Garlan
Finistère · Bretagne
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La commune et son patrimoine religieux
Histoire de Garlan
Garlan, commune du Finistère en Bretagne, compte 1051 habitants. Des menhirs brisés se trouvent à Kertanguy et les vestiges d'un dolmen au Bois de la Roche. Six tombelles et un dépôt de haches à douille ont été mis au jour à Ty-Nevez, ainsi qu'un souterrain de l'Âge du fer à Keff-Du. La voie romaine reliant Morlaix à Lannion passait par Garlan, et les hameaux voisins de la Boissière (al Veuzit, Porsmoguet, Rozarbeuz) suggèrent une origine gallo-romaine.
Au Moyen Âge, les seigneurs de Boiséon, qui disposaient du droit de haute justice, possédaient les titres et prérogatives de fondateurs de l'église paroissiale. La seigneurie de Kerohan fut la plus importante de Garlan : son manoir, daté du XVe siècle, jouissait des premières prééminences dans l'église. Pendant les guerres de Religion, Garlan adhéra à la Sainte Union morlaisienne des Ligueurs, malgré l'opposition du capitaine de Garlan, Jacques de Quisidic, attaché à la cause royale, ce qui lui valut d'être assassiné.
En 1759, une ordonnance de Louis XV ordonne à la paroisse de fournir 18 hommes et de payer 118 livres pour la garde-côte de Bretagne. La paroisse était alors divisée en huit frairies : le Rascoët, Kertanguy, Kergustou, Kervézec, Rosgustou, le Bois de la Roche, la Boissière et le Mesguen.
Toponymie de Garlan
Le nom de la localité est attesté sous les formes Quarlan en 1427, puis Garlan à la fin du XIVe siècle et en 1543. Garlan vient du breton garv (rude) et de lann (lande).
Patrimoine religieux à Garlan
L'église actuelle de Garlan, dédiée à Notre-Dame-des-Sept-Douleurs, a été construite entre 1877 et 1879 selon les plans d'Ernest Le Guerranic et consacrée le 26 août 1879. Elle a remplacé un édifice du XVIe siècle, fondé par les seigneurs de Boiséon et rattaché à l'évêché de Tréguier, qui menaçait ruine dès la Révolution. L'ancienne église contenait deux ou trois autels décorés de boiseries sculptées dont la vente subvint aux frais de la construction nouvelle.
Des fabriques particulières existaient pour le maître-autel, le Sacre, saint Éloi, le Rosaire, la confrérie de saint Yves, la Rédemption des captifs et la Terre sainte. Sous la Révolution française, les armoiries des seigneurs de Boiséon, de la Roche-Jagu et de la Boissière-Kerohant, présentes sur les vitraux de l'église paroissiale, furent brisées ou martelées en vertu du décret de l'Assemblée nationale du 19 juin 1790. En 1792, le recteur Christophe Derrien, en place depuis 1778, et son vicaire François Lazou, prêtres réfractaires, furent chassés et remplacés par des prêtres constitutionnels. Détenus au château de Brest puis déportés en Espagne, François Lazou fut arrêté de nouveau en 1798 et déporté sur l'Île de Ré, où il mourut le 27 août 1800. Françoise de Quisidic, née en 1577 à Garlan dans le diocèse de Tréguier, convertie par un sermon de Michel Le Nobletz, mourut le 29 octobre 1659 près du couvent de Cuburien.
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