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Daoulas

Finistère · Bretagne

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La commune et son patrimoine religieux

Histoire de Daoulas (Finistère)

Daoulas, commune du Finistère en Bretagne, compte 1836 habitants. Selon une légende rapportée par Albert Le Grand dans la Vie de saint Jaoua, un seigneur du Faou, encore païen, fit irruption avec une bande de soldats dans l'église de Daoulas où s'étaient réunis les supérieurs des monastères de Cornouaille : saint Tadec fut massacré à l'autel et saint Judulus eut la tête tranchée au moment où il s'enfuyait vers l'abbaye de Landévennec. Saint Jaoua aurait ensuite été chargé de la construction du monastère.

Au haut Moyen Âge, la région de Daoulas - Le Faou - Châteauneuf-du-Faou formait le pagus en Fou, subdivision administrative de la Cornouaille. D'une simple motte féodale du VIe siècle transformée plus tard en castrum, la ville prend de l'importance avec la création de l'abbaye au XIIe siècle. Les vicomtes de Léon y installent dès le XIIe siècle une châtellenie, le castrum étant attesté dès 1173 et détruit par les Anglais en 1472. En 1644 et à nouveau en 1660, Julien Maunoir, prédicateur célèbre, prêche une mission à Daoulas et y aurait, selon la tradition, obtenu par un cantique breton en l'honneur de saint Corentin, premier évêque de Quimper, la fin d'une longue sécheresse.

Toponymie de Daoulas (Finistère)

Les formes anciennes attestées sont Doulas (XIe siècle), Dolas (XVe siècle) et Daougloas (XVIIe siècle). Dans les textes médiévaux, Daoulas est généralement retranscrit sous sa forme latine Daoulasium ou Douglasium. Selon toute vraisemblance, le nom est issu du vieux-breton dou et glaz (lénifié en (h)laz), « les deux ruisseaux, les deux rivières », la ville étant traversée par la Mignonne et le Lézuzan. Une étymologie populaire fait dériver Daoulas du breton daou « deux » et laz « meurtre », en mémoire des deux abbés Tadec et Judulus assassinés dans l'église de Daoulas par le seigneur du Faou, aux environs de l'an 502 ; selon la légende, le meurtrier se convertit par la puissance de saint Pol, évêque de Léon, et fonde en réparation le monastère de Daoulas, en breton daou laz « les deux plaies, les deux douleurs ».

Patrimoine religieux à Daoulas (Finistère)

Le patrimoine religieux de Daoulas est marqué par son abbaye, fondée au XIIe siècle, autour de laquelle la ville s'est développée avec son port et son moulin. L'abbaye Notre-Dame de Daoulas relevait de l'Ordre de Saint-Augustin, ainsi que le décrit Jean-Baptiste Ogée en 1778 : « Daoulas ; paroisse et abbaye de l'Ordre de Saint-Augustin, située dans un fond, sur un bras de mer ». La paroisse était placée sous l'invocation de la Vierge Marie, comme l'indiquent A. Marteville et P. Varin en 1843. Le moulin à eau du Commandeur, dit moulin du Pont, dépendait de l'abbaye et daterait du XIIe siècle, sa partie basse remontant au XVe siècle. L'union de l'abbaye avec le séminaire de Brest au profit des Jésuites en 1692 amena la dispersion des chanoines et marqua, selon les chroniqueurs, le début de la décadence de Daoulas, accentuée par la suppression de la justice seigneuriale en 1790. La mémoire des saints Tadec et Judulus, abbés assassinés dans l'église de Daoulas selon la légende, ainsi que celle de saint Jaoua, donné comme bâtisseur du monastère, demeurent attachées à l'histoire religieuse du lieu.

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