Couches
Saône-et-Loire · Bourgogne-Franche-Comté
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La commune et son patrimoine religieux
Histoire de Couches
L'histoire de Couches remonte à l'époque néolithique, attestée par les sept menhirs d'Époigny, l'un des plus importants sites mégalithiques de Bourgogne. À l'époque romaine, la localité constituait une agglomération sur la voie reliant Lyon au Bassin parisien, en passant par Chalon et Autun. En 731, la ville fut dévastée par les musulmans, probablement lors du sac d'Autun.
Au VIIIe siècle, une abbaye y fut fondée. Soumise aux attaques des seigneurs voisins, elle fut rattachée en 1026 à l'abbaye de Flavigny et réduite en prieuré. L'abbé de Flavigny plaça alors la ville sous la garde royale. En 1285, le duc Robert II de Bourgogne fut inféodé par le roi Philippe le Bel de tous les droits royaux sur Couches, y compris la garde du prieuré. En 1295, des lettres royales décidèrent que le duc conserverait la garde du prieuré et la moitié des droits de justice, tandis que le roi gardait ses droits sur la ville. La terre se divisa au XIIe siècle entre Couches en royauté, qui comprenait l'église paroissiale, l'hôpital, le prieuré Saint-Georges et la plus grande partie du bourg, et Couches en duché, placée sous la suzeraineté du duc de Bourgogne.
À la fin du XVIIe siècle, Couches se distinguait par une communauté protestante, dont la plupart durent émigrer après la révocation de l'Édit de Nantes.
Toponymie de Couches
La forme ancienne « Colticas » est attestée en 843, dans les Regesta Imperii.
Patrimoine religieux à Couches
L'église Saint-Martin a été érigée en 1480 sur les vestiges d'une église romane. On y admire des boiseries de la fin du XVIIe siècle ainsi que des portails et vitraux de style gothique flamboyant. L'intérieur a été restauré en 1840 ; on y voit une Crucifixion, huile sur toile datant de 1646, protégée au titre des Monuments historiques, sur laquelle se reconnaissent Jeanne de Chantal et François de Sales en compagnie de visitandines.
Le prieuré de Couches, appelé prieuré Saint-Georges, était au départ un monastère datant du IXe siècle, devenu ensuite abbaye avant d'être transformé en prieuré, antenne de l'abbaye Saint-Pierre de Flavigny-sur-Ozerain, en 1098. L'église fut consacrée en 1496 par Antoine de Chalon. Le prieuré servit en 1620 de résidence d'été aux jésuites d'Autun, qui durent quitter les lieux en 1792 à la suite de leur interdiction d'enseigner. Le chevet consiste en une abside autrefois jouxtée de part et d'autre par deux absidioles ; les absidioles nord ont été détruites en 1826, lors de la construction de la mairie.
Le château de Couches, qui date du XIIIe siècle, comprend une chapelle gothique construite au XVe siècle par Claude de Montaigu, alors chambellan du duc de Bourgogne. Une légende raconte que la reine Marguerite de Bourgogne, répudiée par Louis X le Hutin en 1315, serait venue s'y installer. La maison des Templiers, datant de 1610, doit son nom à son utilisation comme lieu de culte par les protestants à la suite de la révocation de l'édit de Nantes. Le Vieil Hôpital, qui servit jusqu'en 1816, fut desservi à compter du 29 juillet 1732 par des sœurs de Sainte-Marthe de Beaune.
Saints liés à Couches
Jean-François Landriot, futur archevêque de Reims, est né à Couches le 9 janvier 1816.
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