Gausson
Côtes-d'Armor · Bretagne
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La commune et son patrimoine religieux
Histoire de Gausson
Gausson est une commune de Côtes-d'Armor, en Bretagne, qui compte 634 habitants. Le nom de la localité est attesté sous les formes Gausson en 1371 et en 1438, Gauczon en 1427, Gauson en 1480, Gausson en 1493. Selon Bernard Tanguy, l'origine du toponyme est incertaine. Le nom Gausson se rencontre dans la microtoponymie locale (Le Gausson à Sévignac et à Saint-Étienne-du-Gué-de-l'Isle, le Pré-de-Gausson au Fœil).
Bernard Tanguy mentionne également l'existence du patronyme Gausson que l'on retrouve dans La Porte-es-Gausson à Saint-Caradec. Une explication par un dérivé en -anum du nom d'homme latin Gallicius, comme cela semble être le cas pour Gaussan, n'est pas assurée, pas plus que l'hypothèse d'un toponyme fondé sur l'anthroponyme germanique Walzo, Bernard Tanguy transcrit la forme gallèse parlée sous la graphie Gaousson. La forme bretonne normalisée recommandée par la Commission de Toponymie de l'Institut culturel de Bretagne en 1995 puis par l'Office public de la langue bretonne est Gwalc'hion.
Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 16,1 % des toponymes de la commune sont bretons.
Ancienne trève de la paroisse de Plœuc. Dans un rapport de la société d’émulation des Côtes-du-Nord de 1876, M de Chenelière signale la découverte, dans un champ près de Cargo, d’un souterrain contenant 14 urnes funéraires contenant des ossements et des cendres. M de Chenelière, qui se rendit sur place, ne retrouva qu’un objet qui « rappelle par sa forme la cuillère de bronze dont se servaient les Gallo-Romains dans leur sacrifice ». Il conclut son article en disant qu’il a reconnu dans cette grotte une sépulture de la Gaule Indépendante. En 1956, P-R Giot (directeur des Antiquités Préhistoriques de Bretagne) apprend qu’en 1920, Jean Le Floch, cultivateur, avait découvert un petit dépôt de l’âge de bronze final en labourant un de ses champs au lieu-dit la Cour près de Cargo.
Carro dispersa les 23 objets en 4 lots. On y trouvait des haches, des pointes de lance, des anneaux, des fragments d’épées et de bracelets, un petit burin, etc. Jacques Briard (archéologue et préhistorien) se rendit sur place, il note que ce dépôt aurait été enfoui vers 800-700 avant J.-C. Selon lui, les dépôts de la même série ont une répartition généralement plus côtière. Gausson serait donc un témoin de la pénétration en Bretagne intérieure d’une population à vocation maritime. Cette période se caractérise par le régime des fiefs.
Ces domaines appartenaient à un noble, vassal d’un seigneur. Il pouvait rendre la justice, lever des impôts et avait le droit exclusif de chasse et de pêche. Il faisait cultiver ses terres par un fermier. Jean Ogée dans son dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne (1778-1780) (page 303) a cité sur le territoire plusieurs terres nobles, chacune avec haute, moyenne et basse justice: Kercarantel, l’Escran (le Cran en Plouguenast), la Villerio (Ville es Rio actuelle) et Tracoëts appartenant toutes à M. La Glajolli, (Glageolet) moyenne et basse justice, appartenait à M.Bonnin, de la Ville -Bouquay Benjamin Jollivet donne des précisions sur chacun de ces fiefs
La Mare: lieu noble de la famille Le Veneur, écuyer du roi, seigneur de la Ville Chapron en Hénon / La Ville es Maîtres: manoir à tourelle ronde ayant appartenu à la famille du Bosc depuis 1690, dont Jean Dubos, curé de Langourla (1793) / Caupé: manoir relevant de Moncontour, trêve de Ploeuc appartenant à la famille des Déserts / Le Haut Quétel: manoir ayant appartenu à la famille Roullé (anobli), sieur du Questel puis à Louis François Marjot, commissaire exécutif du canton de Plémy pendant la Révolution / Le Pavillon: manoir acheté par Louis François Marjot en 1794 (vente de biens nationaux) Le territoire était essentiellement rural jusqu’à la fin. C’est alors qu'apparaît une nouvelle activité, le tissage des Toiles Bretagnes. En 1712, on dénombre 600 métiers à tisser à Quintin, une centaine à Uzel et environ 50 à Loudéac, mais il ne faut pas oublier les centaines d'ateliers domestiques dispersés dans les campagnes: environ 3500 recensés en 1763. Un historien a estimé que cet artisanat faisait vivre 35 000 personnes, hommes, femmes et enfants sur un territoire de 40 paroisses situées au sud de l'évêché de Saint-Brieuc. En l’an 1788, on a vendu 18 000 pièces de toiles à Uzel.
L’industrie de la toile ira en déclinant à partir de 1830. Les tisserands étaient nombreux à Gausson. On peut le constater à la lecture des actes des registres d’état civil de commune de cette époque. Ainsi, on peut voir sur l’acte de décès de Joseph Ilio, (12/01/1816), qu'il était tisserand ainsi que ses 2 témoins. Au début, la Révolution semble être bien accueillie en Bretagne. La bourgeoisie locale est ouverte aux idées nouvelles et espère que ce mouvement va réduire les privilèges des tout-puissants nobles.
A Gausson comme ailleurs, on rédige un cahier de doléance. Les notables demandent: que leur trêve soit érigée en paroisse, que le nombre de députés du Tiers Etat soit égal à celui des députés réunis de l’église et de la noblesse, que les habitants des campagnes soient représentés comme ceux des villes, que les impôts soient supportés d’une manière égale par les 3 ordres, que le tirage au sort soit aboli ou, au cas où il subsiste, que les fermiers et domestiques des nobles et du clergé y soient sujets. Mais peu à peu, l’enthousiasme révolutionnaire va retomber car l’État prend des mesures qui vont déplaire à la population. La première votée par l’Assemblée nationale constituante est la Constitution civile du clergé. Beaucoup de prêtres refusent, d’autant plus que le pape Pie VI condamne cette mesure. On les nomme « insermentés » ou « réfractaires ».
Ils sont soutenus, hébergés, nourris par la population. Le recteur de la paroisse Ploeuc-Gausson, chevalier, ainsi que son curé, Bertrand, font partie de ces prêtres réfractaires. Ils refusent de prêter serment le. Le prêtre de Gausson, Julien Amette en fait autant le. Divers biens ayant appartenu à la noblesse ou au clergé sont déclarés bien nationaux en 1793, suivant procès-verbal du de Louis François Marjot, notaire et cultivateur:
Ces biens sont vendus comme biens nationaux le
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