Église Notre-Dame

Liturgie & Célébrations quotidiennes

Église Notre-Dame

2, place Notre-Dame - 21000 Dijon

Messe(s) du week-end

Messes à proximité

Cathédrale Saint-Bénigne de Dijon

6 Rue Danton - 21000 Dijon

Église Saint-Pierre

11 Place du Président Wilson - 21000 Dijon

Basilique Saint-Ferréol et Saint-Ferjeux

24 rue de la Basilique (presbytère) - 25000 Besancon

Église Saint-Louis de Montrapon

28 Avenue de Montrapon - 25000 Besancon

Église Saint-Joseph

Avenue Villarceau - 25000 Besancon

Église Saint-Claude

9 Ter rue Jean Wyrsch - 25000 Besancon

Présentation de l'église

Au cœur du secteur sauvegardé de Dijon, inscrit depuis le 4 juillet 2015 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO au titre des climats du vignoble de Bourgogne, l’église Notre-Dame de Dijon occupe la place éponyme, à proximité immédiate du Palais des ducs et des États de Bourgogne et en face de la rue Musette. Elle constitue l’un des monuments fondateurs du gothique bourguignon et l’un des rares édifices gothiques français à avoir préservé une unité stylistique aussi marquée.

La construction, étalée des années 1220 aux années 1250 environ, s’est déroulée sans interruption majeure et suivant un programme initial cohérent, circonstance exceptionnelle pour une grande église gothique française dont les chantiers s’étirent habituellement sur plusieurs siècles. Cette rapidité d’exécution explique la pureté stylistique du gothique bourguignon qu’elle incarne : plan à trois vaisseaux de proportions équilibrées, transept saillant, chœur à chevet plat percé d’un triplet de baies hautes, élévation à trois niveaux avec grandes arcades, triforium ajouré et fenêtres hautes à remplages simples.

La façade occidentale, l’une des plus singulières du gothique français, se distingue par deux rangées d’arcatures superposées et par un couronnement hérissé de gargouilles — 51 animales et humaines — qui font partie de l’iconographie dijonnaise populaire. Ces gargouilles, restaurées au XIXe siècle par l’architecte Charles Suisse d’après des maquettes médiévales, animent la façade d’une vie grotesque qui contraste avec la géométrie savante de l’ensemble.

La tour de la façade abrite le Jacquemart, horloge à automates installée à Dijon en 1383 par le duc Philippe le Hardi, qui l’avait ramenée de sa campagne militaire contre Courtrai. Le Jacquemart — personnage articulé qui frappe les heures sur la cloche — est l’un des symboles de la ville, au même titre que la chouette sculptée à l’angle nord de l’église : cette petite figure de pierre, réputée porte-bonheur, est caressée par les passants depuis le Moyen Âge et lisse dans la pierre la marque de ces touchers répétés.

L’intérieur abrite la statue de Notre-Dame de Bon-Espoir, auparavant appelée Vierge noire, œuvre en bois polychrome du XIIe siècle qui constitue l’une des plus anciennes Vierges romanes conservées en France. Cette statue, sauvegardée pendant la Révolution française par les fidèles dijonnais qui la cachèrent dans des maisons particulières, fut rapportée à l’église en 1802 et reste l’objet d’une dévotion mariale continue. Les Dijonnais lui attribuent plusieurs miracles historiques, notamment la protection de la ville lors des sièges de 1513 et 1944.

Classée au titre des monuments historiques par la liste de 1840 — lors de la première grande campagne patrimoniale française —, Notre-Dame de Dijon appartient à l’archidiocèse de Dijon. Paroisse active au cœur du centre historique, elle accueille les messes dominicales, les grandes célébrations liturgiques et les pèlerinages mariaux qui rassemblent régulièrement les fidèles bourguignons autour de Notre-Dame de Bon-Espoir, notamment lors des fêtes de l’Assomption et du 8 septembre.

Informations Clés

Type d'édifice

Église

Paroisse

Dijon - Notre-Dame

Diocèse

Doyenné Dijon-Centre et Ouest

Construction

1220