Dijon

Histoire de Dijon

Dijon, préfecture de la Côte-d’Or et chef-lieu de la région Bourgogne-Franche-Comté (159 346 habitants), porte un toponyme attesté sous les formes Divione à l’époque mérovingienne, Locus Divionensis au VIe siècle, et Divio castrum chez Grégoire de Tours. Le castrum antique de Dijon est, selon les spécialistes, « un marché sacré » que désignerait le nom de Divio. Le radical Divo- est gaulois et signifie « sacré »; magos, aussi gaulois, signifie « champ » ou « marché ». Dans l’hypothèse défendue par Pierre Gras, ancien conservateur en chef de la Bibliothèque municipale, le nom serait composé du gaulois magos latinisé en magus et de divo- « sacré ». Albert Dauzat et Charles Rostaing y voient plutôt le suffixe -onem.

Aucun document ne témoigne de la période néolithique avec certitude, mais un silo dans l’actuel quartier des Grésilles et du mobilier de l’âge du Bronze ont été retrouvés. La Dijon celtique Divio est la métropole méridionale des Lingons. Treize sépultures de la fin de l’âge du Fer (300-200 av. J.-C.) ont été retrouvées non loin du centre-ville actuel, contenant des défunts adultes inhumés en position assise dans des fosses circulaires — traitement très rare. Une nécropole de plus de vingt tombes gallo-romaines a également été identifiée. Sous le règne d’Aurélien, en plein péril alaman avec la grande invasion de 276, Dijon est fortifié par une enceinte de 10 hectares.

Histoire religieuse à Dijon

Au VIe siècle, la place forte semble suffisamment sûre pour qu’Aproncule, évêque de Langres menacée par les Alamans et dont dépend alors Dijon, y installe une résidence. La cité passe de ce fait au statut de pôle ecclésial avant de devenir résidence des ducs de Bourgogne au Moyen Âge. Au XIVe siècle, Dijon devient l’une des grandes capitales européennes des ducs Valois de Bourgogne (Philippe le Hardi, Jean sans Peur, Philippe le Bon, Charles le Téméraire). Cette période voit l’éclosion d’un important patrimoine monastique.

Patrimoine religieux à Dijon

Le couvent de la Visitation, le couvent des Cordeliers et le couvent des Carmes témoignent de l’épaisseur de la mémoire monastique dijonnaise, héritage des grands ordres mendiants et féminins implantés dans la cité au cours du Moyen Âge et de l’époque moderne. Les seuls édifices romains qui subsistent sont une tour gallo-romaine, dite « tour du petit Saint-Bénigne », et quelques pans de l’enceinte du Bas-Empire qui constituèrent le noyau pré-urbain de la future ville. Le tissu paroissial moderne s’organise autour de trois pôles: la cathédrale Saint-Bénigne, héritière de la grande abbaye bénédictine du même nom et siège de l’évêché de Dijon; l’église Notre-Dame, célèbre pour sa façade aux gargouilles et sa Vierge noire vénérée par les Dijonnais; et l’église Saint-Pierre, également centre paroissial d’un quartier urbain. La voie romaine Chalon-sur-Saône-Langres a été retrouvée par endroits, notamment au parc de la Colombière où elle est visible. Cette voie est souvent considérée comme l’une des quatre grandes voies romaines (la Voie Agrippa) citée par Strabon. Les fondations du castrum, mur de dix mètres de haut, sont en partie constituées de stèles, statues et autres pierres de remploi provenant d’une nécropole — précieux renseignements sur les patronymes et professions des habitants de l’époque.

Informations Clés

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Population

159.346 habitants

Région

Bourgogne-Franche-Comté

Département

Côte-d'Or
(21)

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6 Rue Danton - 21000 Dijon

Église Saint-Pierre

11 Place du Président Wilson - 21000 Dijon

Église Notre-Dame

2, place Notre-Dame - 21000 Dijon