Cathédrale Saint-Bénigne de Dijon

Liturgie & Célébrations quotidiennes

Cathédrale Saint-Bénigne de Dijon

6 Rue Danton - 21000 Dijon

Messe(s) du week-end

Samedi : 17h00
Dimanche : 10h00

Messes à proximité

Église Notre-Dame

2, place Notre-Dame - 21000 Dijon

Église Saint-Pierre

11 Place du Président Wilson - 21000 Dijon

Basilique Saint-Ferréol et Saint-Ferjeux

24 rue de la Basilique (presbytère) - 25000 Besancon

Église Saint-Louis de Montrapon

28 Avenue de Montrapon - 25000 Besancon

Église Saint-Joseph

Avenue Villarceau - 25000 Besancon

Église Saint-Claude

9 Ter rue Jean Wyrsch - 25000 Besancon

Présentation de la cathédrale

Sous les voûtes gothiques de la cathédrale de Dijon, une crypte millénaire garde le souvenir de saint Bénigne, ce missionnaire venu d’Orient au IIe siècle et martyrisé en Bourgogne. L’édifice superpose mille ans d’architecture, du roman le plus ancien au gothique le plus abouti.

Histoire

L’histoire du lieu remonte au VIe siècle, lorsqu’une première église est bâtie sur le tombeau de saint Bénigne, évangélisateur de la Bourgogne martyrisé vers 178. En 1001, l’abbé Guillaume de Volpiano, réformateur bénédictin venu d’Italie, entreprend la construction d’une vaste abbatiale romane dotée d’une rotonde orientale à trois niveaux, inspirée du Saint-Sépulcre de Jérusalem. De cette construction audacieuse, seule la crypte subsiste aujourd’hui.

L’église romane s’effondre partiellement en 1271. Les moines décident alors de reconstruire dans le style gothique bourguignon. Le chantier, mené entre 1280 et 1325, produit l’édifice actuel : une église à trois nefs d’une sobre élégance, typique du gothique de la fin du XIIIe siècle. L’abbatiale ne devient cathédrale qu’en 1792, quand la Révolution crée le diocèse de Dijon et supprime l’ancienne cathédrale Saint-Étienne. Ce statut tardif explique pourquoi l’édifice a conservé sa physionomie d’abbatiale monastique plutôt que celle d’une cathédrale épiscopale.

Architecture et trésors

L’édifice gothique mesure environ 72 mètres de long. La nef, d’une grande pureté de lignes, s’élève à 18 mètres sous voûtes. La façade est dominée par une flèche polychrome de 93 mètres, reconstruite en 1896 après l’effondrement de la flèche médiévale en 1802. Ses tuiles vernissées multicolores, typiques de la Bourgogne, rappellent les toits des Hospices de Beaune.

Mais le véritable trésor se trouve sous terre. La crypte romane de l’an mil, classée monument historique depuis 1846, est un espace saisissant de colonnes trapues et d’arcs en plein cintre. Elle conserve le plan circulaire de l’ancienne rotonde de Guillaume de Volpiano, avec un puits central qui menait au tombeau supposé du martyr. Les chapiteaux sculptés, parmi les plus anciens de Bourgogne, présentent des motifs végétaux et des figures animales d’une naïveté puissante.

Le musée archéologique de Dijon, installé dans les bâtiments de l’ancienne abbaye attenante, complète la visite avec des vestiges gallo-romains et médiévaux retrouvés sur le site.

Visiter la cathédrale Saint-Bénigne

La cathédrale est ouverte tous les jours de 8h30 à 19h. L’entrée est gratuite, y compris pour la crypte. Le musée archéologique, accessible depuis le cloître, a ses propres horaires et un tarif modique.

En entrant par le portail occidental, avancez directement jusqu’au transept, puis descendez dans la crypte par l’escalier situé dans le bras sud. Prenez le temps de faire le tour de la rotonde et d’observer les chapiteaux romans à hauteur d’yeux. Remontez ensuite pour apprécier le contraste entre la sobriété gothique de la nef et la richesse ornementale des stalles du chœur.

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Le saviez-vous ?

Guillaume de Volpiano, le bâtisseur de l’abbatiale romane, était l’un des plus grands réformateurs monastiques de l’an mil. Né dans le Piémont italien, il réforma plus de quarante abbayes à travers l’Europe et introduisit à Dijon des techniques de construction venues de Lombardie. Sa rotonde à trois niveaux, inspirée du Saint-Sépulcre, était l’une des plus ambitieuses de son temps.

La flèche polychrome actuelle, avec ses tuiles vernissées jaunes, vertes et rouges, est devenue l’un des symboles de Dijon. Pourtant, elle date seulement de la fin du XIXe siècle : la flèche d’origine avait été foudroyée et s’était effondrée en 1802.

Saint Bénigne aurait été exécuté en étant percé de deux lances puis enfermé dans un sarcophage avec des chiens sauvages. Si le récit relève largement de la légende hagiographique, il a alimenté une dévotion intense pendant plus de quinze siècles et fait du tombeau du martyr un lieu de pèlerinage majeur en Bourgogne médiévale.

Informations Clés

Type d'édifice

Cathédrale

Paroisse

Dijon - Saint-Bénigne (Cathédrale Saint-Bénigne)

Diocèse

Doyenné Dijon-Centre et Ouest

Construction

1280