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Épieds-en-Beauce

Loiret · Centre-Val de Loire

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La commune et son patrimoine religieux

Histoire d'Épieds-en-Beauce

Située dans le Loiret, en région Centre-Val de Loire, Épieds-en-Beauce porte une histoire ancienne. Au Moyen Âge, Hugues, fils de Conrad, comte d'Allemagne, et d'Adélaïde de France, était abbé de Saint-Aignan et seigneur d'Épieds en 886. Il échangea sa seigneurie contre celle de Bracieux avec Rainon, évêque d'Angers, transaction mentionnée dans les lettres de Hugues Capet et de Robert Ier, rois de France. Ce dernier donna ensuite Épieds au chapitre du couvent de Bonne nouvelle d'Orléans. Vers 1115, Bernard de Ponthieu fonda un prieuré qui fut doté par Louis VI le Gros. Le manoir seigneurial fut détruit pendant les guerres de religion au XVIe siècle. Épieds dépendait alors du châtelain de Montpipeau. Sous l'Ancien Régime, la paroisse dépendait de la généralité d'Orléans et de la subdélégation de Beaugency, ainsi que du parlement de Paris et du bailliage de Beaugency, appliquant la coutume d'Orléans.

Toponymie d'Épieds-en-Beauce

Le lieu est attesté sous les formes Hugo de Espiers en 1175, Parrochia de Espiers en 1277, la paroisse de Espiers le 27 janvier 1298, Espiedz le 30 janvier 1317, Espiez en Beaulce en 1550, Espieds en 1578, Espiers en Beausse en 1580, Espiés en 1740, Epieds en 1768, Epiez au XVIIIe siècle. La commune prend le nom d'Épieds en Beauce par décret du 5 août 1919. Le nom procède du bas latin spicarium, formé à partir de spica (« épi ») et du suffixe collectif arium, aboutissant au français espier (« bâtiment où s'entassent les épis »), désignant par métonymie un droit domanial en blé, en avoine ou en d'autres produits.

Patrimoine religieux à Épieds-en-Beauce

Sur le plan ecclésiastique sous l'Ancien Régime, Épieds dépendait du diocèse d'Orléans et de l'archidiaconé de Beaugency. Le vocable de la paroisse était Saint Privat, attesté dans les pouillés du XVIIIe siècle, registres diocésains où chaque église paroissiale figurait sous la protection d'un saint. Le choix des curés revenait à un présentateur : pour Épieds, ce rôle était tenu par le prieur de Saint-Laurent des Orgerils, à Orléans. L'église fut construite en 1512. Le 24 avril 1820, un incendie déclaré dans une meule de foin près de l'église se propagea à celle-ci et entraîna sa destruction, ainsi que celle des trois quarts des bâtiments du bourg, alors couverts de chaume. L'église fut reconstruite et remise en service en 1822, avec une nouvelle cloche remplaçant l'ancienne qui avait fondu dans l'incendie. L'église Saint-Privat fut reconstruite en 1882. Des souterrains ont par ailleurs été découverts au lieu-dit Fourneaux : dans l'un d'eux ont été constatés des vestiges d'un cloître qui montraient encore des sièges taillés dans le tuf, des arcades, de la vaisselle en terre rouge et un carreau en terre cuite.

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