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Diebolsheim

Bas-Rhin · Grand Est

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La commune et son patrimoine religieux

Histoire de Diebolsheim

Diebolsheim est une commune de Bas-Rhin, en Grand Est, qui compte 670 habitants.

Grâce à l’instituteur du moment M. Eschlimann, venu à Diebolsheim en 1913, nous pouvons suivre, année après année, les évènements qui se sont produits dans le village pendant la guerre. Eschlimann notait dans une chronique les faits marquants. Voilà ce que raconte l’instituteur Eschlimann Cette année-là, l’école de Diebolsheim comptait 66 élèves (36 garçons et 30 filles) et l’année scolaire débuta le. Les récoltes s’annonçaient bonnes.

Au début de l’été, le temps était très beau, mais la déclaration de la guerre allait changer tout cela. C’est le vendredi à 6 h 30 que l’état de guerre fut placardé à la mairie de notre village. Le lendemain, l’ordre de mobilisation générale arriva à M. Les réservistes partirent le, un dimanche, après la messe, accompagnés jusqu’au petit tram par l’ensemble de la population. Le plus âgé était EHRHARD Anton né en 1871 et le plus jeune Pfaff Émile né en 1897. La réquisition des chevaux eut lieu le.

Les habitants de Diebolsheim durent ainsi livrer 37 chevaux qui furent achetés par l’armée au prix moyen de 1250 Mark par animal. De même, il fallut livrer 15 voitures de transport. Les premiers soldats firent leur apparition le. Il s’agissait d’une centaine d’hommes du d’artillerie de Bade. Ils s’installèrent à la mairie et à l’école. Ce jour-là on entendit pour la première fois le bruit du canon dans les Vosges.

On interdit de sonner les cloches à l’église et le petit tram fut réservé aux transports de troupes. Dès le mois d’octobre, l'instituteur organisa avec ses élèves une collecte d’aliments destinés aux soldats blessés qui se trouvaient à l’hôpital de Sélestat. La population donna des œufs, des fruits, du beurre, du lait, des pommes de terre, des volailles. Les jeunes filles et les dames tricotèrent des chaussettes et des pulls pour les soldats. Un élan de solidarité se manifesta en cette fin d’année 1914. Tout le monde espérait que la guerre n’allait pas durer.

« Pourvu que la guerre soit finie à Noël… » note l'instituteur, M. Le rationnement du pain débuta dès le mois de. La population de Diebolsheim (417 habitants) fut répartie en deux catégories. Chaque famille d’exploitant agricole avait droit à de farine par tête et par mois pour le pain. Ceux qui n’étaient pas agriculteurs avaient quant à eux de pain par semaine. C’est la mairie qui commandait la farine dont le boulanger avait besoin.

Les habitants avaient des cartes de rationnement. On commença également à compter le nombre de têtes de bétail. Il y avait alors à Diebolsheim 61 chevaux, 464 bovins, 245 porcs et 11 chèvres. Les réserves étaient les suivantes: 1794 quintaux de blé, 10 quintaux de seigle, 291 quintaux d’avoine, 4499 quintaux d’orge. faits régulièrement tous les deux mois. L’année 1915 promettait une belle récolte.

Les soldats allemands stationnés à Diebolsheim donnaient un coup de main pour les travaux des champs en remplacement des hommes partis à la guerre. Eschlimann donne des précisions intéressantes. Nous apprenons ainsi qu’on a planté 60,87 hectares de blé, 9 hectares de seigle, 80,14 hectares d’orge, 16,16 hectares d’avoine et 35,40 hectares de pommes de terre. Le pain d’une livre coûtait 22 Pfennig et le Leib (5 livres) coûtait 1,10 Mark en 1915. L’année 1915 montre que la communauté villageoise s’installe dans la guerre. La vie est réglée par les travaux des champs, par les décomptes des réserves en nature de la commune, par les collectes pour les œuvres de solidarité aux soldats du front mais aussi par l’augmentation du prix des denrées alimentaires.

