s'arrête l'empereur carolingien Louis le Pieux vers 830. À la même époque, un castrum est édifié et Brunon de Cologne dépose les reliques de saint Pantaléon dans l'église de Commercy.

Le seigneur de Commercy est à la fois vassal de l'évêque de Metz et des comtes de Champagne. En 1247, à la suite du mariage d'une fille du comte de Sarrebruck avec Simon II de Commercy, la seigneurie est rattachée au comté de Sarrebruck. En 1324, Jean de Sarrebruck octroie à la ville sa charte d'affranchissement, dont est extraite la devise « Qui mesure, dure ». À sa mort en 1341, la seigneurie revient à son fils Jean II, qui édifie le Château-Haut ; en 1345, Jean IV bâtit le Château-Bas à quelques centaines de mètres. La division entre les deux seigneuries perdure jusqu'au XVIIIe siècle.

En 1650, le cardinal de Retz reçoit en héritage la seigneurie du Château-Haut, où il s'installe à partir de 1662 et rédige ses mémoires. En 1722, le duc de Lorraine Léopold réunit enfin les deux seigneuries. Après la renonciation du duc François III à la Lorraine, la duchesse douairière Élisabeth-Charlotte d'Orléans reçoit la principauté de Commercy à titre viager ; à sa mort, le 23 décembre 1744, la principauté est réintégrée dans les possessions de Stanislas Leszczynski.

Toponymie de Commercy

Le toponyme est attesté sous les formes Commercium (971), Commerciacum (1033), Comarchi (1076), Commarceium (1103), Comarcy (1223), puis Commercy (1793). Il est forgé sur un appellatif latin médiéval, attesté au XIe siècle en Lorraine, Commarchia, au sens de « région limitrophe » — où l'on reconnaît les « marches » du royaume carolingien — accompagné du suffixe latin collectif -etu. Commercy signifie ainsi « réunion de frontières » ou « lieu de rencontre de plusieurs états ».

Patrimoine religieux à Commercy

L'église Saint-Pantaléon, qui abrite depuis le IXe siècle les reliques de saint Pantaléon déposées par Brunon de Cologne, a été classée Monument historique en 1926. Le prieuré masculin Notre-Dame-du-Breuil, dont la fondation est rapportée à la même époque carolingienne et l'existence attestée en 1090, a séjourné parmi ses hôtes Dom Calmet ; il a été récemment restauré et figure parmi les monuments classés.

La chapelle Jeanne-d'Arc est dédiée à l'héroïne lorraine et abrite une statue placée par la société gymnastique La Jeanne d'Arc en 1933-34. S'y ajoutent la chapelle de l'hôpital Saint-Charles, inscrit à l'inventaire supplémentaire, et la chapelle funéraire de la marquise de Landolfo-Carcano construite en 1923 dans le cimetière Saint-Sébastien.

Ce cimetière Saint-Sébastien, fondé en 1600, se trouvait alors au milieu des champs et était primitivement réservé aux malades de la peste. Il ne devint qu'en 1771, par édit royal, le lieu unique et exclusif de sépulture de toute la ville. En 1789, il était divisé en trois parties : la première et la plus grande pour les catholiques, la seconde pour les enfants morts sans baptême, la troisième pour les schismatiques — divisions que la Révolution fit disparaître.

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