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Échirolles

Isère · Auvergne-Rhône-Alpes

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La commune et son patrimoine religieux

Histoire d'Échirolles

Située au sud du bourg antique de Cularo, l'actuelle Échirolles se trouvait sur la zone de peuplement des Allobroges, peuple gaulois. Le christianisme se diffuse dans la région autour du IVe siècle. En 1825, la création d'une paroisse locale sépare le village d'Échirolles de la paroisse de Bresson. C'est l'ordonnance royale du 25 décembre 1833 qui crée officiellement la commune d'Échirolles par démembrement des communes de Grenoble et de Jarrie. Aujourd'hui, la ville de l'Isère, en Auvergne-Rhône-Alpes, compte 36 849 habitants.

Toponymie d'Échirolles

L'étymologie du nom Échirolles est controversée. L'hypothèse la plus populaire fait remonter le nom à une forme latine signifiant « écureuil », ce qui expliquerait la présence de ce mammifère sur le blason de la ville. Une seconde hypothèse, appuyée sur des lieux-dits paronymes aux caractéristiques topographiques similaires, le relie au mot « laîche », plante des zones humides : Échirolles aurait alors signifié « [prairie à] laîche » à l'origine. Une troisième théorie, jugée invraisemblable, rapprocherait le nom de la racine latine « Ex-Cularo », c'est-à-dire « à l'extérieur de Cularo », Cularo étant le nom celtique de Grenoble.

Patrimoine religieux à Échirolles

Le patrimoine catholique d'Échirolles s'organise autour de plusieurs édifices : l'église Saint-Jean-Bosco de la Ponatière, l'église Sainte-Monique des Granges, et l'église paroissiale Saint-Jacques Le Majeur, datée du XIXe siècle et située au cœur du vieux village. Cette dernière fait partie de la paroisse Charles-de-Foucauld. Un temple romain s'élevait à proximité du château, à l'emplacement où fut probablement bâtie la première chapelle Saint-Jacques d'Échirolles, détruite en 1847 puis remplacée par l'église paroissiale actuelle au même endroit.

Selon les légendes du Dauphiné citées par Nicolas Chorier et Guy Allard, Jacques aurait été un pèlerin ou ermite ayant terminé sa vie à Échirolles au IXe siècle, enterré dans une tombe protohistorique située devant l'entrée droite de l'ancienne église Saint-Jacques, dédiée à l'apôtre Jacques le Majeur. D'autres légendes locales évoquent les templiers d'Échirolles ramenant de Terre Sainte les restes de saint Jacques, inhumés à côté de cette chapelle. La présence du tombeau donna lieu à un pèlerinage important, auquel participa selon la tradition l'empereur Charles IV lors de son passage en 1365 dans le Dauphiné.

Dès 1377, les consuls de Grenoble firent le vœu de placer leur ville sous la protection de saint Jacques contre les inondations du Drac, et d'organiser chaque 25 juillet, jour de la fête patronale, un pèlerinage à Saint-Jacques d'Échirolles avec offrande de torches et d'un écu d'argent. Le premier pèlerinage des consuls est archivé dans les comptes de Grenoble en 1387. En 1488, l'évêque de Grenoble Laurent Alleman ouvrit le tombeau le 4 juillet et constata des ossements inhumés selon des techniques très anciennes ; il soumit la question de l'identité du corps au Pape, stipulant qu'en attendant la réponse de Rome le corps ne devait pas être vénéré publiquement comme saint. Aucune réponse ne vint, et le pèlerinage se poursuivit jusqu'à la Révolution française.

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