Cette année est aussi marquée par le décès de sœur Philomène LOSSON (institutrice des filles), le et par l’installation de l’électricité à l’école, à la mairie et à l’église en novembre. Dès le mois de, les premiers réfugiés arrivèrent à Diebolsheim. Il s’agissait de 22 personnes (cinq familles) de l’arrondissement d’Altkirch. Ils fuyaient les violents combats qui avaient lieu dans les Vosges. Le fut introduite l’heure d’été. On avança les montres d’une heure.

Eschlimann trouvait que cela ne servait pas à grand-chose. La nouvelle sœur enseignante, sœur Thérèse, arriva le. Au mois de juin, l’armée commença à réquisitionner les bovins pour nourrir les soldats. On continuait à décompter les réserves, les prix augmentaient encore. On payait maintenant la douzaine d’œufs 2 marks, la livre de beurre de 2,20 à 2,40 marks. L'année 1917 débuta par la venue au mois de janvier d’une compagnie du Pionniers de Bavière.

Ils arrivaient de Roumanie avec de petits chevaux à poils longs. Les cloches furent descendues du clocher et emmenées à Sélestat pour en faire des canons. La plus grosse portait l’inscription: « Fabriquée par Johann Ludwig EDEL à Strasbourg en 1815 ». C’est l’orgue nouvellement installé qui fut démonté. L’armée avait besoin de l’étain des tuyaux ainsi que du cuivre. La commune toucha une somme de 476 marks pour d’étain.

Les quêtes se succédaient tout au long de l’année. On note des quêtes pour les blessés, les marins, les infirmières, les infirmes, pour l’effort de guerre… la population était mise à contribution très régulièrement. Le eut lieu un recensement général de la population. Diebolsheim comptait alors 425 habitants: 181 de sexe masculin et 244 de sexe féminin. La situation devenait de plus en plus difficile. L’école fut fermée au mois de juin pour cause de rougeole.

il notait que les prix avaient totalement dérapé. On payait alors 1 mark par œuf, 15 à 20 marks pour une livre de beurre, 6 à 10 marks pour un litre de vin, 60 à 100 pour une paire de chaussures et jusqu’à 7200 pour un cheval. L’Empire allemand était balayé par la Révolution. La chronique de l'instituteur s’arrête. Un mois plus tard, l’Armistice mettait fin à plus de quatre années de guerre. Diebolsheim a payé un lourd tribut lors de la guerre.

En effet, 20 de ses habitants, hommes jeunes et plein d’avenir, laissèrent leur vie au front dans le Nord, en Lorraine ou en Russie.

Patrimoine religieux à Diebolsheim

Église médiévale, possédant un clocher de style roman. À la belle saison, elle est le lieu de ralliement des anciens du village et des environs qui viennent y échanger leurs souvenirs. Les dimanches, elle est le rendez-vous des habitants du Ried qui se rendent à Neunkirch et attire de nombreux touristes. La construction de cette grotte commença en 1904, par M.

Cavanna, artisan maçon d'origine italienne. La construction fut financée par trois familles de Diebolsheim qui venaient de faire un pèlerinage à Lourdes à l’instigation de monsieur l’abbé Frey, curé de l’époque. Une copie de la grotte de Lourdes avec la Sainte Vierge couronnée fut donc réalisée sur un terrain appartenant au conseil de fabrique de l’église. Quelques sapins furent plantés tout autour.

La grotte subit d'importants dommages pendant les deux guerres mondiales, mais la statue fut miraculeusement épargnée. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le nouveau curé du village, l'abbé Wendling décida d'entretenir la grotte. Les travaux furent dirigés par le curé qui reçut le renfort des habitants du village. On utilisa les restes des maisons détruites pour remblayer.

Les abords de la grotte furent plantés de fleurs. Un château d'eau fut aménagé derrière la grotte. La première Vierge fut remplacée par une statue sculptée par M.

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