Cordes-sur-Ciel
Tarn · Occitanie
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La commune et son patrimoine religieux
Histoire de Cordes-sur-Ciel
Cordes-sur-Ciel est une commune de Tarn, en Occitanie, qui compte 808 habitants. À sa création, le village reçut le nom occitan médiéval de Còrdoa, vraisemblablement en référence à la ville de Cordoue. En occitan moderne le nom est devenu Còrdas d'Albigés ou simplement Còrdas. En effet, il existait des ateliers de tannerie le long du Cérou et la ville espagnole de Cordoue était connue pour son artisanat du cuir.
D'autres villages du Tarn font référence à des villes espagnoles, comme Pampelune, Cadix ou Valence. Lors de la Révolution française, la ville est rebaptisée Cordes-la-Montagne par le ministre de l'Intérieur et futur maire de Cordes-sur-Ciel, Paul Quilès.Ceci pour différencier Cordes(81) et Gordes (84).
L'histoire de Cordes précédant la bastide ne signifie pas une absence de peuplement. Des vestiges d'un château fort semblent avoir subsisté jusqu'au, témoin d'une occupation antérieure à la construction de la bastide. Toutefois, ce foyer de population est trop faible pour être le siège d'une paroisse. À cette époque, il existe probablement des ateliers de travail du cuir au bord de la rivière Cérou. Lors de la croisade des Albigeois, Saint-Marcel est incendié et détruite par les croisés de. sur la première enceinte.|alt=Photo d'une porte fortifiée à deux arches encadrant la rainure de la herse.
A travers l'entrée, on distingue le sol, une rue pavée en montée et des maisons de pierre. La ville nouvelle s'inscrit dans le contexte de la fin des combats de la croisade des Albigeois. Elle a pour but de reloger des populations ayant tout perdu lors des destructions opérées par les chevauchées des croisés. Le comte de Toulouse veut repeupler les zones ravagées et principalement y favoriser le développement économique. Pour Charles Higounet, ces projets portent la marque de Doat Alaman, et de son fils Sicard qu'il surnomme bastidors. Ces gestionnaires de la fortune des comtes de Toulouse sont les initiateurs de cette politique de construction.
La bastide de Cordes constitue un verrou militaire au nord du comté de Toulouse et barre la vallée du Cérou. Les deux premières enceintes fortifiées sont bâties dans un délai de sept ans. À l'origine la bastide n'avait que deux portes. En 1222, le comte de Toulouse Raymond VII octroie une charte de privilèges aux futurs habitants de la construction sur le lieu-dit « Puech de Mordagne ». Il est attesté que des habitations sont antérieures à la première enceinte. Les artisans installés dans la nouvelle ville profitent de l'essor économique dû à une longue période de paix.
Les familles s'enrichissent et d'artisanes, deviennent bourgeoises et marchandes. Ces familles décident alors de montrer leur richesse en signe de puissance et commence la construction de maisons gothiques. Ces bâtisses à architecture voisine réunissent atelier, entrepôt et magasin au rez-de-chaussée, habitation au premier étage et greniers au second étage. Une cour et des bâtiments annexes occupent l'arrière de la construction. Ces demeures confortables sont bâties entre la fin. Cette durée relativement courte donne une unité architecturale à la bastide, lui valant le surnom de « Cité aux Cent Ogives ».
Son âge d'or dure du avec un maximum de. En 1321, Cordes doit faire une pénitence solennelle pour son opposition à l'inquisition de l'hérésie et à l'évêque d'Albi Bernard de Castanet à la fin du, époque où ses consuls avaient rejoint le mouvement de contestation emmené par le frère franciscain Bernard Délicieux. Les guerres de Religion de la fin du occasionnent peu de dommages à Cordes: elle est attaquée le par le baron de Paulin; elle repousse l'assaut du vicomte Peyrole de Bruniquel, dans la nuit du. Prosper Mérimée, alors chargé par d'établir un inventaire du patrimoine architectural français, la visita. La cité s'éveilla à nouveau à partir du milieu du, lorsque des artistes la redécouvrirent. Albert Camus, après l'avoir visité dans les années 1950, disait « À Cordes, tout est beau, même le regret ».
La cité est officiellement devenue « Cordes-sur-Ciel » en 1993. Le réalisateur Hayao Miyazaki a effectué un voyage autour du village et, lors d'une promenade, il observe le village de Cordes entouré de sa brume matinale, lui donnant l'impression qu'un "château flotte dans le ciel". Il s'en inspirera pour la création de son film Le Château dans le ciel, notamment pour l'introduction et pour l'affiche.
Patrimoine religieux à Cordes-sur-Ciel
Le village est entouré de quatre enceintes et de plusieurs portes comme la porte des Ormeaux, la porte de la Jane, le portail Peint, la porte du Vainqueur conservées par l'association "Société des Amis du Vieux Cordes" ou la porte de l'Horloge. Le village fait partie de l'association « Les Plus Beaux Villages de France ». Couvent de 1660 situé chemin des Capucins, rue La Peyrade. En 1826, il est mis à la disposition de la communauté des sœurs de Saint Joseph d'Oulias (Rhône).
Depuis 1975, c'est le principal foyer de la communauté des Béatitudes, anciennement communauté du Lion de Juda et de l'Agneau Immolé. Le couvent des capucins est actuellement propriété privée.
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