Étrépagny
Eure · Normandie
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La commune et son patrimoine religieux
Histoire d'Étrépagny
Étrépagny, commune de l'Eure en Normandie, compte 3 684 habitants. Le site connut une occupation romaine. Au Moyen Âge, Étrépagny fut un lieu de villégiature du roi Dagobert, puis érigée en forteresse à l'époque ducale. Au XVIe siècle, elle devint la propriété de Marie de Bourbon, duchesse de Longueville, puis passa à la famille Turgot au XVIIIe siècle.
Le village originel occupait les terrains marécageux du clos vert avant le XIe siècle, les habitations se concentrant sur Saint-Rock, la Bonde et Valtot. Aux environs du XIVe siècle, le village se déplaça vers le nord pour échapper aux inondations de la rivière et former la ville d'aujourd'hui. Saint-Martin fut réuni au bourg d'Étrépagny le 2 février 1809. Pendant la guerre de 1870, dans la nuit du 29 au 30 novembre, les Prussiens attaquèrent le village et le bourg fut ravagé par une colonne prussienne.
Toponymie d'Étrépagny
Le nom est attesté sous la forme Sterpiniacum en 628 dans une charte de Dagobert, puis en 644 dans la Vie de saint Éloi rédigée par saint Ouen. Suivent les formes Stirpiniacus en 661 (charte de Clotaire III), Stripiniacum en 863 (charte de Charles le Chauve), Estrepiniacum en 1234 (bulle de Grégoire IX), Estrepigniacum en 1268 (charte de Guillaume de Pont-de-l'Arche, évêque de Lisieux), jusqu'à Étrépagny au XIXe siècle.
Le toponyme représente le type gallo-roman *STERPINIACU, basé sur l'anthroponyme gallo-roman *Sterpin(i)us, dérivé du latin stirps signifiant « origine, souche, racine, rejeton », et du suffixe gallo-roman d'origine gauloise -I-ACU ou -INIACU.
Patrimoine religieux à Étrépagny
D'anciens actes citent l'église primitive de la ville sous l'invocation de saint Jean. Elle était placée au Clos Vert, dans le triangle formé par la rue de Grainville, le faubourg de Vernon et le chemin de Gamaches-en-Vexin, à peu de distance de Valtot, centre de la cité primitive. Ce lieu a conservé jusqu'au siècle dernier le nom de cimetière Corbelet.
L'église Saint-Gervais-et-Saint-Protais a été construite aux XIVe et XVe siècles, sur un plan en croix latine. Restaurée à la suite d'un incendie survenu en décembre 1929, elle a été ouverte sur des vitraux de François Décorchemont, ce qui lui vaut le bénéfice du label « Patrimoine du XXe siècle ».
L'ancien couvent des sœurs dominicaines fut installé en 1878 par les châtelains d'Étrépagny, notamment Marie Étiennette Isabelle de Vatimesnil. Sa chapelle néo-romane, éclairée de vitraux modernes, est aménagée en ludothèque-médiathèque. Les vestiges du château d'Étrépagny se trouvent dans la propriété des religieuses dominicaines. En 2016, la commune comptait un monument inscrit à l'inventaire des monuments historiques.
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